• Docteur David Roger, legs médical.(1910-1982)

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     Le Docteur David Rogerentouré des "3 Solliès".  
                                Il est atteint de la "terrible maladie" au pancréas ( il prononçait pancréass'). Il ne profitera pas longtemps de cet espace dont il rêvait depuis son adolescence. En effet, depuis son premier contact avec la Corse, racine de sa mère Giacometti, il n'eut qu'un désir : celui de retrouver les rives de la Méditerranée. Je pense que ses enfants auront la reconnaissance du bien qu'il leur a laissé. S'il en a profité 13 ans, qu'eux en profitent plus longtemps. C'est du moins cette éducation que mes parents m'ont transmise.      

     "Non, les gens n'aiment que l'on suive une autre route qu'eux"... Georges Brassens

     Roger David l'anticonformiste. Après avoir exercé à Argenteuil durant plus de 20 ans comme Médecin généraliste, Roger remet en question le système médical qui ne lui convient pas. En étant médecin de l'équipe de Football de la ville, il se familiarise avec les blessures fréquentes. Il va consolider sa thèse sur la médecine fonctionnelle (os, muscle, nerf...   ). En 1963, il se fixe à Hyères dans le Var. Le temps de relancer une nouvelle clientèle, lui offre aussi le temps du bilan (texte ci-après). Ainsi, le matin tôt, il enregistre sur magnétophone les observations, il les écrit, documents en ma possession. Il regrette de n'avoir pas appris à utiliser le clavier, il doit se contenter de deux doigts. Ce texte ne doit pas passer aux oubliettes. Je me dois de le divulguer. Tout laisse à penser qu'il l'aurait fait s'il avait disposé des mêmes outils qu'aujourd'hui.
             Citoyen raisonné. Avant-gardiste, pour leséoliennes. On ne le prend pas au sérieux, pis, on ironise. Son souci est d'acquérir une autonomie en consommateur  d'énergies. Les factures d'eau, d'électricité, les locations de compteurs tout cela le révulse. Surtout dans ce département où tout est plus cher qu'ailleurs. Attention, danger! L'autonomie peut mener à l'autarcie, l'environnement forestier pourrait s'y prêter. La clientèle lui sert de contact chaleureux avec le monde extérieur. Mais qu'il cherche à se suffire en consommation de tous ordres, n'est-ce pas d'actualité? Il installe immédiatement un forage, pas évident dans le Var. Au Faron, il faut aller jusqu'à 132m pour trouver l'or blanc, ici à Solliès, il trouve la veine à 32m. une richesse au Pays du Soleil .
           En médecine, son domaine, ses Critiques sur l'abus des antibiotiques dont il en fait usage à doses homéopathiques: pour les aérosols, avant pulvérisation nasale, je l'ai vu diluer de la pénicilline dans de l'eau distillée; ces abus sont aujourd'hui fondés.
        En pédiatrie : révolte sur l'utilisation des pots de viandes destinés aux bébés à l'âge où la dentition solidaire de la nutrition correspond à une phase non adaptée : les mécanismes digestifs ne sont pas prêts...., Subversion contre la vaccination du B.C.G qui, selon lui, fait plus de victimes qu'elle n'en protège. Énergie renouvelable, chaque jour, ces thèmes reviennent, je me dis qu'il doit se remuer dans la tombe, lui, le visionnaire, lui, le révolté contre le ridicule. Alors messieurs prenez la peine de lire le texte que feu David Roger nous a destiné. Ses affirmations datent d'un demi-siècle..Je vous les livre in extenso :
        Docteur DAVID
        Résidence Vendôme D
        Hyères (Var)
        Tel. 15.49

               
                           Depuis 1960, j'ai été amené à reconnaître l'importance des nerfs périphériques et à  constater que les branches terminales ont beaucoup plus d'importance que le tronc nerveux lui-même. Je veux dire que le déplacement des branches périphériques est beaucoup plus souvent responsable des symptômes pour lesquels on vient habituellement consulter son médecin que l'irritation du tronc nerveux par ovalisation du trou de conjugaison.
                          En effet, l'homme est une mécanique vivante et une mécanique qui a une position d'équilibre anormale du fait de sa station verticale, ce qui ne l'empêche pas d'obéir d'abord aux lois de la pesanteur.
                          Mécanique. Son  axe, la colonne vertébrale, doit être vertical dans le plan frontal, sinon les muscles vertébraux, les côtes, les épaules vont se trouver et fonctionner en porte à faux. Les efforts de traction des muscles sur leurs insertions osseuses ne vont plus être égaux à droite et à gauche. La vertèbre va tourner autour de son axe. D'où scoliose, très légère au début mais qui va aller s'accentuant.
                        Le premier examen de notre jeune sportif devrait donc être une radiographie prise debout  sur un plan horizontal et comportant un fil de plomb pour être visible sur le cliché.

