• 1931 -( 8 avril) - Cuny Aimé (famille Di Costanzo)=

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             Cuny Aimé en 1932 ; Magnifique poupon qui, aujourd'hui, pourrait offrir ses traits à une agence publicitaire.
                                        
    Aujourd'hui, 13 septembre on fête les Aimé
     .Autobiographie illustrée - Je suis né le 8 avril à Boufarik. Mes parents Di Costanzo Philippe et Françoise m'ont adopté à l'âge de 8 mois. J'ai été très aimé par eux. J'ai été le complice de mon père adoptif. Nous avions deux points communs : l'amour du plein air et  l'amour du cheval. Notre amour fusionnel a été constant. Très jeune j'ai été intrépide, turbulent,  je dois reconnaître que mes éducateurs ont dû se faire du souci pour moi.

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                    1942 - Je suis à la fête :
                    Le jour de ma communion solennelle, j'aurais dû mourir d'indigestion après un excès de pâtisseries préparées par la maîtresse de maison.





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                1949 - Je termine mon cycle d'études
        Entouré de mes copains de classe, je suis  6° au 2ème rang (de g.à dr.)
              Je vous les présente ( ceux qui sont soulignés ont constitué l'équipe de football de l'école :
    Fond de g. à dr. Zucchini , Buonacore (cap.), Taormina, Campus, Neyret, Galéa, Poli, Traverso.
    Milieu : Juviny, Micaleff, Consolo Hervé, Portelli, Cuomo, Cuny Aimé, et X...
    Devant : Mattera, Sayd Gustave, Cavenel Charles, Dumont, Vitelli, Campus frère, Muscat
                   Dans cette équipe universitaire, il manque notre goal invincible, Auberty. Peu de temps après cette date de 1949, il sera victime d'un accident mortel. L'avenue Barrot rectiligne se prêtait bien à l'excès de vitesse, au bout c'est le Stade, juste avant c'est l'Oued Saf Saf, il ira heurter le parapet et tombera dans l'Oued. Il sèmera la consternation parmi ceux qui l'ont connu sur le stade de l'Ecole. Sa renommée d'homme téméraire s'était faite très tôt.
    Quelques repères concernant certains de mes camarades de classe.
    Galéa : ses parents tenaient le café, face à Emery - "Charcuterie Parisienne" - l'associé de papa.
    Poli : s'illustrera comme ténor léger à la chorale "Ceacilia", en 1955il sera rappelé comme réserviste et fera partie de ma compagnie.
    Micaleff : ses parents tenaient un commerce (de graines ?) vers l'entrée de la ville.
    Consolo : il épousera la sœur aînée de Gaby Teuma, le trompettiste de jazz philippevillois
    Portelli : tenait une librairie Rue Clémenceau,  proche de la Caserne Mangin,
    Sayd Gustave : a été mon copain. Nous faisions le chemin ensemble en sortant de l'Ecole. Nous étions voisins Rue des Aurès.
    Vitelli : habitait au pied du Monplaisant, s'il dissimule sa main c'est dû à l'accident dont il a été victime.  Dès 1945, après le départ des alliés, on pouvait trouver çà et là des munitions. Voulant extraire la poudre de la douille, après trop de résistance il utilisa des pinces. En tapant sur le rebord de l'escalier, la balle est partie...en emportant les doigts. Il portera longtemps ce pansement.
    Muscat : les parents tenaient un commerce en association avec Brincat. Il épousera Francette  Coppola, notre voisine à la Villa Raux, Rue des Aurès.

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               1949 - Le jour de mes 18 ans
                   Selon mes copains, je ressemblais à Errol Flynn. Artiste de cinéma très en vogue et charmant séducteur dans les années 1930.


