• 1965-1975 : Bruniquel, site mythique.=

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                                                                 1965, les gorges de l'Aveyron. Sur le cliché, Madame Bergougnou, épouse de Monsieur qu'elle cache et qui exerce à Caylus comme pharmacien.  Fait suite, Di Costanzo Gérard, tandis que Danielle, son épouse fixe sur pellicule l'instant et l'endroit mythiques.

                                                                 Sur les falaises, en aplomb de l'Aveyron, s'accroche le château de Bruniquel. Ici, on ne peut s'empêcher de marquer un temps d'arrêt pour revivre les instants pathétiques du tounage du film en 1975 "Le Vieux Fusil". Inoxidable avec le temps.

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                                                        Fiction, réalité...? Réalité, fiction...? Ce film de Robert Enrico,  primé plusieurs fois, a fait date pour les cinéphiles. Bruniquel,   lieu de pélerinage pour ma part, est proche  de Montauban où exerçait le médecin héros du film.  Ecorché vif, ce personnage hors du commun,  pris d'un amour fou pour sa femme carbonisée vivante au lance-flamme, va endosser l'habit d'un revanchard à la limite de la démence.  Philippe Noiret  sera transcendant. Chaque fois que je m'y rends, je revois la population locale animer la scène campagnarde où l'on tue le cochon. Ces authentiques figurants je les ai connus lorsque j'étais affecté au Collège de Laguépie. "Dire que certains d'entre eux  ont disparu depuis..." Mais le visage jouissif d'un sadique dirigeant l'abominable lance-flamme  sur Romy Schneider ne peut s'effacer de ma mémoire.  Même si le truquage dévoilé par la suite me mit face au substitut, c'est-à-dire le mannequin calciné..L'impact émotionnel demeure vif. Bravo à ces magiciens de l'image, capables de nous faire vibrer...Film conçu en réplique au massacre d'Oradour sur Glane qui demeurera sans sanction contre les infâmes criminels nazis.(1).(v. plus loin les photos d' élèves brûlés vifs dans l'église).

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                               Se mirant dans le cours d'eau l'Aveyron, le château est bien situé pour surveiller  le carrefour des voies de communication, nombreuses à cet endroit. La falaise a été intégrée par Enrico pour la séquence où l'Allemand  essaie de descendre à la corde pour tenter de prendre contact avec l'Etat Major, du fait que sa section  se trouvait  prisonnière des murs de l'édifice.  Le docteur, connaissant les moindres subtilités du lieu et multipliant les représailles va leurrer les criminels  en faisant croire à la présence d'un groupe de résistants. Lui seul, avec son vieux fusil,  se chargera d'accélérer la descente du combattant téméraire...Fiction, héroïsme, réalité, admiration toutes ces idées s'entrechoquent  sans pouvoir s'effacer. Admirable chef-d'oeuvre.

                    A LA MEMOIRE DE DEUX REMARQUABLES ARTISTES DISPARUS  : NOIRET et SCHNEIDER, perles du grand écran.

    (1).- Quelle que soit la guerre, si elle ne s'inspire pas de l'époque chevaleresque où la population et surtout les enfants n'étaient pas autant impliqués, elle n'est plus une guerre. Or, le progrès technique ne fait que s'en écarter malheureusement.

     

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                              photos 1 et 2 = le couple Di Costanzo.

                                         Comment ne pas mordre au paysage. Plus de 40 ans après, hormis la végétation qui a crû, il est bon de tremper dans l'atmosphère demeurée intacte et de humer les senteurs immuables. Mais depuis,  que d'eau est passée sous le pont....sous le pont de l'Aveyron.

     

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                                Au premier plan Di Costanzo Gérard, en arrière plan, le couple Bergougnou en 1965. Les souvenirs se sont enrichis.

    PS.- Convergence entre réalité et fiction eu égard à la localisation :  l'action du film se déroule essentiellement autour de Montauban. En 1944, l'unité allemande quittait cette zone pour remonter vers le nord. Ordre avait été donné de brûler un village à titre d'exemple et en représailles contre des résistants. Ce fut Ouradour. Terre brûlée, lance-flamme, tout un symbole.


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