                         Vivante. Notre homme va faire des efforts. Il est évident que les forces exercées ne vont plus être égales des deux côtés. Le nerf qui court sur le muscle va se déplacer soit au cours de la contraction, soit au cours de la décontraction selon qu'il est trop lâche ou trop tendu. Il va se raccourcir d'autant qu'il se fait une douleur plus ou moins vive, qui va disparaître au repos mais réapparaîtra de plus en plus fréquemment et ceci d'autant plus que le déplacement du nerf va entraîner destroubles circulatoires.

                       
    Le professeurLERICHE nous a appris qu'il existe autour des ligaments articulaires des filets nerveux sympathiques qui sont la cause des douleurs et de l'oedème dans l'entorse.

                       Je pense que ce sont ces filets, qui existent autour de toutes les artères qui sont responsables des contractures, des claquages et autres élongations et non la rupture fibrillaire ou musculaire. En effet, il suffit de remettre le nerf à sa place et la douleurdisparaît immédiatement. D'ailleurs très souvent le blessé éprouve une sensation de chaleur plus ou moins intense qui peut aller jusqu'à la brûlure due, à mon avis, au rétablissement de la circulation.

                     Si, par contre, on n'agit pas immédiatement, il va se créer un trouble circulatoire par dystonie entre les constricteurs et les dilatateurs, les substances de déchet vont être mal éliminées et le sang oxygéné mal distribué d'où  les crampes. Bien sûr, les massages vont pallier ses troubles en aidant la circulation, mais leur effet ne va être que passager et nocif dans l'avenir lointain (celui dont j'ai parlé dans mes observations). Puis, il va se créer durhumatisme, arthrite ou arthrose qui vont encore limiter les mouvements, c'est ce qui s'est passé chezMacquet.
                   Pour
    Jazy, si l'origine est différente, les conséquences seront les mêmes : le coup de pointe de Suède qui lui a ouvert la peau a entraîné le nerf sous jacent et l'a fait sauter, probablement à la malléole. Les troubles circulatoires ont empêché la guérison normale puisqu'à France-Russie, la plaie était à peine fermée. Le nerf va se déplacer de plus en plus  haut au cours de ses efforts et il souffrira de contractures de la jambe puis de la cuisse.

     I.- Comment je suis venu de la Médecine classique à la vertébrothérapie :

                         
    Par amour pour le sport, je suis dirigeant d'un club sportif depuis 20 ans. Du fait de mon métier, j'ai été appelé à soigner entorses, subluxations, des doigts et des orteils. Je les ai traités par infiltrations de novocaïne. Si celles-ci amenaient une sédation relative, elles ne pouvaient souvent être immédiatement (stérilisation) handicapaient le joueur et son équipe.
                              A la suite d'une démonstration de Judokas et des explications de leur dirigeant, ceinture noire à 2 dans, je me suis aperçu qu'en appliquant leur méthode, je pouvais rendre à un joueur, par sédation immédiate de la douleur, l'intégrité de sa valeur.
                             J'ai appliqué les mêmes méthodes en accident du travail et je me suis aperçu que dans les entorses de la cheville, si la douleur disparaissait la jambe s'oedèmatiait, souvent, dans les 3 ou 4 jours suivants, jusqu'à son tiers moyen. Ceci eut pour moi, une grosse importance.
                            En 1946, j'avais eu à traiter, chez moi, un malade atteint de sciatique légère et lui avait prescrit des I.V. de Naiodine. A la 3ème injection, n'ayant aucune amélioration, j'ai pensé à une hernie discale et lui ai conseillé de voir un spécialiste parce qu'il avait quelque chose à une vertèbre lombaire. Il ne m'a pas écouté et est allé chez un kinésithérapeute. Quand je l'ai revu 2 jours après, il ne sentait plus rien.
                          Le professeur Sèze a publié, dans la presse médicale, un article sur ce qu'il nommait "La Torsion Hélicoïdale". J'ai appliqué cette méthode, faite pour la seule5ème lombaire, en la modifiant légèrement et ai traité de cette façon les lombagos et les sciatiques. Je me suis aperçu d'abord que d'autres vertèbres que la 5ème craquaient, puis que 8 clientes, depuis longtemps constipées, allaient, depuis, régulièrement à la selle.
                        En 1953, j'ai essayé un appareil d'ultrasons et j'ai constaté que :
           - la douleur des traumatismes partait souvent après 1 seule séance.
           - les hématomes se résorbaient plus vite qu'avec les rayons infrarouges.
           - puis, en 2 séances, si je faisais l'application sur le point le plus douloureux :    
           