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         1954 - M.D.L. (Maréchal des Logis) à Colomb Béchar. Base militaire secrète. Expérience de l'organisme confronté au climat d'enfer. On y faisait cuire les œufs dans le sable. Un légionnaire but une bonbonne de 20L de vin sans être ivre. Malgré l'épaisseur des matériaux sur le toit, la chambre atteignait des températures peu supportables. On raconte qu'un troufion ce soir-là se coucha à même le sommier métallique, sans matelas en mettant un ventilateur dirigé vers son torse nu. Le contraste entre le jour et la nuit est tel que, saisi de froid, il sera victime d'une congestion pulmonaire. Et la chasse à la gazelle sur des kilomètres en mastodontes de véhicules: 'il suffisait de mettre un bas féminin pour filtrer le pétrole brut et lancer l'engin à la poursuite de cet animal rapide et svelte. Ce sont les quelques souvenirs parmi tant d'autres que je vous livre...


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      1956 - Avec ma fiancée Jocelyne Barket de Lannoy (lès Jemmapes)-  Ici, nous sommes à Grenoble. Nous y resterons 6 ans en tenant un commerce alimentaire Rue Abbé Grégoire. Dès notre mariage en juin 61, nous nous retirerons à Hyères..
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    Biographie par son frère Gérard, auteur du blog.
          
                               (v. dans "Liens" la généalogie familiale)
                 Chronologie (étapes principales)
     1931 (8 avril) : Naissance à Boufarik (Algérie)
     1937 (oct): entrée au cours Préparatoire ou 11ème (Ecole des Frères, Rue Valée Philippeville.
     1949: fin des études; dès 45, après la classe, à pied, il rejoint tous les soirs son père au travail.
     1950: chef de chantier aux 2 propriétés sises à l'Oued Louach.
     1953 (nov.): service militaire. Philippe est désemparé.
     1954: rappel sous les drapeaux comme réserviste: il rencontre sa future épouse Jocelyne.
     1955: repli à Grenoble (Isère)
     1961: union dans le 38 et descente définitive dans le 83 (Var). Chiffres et climat inversés!
     2008: confortablement installé au sein de sa famille et des biens immobiliers réalisés avec le soutien de son épouse.

                        S'il est un personnage qui mérite de figurer sur ce blog, c'est bien Aimé, mon frère aîné. S'il en est un pour qui les Racines ont été une obsession par le mystère qui les entourait, c'est bien lui. Le respect du père adoptif, mon père, sera fidèle et constant. Il aura pour lui tant de considération, que le désir de retrouver sa maman biologique ne se manifestera que sept ans après le décès de ses parents d'adoption. Notre vie fraternelle n'a pas manqué de complicité, même si nos caractère et goût restent différents. C'est avec empressement que j'ai participé activement aux retrouvailles de sa lignée. Je m'en réjouis car tout être se doit de connaître ses Racines, celles qui sont parties du ventre de la génitrice, plus encore s'il est en quête de les connaître. Sa jeune et magnifique maman est morte en le mettant au monde. Nos recherches effectuées sur la généalogie montrent qu 'autrefois les grossesses se terminaient souvent par un drame. Ce fut le cas pour sa maman,  notre Errol Flynn  a écarté ainsi toute idée d'abandon, toute idée de rejet. Pour l'affectif c'est primordial. Retrouvailles réparatrices. Fabulation stoppée. Confiance en soi renforcée. Assurance. Sérénité. L'adoption devenue aujourd'hui un choix très courant, j'invite tous ceux concernés  à ne jamais faire barrage à ce genre de démarche. Aimé a été aimé par feue sa mère, Aimé a été et est aimé par sa famille adoptive,  par la famille qu'il a créée...Excès d'amour? Amour compensé? Certes, mais qui mieux que lui mérite de porter ce si joli prénom: AIME dont c'est la fête aujourd'hui?
                  