                     Un cal exubérant, après fracture de la phalange du 5ème doigt de la main droite chez un chaudronnier, séquelle importante puisqu'elle l'empêche de fermer complètement son doigt, donc de tenir solidement son outil et, par suite, retentissait sur la qualité de son travail, s'est résorbé et tout est rentré dans l'ordre, sans pension, après 5 séances d'U.S.
                    Enfin, j'ai traité, à cette époque, 2 épiphisites. La 1re ne présent d'intérêt que parce qu'au bout d'un mois, soit après 15 U.S., une radio de contrôle a montré la disparition complète de l'épiophysite. Quant à  la 2ème, il s'agissait d'une jeune fille de 15 ans qui avait une douleur entre les omoplates. J'ai pensé à un Mal de Pott et ai demandé une radio qui a montré une épiphysite de la 7ème dorsale que j'ai traité par 10 U.S.. La douleur avait disparu à la 4ème séance. 3 ou 4 mois après, la mère m'a dit que j'avais guéri sa fille d'un ictère en 4 jours. Or, nous étions en Février et les murs de mon cabinet sont peints en beige:
                   Je n'ai pas vu la jaunisse.
                     Au premier client qui s'est présenté avec un ictère, j'ai donc fait des U.S. sur l a 7ème dorsale : dès le 2ème jour, l'appétit revint, les selles se recolorèrent et 3ème et pit était normal en moins d'1 semaine.
                    J'en ai déduit que la 7ème vertèbre commandait la vésicule et qu'il n'y avait aucune raison apparente pour qu'elle soit le seul organe commandé par une vertèbre. Il suffisait de chercher les autres.
                   
    Pourquoi j'ai associéles U.S. (Ultras Sons) à la vertébrothérapie?
               
        J'ai dit plus haut qu'après réduction d'une entorse, la jambe s'eodèmatiait 3 ou 4 jours après, bien entendu, d'entorse totalement réduite, c'est-à-dire que le blessé ne présente plus aucune douleur à la marche. J'ai fait 10 U.S. sur les ligaments déchirés (soit disant), sans aucun résultat sur cet œdème.
                 Un jour, je traitais ainsi un accidenté du travail et j'en étais à la 3ème séance. J'ai mis trop de pommade et l'appareil glissa jusqu'au tiers moyen de la jambe. Le blessé sursauta et me dit qu'il avait senti "comme un courant électrique dans les doigts de pied". Je l'ai fait allonger et ai fait l'application sur tout le sciatique poplité externe. La douleur fut très vive sur tout le trajet du nerf mais le lendemain tout œdème avait disparu.
              Un an avant, j'avais traité par 10 U.S. un chauffeur de camion, sans résultat et l'œdème le gênait encore pour appuyer sur ses pédales. Je l'ai fait venir et, dès la première séance sur le sciatique poplité externe, tout œdème s'était résorbé.
              J'en ai déduit que, si un nerf qui avait été pincé un temps aussi court ne récupérait pas seul son intégrité, il n'y avait aucune raison pour qu'un nerf, pincé beaucoup plus longtemps entre 2 vertèbres, puisse le faire seul. Ce  expliquait, peut-être, les échecs ou les réussites passagères de la vertébrothérapie.
              J'ai donc décidé d'associer les U.S. à la vertébrothérapie.
              J'ai obtenu la sédation immédiate de petits troubles, si difficiles à faire disparaître, flatulence, céphalées, points de pleurite, ballonnements post-prandiaux, digestions difficiles. Il s'agit, bien entendu, de disparition totale et durable.
              J'avais admis que les déviations de la colonne vertébrale étaient dues à ce que l'une des jambes est plus courte que l'autre, entraînant le sacrum dont le plateau ne peut être horizontal. Pendant 3 ans, je n'ai pas pu vérifier cette hypothèse parce que les Spécialistes ne voulaient pas faire de radio debout.
              En 1956, après 4 ans, j'ai enfin troujvé un radiologue, à qui j'ai imposé des radios debout et avec un fil de plomb, visible donc sur le cliché, ce qui me permettait des mesures précises pour rétablir l'horizontalité du plateau sacré en faisant poser une cale sous le talon du membre le plus court.
              En effet, à mon avis, la scoliose n'est pas due à une position antalgique. On la trouve chez des enfants très jeunes, qui ne souffrent pas encore. Elle est due à une position d'équilibre: le plateau sacré n'étant pas horizontal, la colonne se courbe 2 fois pour que le patient se tienne droit. Si, au patient, est rompu par la remise de la vertèbre. Celle-ci a normalement tendance à reprendre la place qu'elle a toujours eu et le malade ne sera soulagé qu'un temps limité.
              J'ai une clientèle d'ouvriers, il ne m'a donc pas été possible, étant donnés, le prix des radios et la générosité de la Sécurité Sociale, de répéter les examens. Mais chez les quelques clients qui ont bien voulu s'y prêter, en 1957 et 1958, j'ai constaté la disparition d'arthrite du cou, coxofémorale, de hernies intrapétreuses, sans gravité à l'heure actuelle, mais il en était de même des hernies discales il y a 20 ans.
              J'ajoute que ces malades n'ont subi aucun autre traitement, à ma connaissance, que vertébrothérapie puis Ultrasons.

                        Choix des U.S. - Méthode d'Application.

                              1°)-
    Choix des têtes. Les U.S. ne doivent pas être faits, ni n'importe où, ni n'importe comment. Je cherche toujours le point le plus douloureux. La zone est parfois très petite. Il est donc essentiel que la tête de l'appareil soit la plus petite possible.
                              J'ai eu en effet 2 sortes d'appareils:
                 - l'un avec une tête de 5cm de diamètre, de puissance plus grande, je n'ai jamais eu de résultat avec. Je suis donc venu à mon ancien appareil de 2cm de diamètre, de puissance 3w. Les résultats sont revenus. J'estime même, que pour les petits enfants, il est encore trop large. Mais ceci est du domaine du constructeur.
                         2°)-
    Durée d'application.
                             J'ai limité chaque application à 1 minute par point ou plutôt par zone, car je me suis aperçu que, bien que monté avec une couche d'huile, le point fixe donnait des brûlures en cône renversé pas bien graves mais les clients ne viennent pas pour des pointes de feu et ne les pardonnent pas. Il est aussi facile de déplacer la tête de l'appareil, ce qui évite ces ennuis. Enfin les résultats obtenus ne justifient pas une application plus longue.
                             Je ne pense pas que l'application doive se faire sur les apophyses épineuses; je mets le patient dans une position telle que l'écartement vertébral soit maximum : la douleur réveillée par l'U.S. s'accentue. Alors son intensité est très variable : de l'impression de pression très forte jusqu'à l'algie véritable. J'en ai conclu que l'application doit se faire plutôt dans l'intervalle que sur l'épineuse. Je m'arrange donc pour que le diamètre de la tête coïncide avec l'intervalle. Souvent les points les plus douloureux sont latéraux, soit d'un côté soit de l'autre. Or, les symptômes traités sont partis bien avant que ces douleurs aient disparu. Je crois bien qu'il s'agit de la douleur due à la décalcification : le déplacement de la vertèbre doit logiquement entraîner une usure des surfaces en contact. La nature a prévu usure et reconstruction sur la zone articulaire, mais non à côté. L'usure se fait donc sur une zone plus fragile et n'est pas compensée. La reconstruction se fait seule, n'est plus limitée par le frottement et ceci explique, peut-être, les becs de perroquets et autres ostéophytes.
                         L'application sur les vertèbres n'est pas toujours suffisante seule. Dans l'étude qui va suivre, j'indiquerai, au fur et à mesure, les zones qu'il faut toucher pour les différentes affections, tout au moins celles que je connais, ce qui signifie nullement qu'il n'y en ait pas d'autres.
                      