    Portrait du personnage.-

                  Portraits physique et moral. Je n'insisterai pas plus sur le charme, les clichés parlent d'eux-mêmes. Il n'a jamais abusé du pouvoir de séduction envié par mes copains."Ah! si j'avais la beauté de ton frère!" Ai-je entendu souvent.
                   Plutôt sur le retrait qu'effronté, sa marque de timidité était un trait de caractère, résultat d'une bonne éducation
    . Amoureux de l'Amour, comme beaucoup d'ados, les filles, il les tenait à l'écart tant qu'il n'éprouvait pas de sentiments sérieux. D'autres les auraient utilisées comme Klenex. Pourtant la basse-cour de volatiles courait à ses trousses.
                   Quant à sa force physique, c'était celle d'un "ramoul", étalon à la force herculéenne. Rien ne l'arrêtait, et aujourd'hui encore rien ne l'arrête. Il est capable de remuer les  montagnes. De son corps en effervescence, a émané une santé physique enviable. Ce besoin de dépenses corporelles l'aurait rendu malheureux, s'il avait dû se cloîtrer dans un bureau. Cet étalement sur cette force ne l'empêchait pas de cogiter et de réaliser son entreprise à La Crau.

                    L'autorité de l'aîné. Nous avons grandi ensemble, dans la même chambre. La complicité s'est tissée par le moindre souffle, la même aisance, le même malaise, on avait appris à tout partager dans l'inconscient. Contrairement à l'usage récent, l'aîné avait autorité sur les frères et sœurs.Autorité que j'ai toujours admise. Il devait intervenir en l'absence des parents, parfois même en leur présence, il corrigeait une mauvaise position des coudes pendant le repas.