             Quelques observations:
            
                 1°) - Mr L...que j'ai soigné 3 ans auparavant pour son foie par U.S. (5° seulement) vient me trouver en juin 57. Il a attrapé un rhume 15 jours avant, ne peut respirer ni par l'une ni par l'autre narine et trouve curieux qu'aucun écoulement ne se soit manifesté depuis ces 15 jours. Naturellement, je lui demande des nouvelles de son Foie. Il s'en trouve très bien mais ne peut absorber certains aliments sans se sentir "ballonné", il s'en passe donc. Ce que je ne trouve pas satisfaisant. Nous discutons. Pour le convaincre, je lui remets, sans lui dire, sa 5ème cervicale et en cours de conversation lui demande s'il respire. Ses 2 narines laissent passer l'air dans les 2 sens. Il est tellement étonné qu'il me laisse manipuler sa 7ème dorsale. En octobre, il m'envoie sa belle-sœur pour me dire qu'il mange n'importe quoi; puis, en juin 58, son associé que me dit la même chose.
             2°)  Mr P... est directeur d'une usine d'une Société Américaine. Il a 69 ans à l'époque (actuellement 75. Il a passé les 3 derniers hivers réagissant mal à toute thérapeutique habituelle. C'est un ami et je lui expose mes essais au cours d'une entrevue non médicale en Septembre. Il accepte de subir le traitement par U.S. à titre préventif. Dès les premières séances, l'essoufflement qu'il ressentait en montant un escalier a disparu (il attribuait à son âge et au tabac) puis les crachats du matin enfin, s'il a encore fait des bronchites, il ne s'est jamais mis au lit pour cela sauf l'an dernier,  où un spécialiste de la S.S. lui ayant dit qu'un rhume guérissait seul, il a voulu faire l'expérience, qui a été concluante mais pas dans le sens du spécialiste, Médecin des Hôpitaux.
              Depuis nous fait ensemble de multiples essais :
             - Lourdeurs des jambes par U.S. sur la colonne lombaire et racines du sciatique.
             - Douleurs avec nausées à la pression du creux épigastrique traitée depuis 20 ans par la salicyclate de génésérine, disparues en quelques séances sur l0°, 11° et 12° dorsales et non réapparues depuis 6 ans.
                 En 1957 : doigt à ressort du majeur droit disparu en 3 séances sur la 6° cervicale alors que 7 séances sur le doigt n'avaient qu'atténué la douleur. Une radio du cou prétiquée à cette époque a montré la disparition d'une arthrite du cou datant de plusieurs années et que montrait encore une radio de 1956.
                 En 1958, la remise de la 4ème dorsale fait disparaître en 36 heures un urticaire datant de 2 jours. L'application d'U.S. sur cette vertèbre déclenche une douleur dans le creux de l'aisselle qui irradie tout le long du cubital, s'arrête avec l'arrêt de l'application et ne réapparaît plus à la 4ème séance.
                 Il n'y a pas à Argenteuil, un malade qui ait eu autant d'applications que lui. Elles ont toujours été favorables pour peu que j'ai su les faire au bon endroit. Il a servi énormément à l'accroissement de mes connaissances sur la question.
                3°)- Mlle L..., 29 ans, de Rennes,  est représentante en Pharmacie. Elle a dû arrêter son travail depuis quelque temps pour une sciatique qui dure depuis 8 mois. Une radio montre un raccourcissement de 11mm d'un des membres inférieurs : un ostéophyte de la 2ème lombaire, 2 hernies intrapétreuses, une arthrite de la hanche droite avec des vacuoles du sourcil cotyloïdien. Elle a alors 29 ans. De septembre 57 à janvier 58, elle a subi 25 U.S. après manipulations vertébrales. Elle a repris son travail 15 jours ou 3 semaines après le début du traitement. Une radio faite en janvier montre la disparition de l'ostéophyte, la diminution des hernies et de l'arthrite. Une 3ème radio en octobre montre la disparition complète de tous les signes pathologiques de septembre 57. C'est la seule série de radio que j'ai pu obtenir. Ce qui semble prouver qu'une fois l'équilibre rétabli, le processus de guérison se poursuit seul d'une part, d'autre part qu'il est peut-être possible de diminuer le raccourcissement en agissant sur le cartilage de conjugaison.