                       L'intrépide.-Il avoue sa turbulence. Il n'a cessé et ne cesse de provoquer les pires soucis. Maman enceinte de ma sœur Marie est paralysée  elle aperçoit depuis le jardin, l'intrépide Aimé en équilibre instable, bras écartés en funambule...sur la balustrade du balcon à l'étage supérieur. Le moindre cri le déstabiliserait, elle accourt donc en grimpant quatre à quatre les escaliers pour s'effondrer à ses pieds. L'innocent n'y comprend rien. Situation qui aurait pu être fatale pour lui et pour maman en provoquant une fausse couche. Cet épisode sera le starter de sa témérité. Par la suite, ce sera la haute voltige avec le cheval, imitation des cavaliers sur piste de cirque, il veut les surpasser en pleine campagne ...En toute circonstance, croyant le protéger, son entourage va l'épier, va s'épuiser pour qu'il se range. Pensez-vous! A l'âge de retraité, dans l'amandier de Montauban, il y a peu de temps il m'a donné des frissons! Et ça continue! Il a la baraka!
                    Le bosseur et le dilettante : comme il avoue dans ses mémoires destinées à ses enfants :" Je ne connaissais ni cinéma, ni  plaisirs". Seul le travail l'a animé au cours de sa jeunesse et forcément par la suite. Aussi, ce volontaire de l'action terminera sa carrière "milliardaire".  Cependant, Aimé omet les moments grisants de cavalier. Les moments où enfourchant la magnifique monture, "Bolide", il parcourait la campagne proche et lointaine. Je l'ai vu faire plusieurs tours sur la piste hippique du Stade Municipal, il n'avait ni selle ni étrier. Coïncidence : les jeunes filles du Lycée Maupas s'entraînaient en athlétisme. Étonnant cavalier!Papa en faisait autant à son âge, n'est-ce-pas ainsi qu'il connut maman?
                    La bosse du commerce. Donnez-lui un bouton de chemise, il en fera son affaire.A partir de cet objet, il trouvera le moyen de tirer partie. Dans un chapitre du blog,  je l'ai déjà relevé : il a le don de faire des sous à partir de rien.
                   Le surdoué en langue vivante. Il a fait ses armes sur les chantiers de l'Oued Louach. En période de pointe, c'est-à-dire du piochage du vignoble, l'effectif s'élevait à 30 personnes parfois 40. C'est au sein de cette main d'œuvre qu'il acquiert la langue arabe dialectale. Il l'acquiert à un tel niveau qu'il surpasse même l'indigène Les tournures de phrases,  la toponymie avec appellation arabe servent à enrichir son vocabulaire. Aucune formule linguistique ne lui résiste, il en saisit vite le mécanisme. Il est surdoué. Par ailleurs, lorsque nos parents essayaient de camoufler leurs échanges, ils utilisaient l'Italien. Spontanément, il le décryptait en laissant perplexes père et mère. Cette dernière avait acquis la langue des voleurs, autre camouflage conventionnel celui-là. Une fois de plus, aucun mystère : Aimé traduisait immédiatement toute phrase quel que soit le code utilisé.
                       Le chanteur :à 17 ans, il s'était mesuré au piano, il était même arrivé à jouer les octaves à la main droite.Approche uniquement "à la feuille". Mais il excellait surtout dans le chant. Voix légère et juste. Dans l'aigu, il sortait les notes à voix de tête. Son répertoire : celui de Tino Rossi. Il pouvait rivaliser avec sa belle-mère, Madame Barket  née Fenech pour qui le chant sera la culture familiale essentielle.
                      L'écolier : possédant une mémoire "d'éléphant", je l'enviais. Il se levait à la dernière minute, déjeunait à la sauvette, leçons à mémoriser à sa gauche. Il finissait son bol en hâte et rejoignait la classe avec une assurance déconcertante...Sa leçon il la savait. Mieux : demandez-lui à son âge la formule des Hydrates de Carbone C6H12O6 ou C12H22011, il vous la ressert sans hésiter. Il en est de même pour tout ce qui est scolaire. Et pourtant! Et pourtant! Comme son père Philippe, il préfèrera la contact avec Dame Nature.
                       Gage de sa réussite : l'obstination. Bien qu'au début, 'il se soit livré à plusieurs essais dans le métier d'agriculteur ou celui de commerçant, avant de s'engager définitivement, Aimé a résisté à la tentation de se disperser. Dès l'instant où il a eu la maîtrise des rouages commerciaux, il a tenu bon. Les résultats pécuniaires ont été flagrants et incontestables.
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                                    La tranche de vie qui suit, à partir du mariage,  vous a déjà été livrée par ailleurs, celle-ci méritait qu'on s'y penche. Je rappelle tout de même que le couple Cuny-Barket a donné 3 enfants :  Isabelle, Stéphane et Julien. Ces derniers ont donné naissance (pour l'instant) à 4 petits-enfants : Marion (fille de Stéphane et de Sandrine née Migliorini), Paul, Mathilde et Claire ( d'Isabelle par l'union avec Olivier Hamard). Le relais est assuré...Ceci grâce au poupon que vous venez de découvrir en en-tête de chapitre.
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         Polaroïd devenu document familial. En effet, il est bien rare de poser ainsi en regroupant toute la nichée qui a vécu sous le même toit. Le patriarche Philippe au milieu de la famille dont il est fier d'arborer mais tristounet parce qu'il manque son épouse Françoise décédée huit ans avant.Nous sommes chez Albert à La Farlède (Var). Comme il nous a toujours été difficile d'obtenir de notre père qu'il se prête à la présence de l'objectif, nous devons considérer le cliché comme document familial exclusif. L'inconvénient : lorsque vous prenez un groupe en photo, le temps efface un individu après l'autre. C'est ainsi que depuis, deux personnes ont disparu Marie et Philippe.De g. à dr derrière : Marie-Madeleine (1938-1997), Philippe (1894-1982) Gérard.
                                 devant : Albert et Aimé, l'aîné des quatre, le poupon en tête de chapitre devenu aujourd'hui grand-père..


  • Commentaires

    1
    di costanzo aimé
    Vendredi 13 Octobre à 09:46

    je serai heureux d'entrer en contact avec mon homonyme car je suis né a castiglione j'ai 89 ans et curieusement nous avons de nombreux points communs même physiquement je fait une recherche d'origine de famille

      • getanzo
        Vendredi 13 Octobre à 17:01

        Je vous prie de prendre contact par adresse E-Mail. Votre intérêt pour le nom de Cuny m'intéresse. Je rappelle : dicostanzo.gerard@free.fr

      • getanzo
        Vendredi 13 Octobre à 17:02

        N'oubliz pas mon adresse E-Mail. Elle peut m'ouvrir d'autres issues. Merci

    2
    getanzo
    Samedi 14 Octobre à 00:44

    Dans l'attente d'une suite. Cordialement. getanzo

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