           Malheureusemen t, le refus systématique de la Caisse de refuser le remboursement des U.S. quel qu'en soit le résultat, ne m'a pas encore permis de faire une radio de contrôle.
              4°)- Mr T..., 45 ans, est contremaître de culture en Algérie. Il s'est amené en Mars 1957 par son frère pour le faire hospitaliser dans une maison de Santé parce que, ne domant pas depuis 5 ans, il est devenu insupportable par ses sautes d'humeur. Il me présente une lettre d'un Spécialiste d'Alger datée de septembre 1955 et parlant d'intoxication médicamenteuse. Je lui demande 8 jours pour voir le résultat du traitement. Je lui remets la 2ème dorsale et lui fais 5 U.S. Il n'a pas dormi la nuit suivante mais dès la 2ème nuit, soit la veille de la 2ème séance d'U.S.
                 L'an dernier (1958), j'ai reçu d'un agha d'Orléansville, une demande de rendez-vous pour août, parce qu'il ne dormait pas. Je lui ai répondu qu'à cette époque, je ne serais pas à Argenteuil mais je ne l'ai pas revu. Je suppose, n'ayant aucune relation dans cette ville, qu'il avait eu mon adresse par le 1er. Ce qui montrerait que le traitement est durable.
           5°)- Mr L... a pris sa retraite 5 ans auparavant à l'EDF, parce qu'il souffrait des "reins". Radio en décembre 57. Elle montre un raccourcissement de 9mm et 2 hernies intrapétreuses. Je lui annonce 30 séances. A la 21ème, il se dit qu'il avait pu nettoyer sa moto, accroupi toute la matinée et se relever sans ressentir aucune douleur. J'ai donc arrêté les séances. En avril 59, il est venu de Deuil, où il habite, pour me dire que, depuis mars de l'année précédente, il n'avait plus rien ressenti et avait pu faire les foins sans aucune douleur. Pas d'autre radio.
           6°) Mr C..., 60 ans, ouvrier maçon, boite depuis des années car il a une douleur dans la fesse. Radio en décembre 58 : raccourcissement, déviation de la 5ème lombaire dont l'apophyse transverse est soudée à l'os iliaque.
              10 U.S., puis manipulations vertébrales puis de nouveau 10 U.S..Ne souffre plus depuis février qu'il a repris son travail. Il est encore trop tôt pour refaire une radio.
           7°)- Mr D...52 ans de Paris, conducteur de travaux dans une Société de construction d'immeubles, souffre de douleurs dans la hanche droite et d'arthrite dentaire. Il ne dort pas. Il a subi de nombreux traitements entre autre hydrocortisone dont il a gardé le plus mauvais souvenir : il ne veut plus de médicaments. La radio de juillet 58 montre un raccourcissement de 9mm, une arthrite de la hanche telle que le cartilage a totalement disparu sur 3 cm. Je lui fais 3 séances par semaine jusqu'à mon départ en vacances le 9 août. Il dort et peut travailler sans trop souffrir. Dès l'arrêt des séances, il ne dort plus. Nous les reprenons en septembre dès son retour.Il vient 2 fois par semaine. Tout rentre dans l'ordre très rapidement. En novembre, une nouvelle radio, montre une diminution de la décalcification et la tête du fémur ne porte plus que sur un cm. Les séances sont poursuivies jusqu'en mars. Il a eu, en tout, 60 séances et peut alors casser des noisettes avec ses dents. A u  contrôle, la S.S. lui avait accordé 10 séances de plus mais je ne l'ai plus revu.
           8°)- Fin 1956, j'ai eu à traiter un enfant du Mans, qui ne marchait pas encore à 7 ans. La radio du cou montre un tassement des apophyses épineuses
           9°)- Mr P... a 27 ans. C'est un inquiet. Il a eu, pendant plusieurs années une douleur précordiale, qu'il attribue à une angine de poitrine qu'on veut lui cacher. Il a été traité pendant 5 ans et en particulier a obtenu 4 mois de congé dans le Midi. Tout l'entourage le prend pour un malade imaginaire ce qui n'est pas fait pour le rendre plus aimable. 2 U.S. sur la 5ème vertèbre, l'ont guéri. Il m'appelle un 1 novembre, pour sa fille qui "fait une crise". Je la vois à 10 heures et demie. L'enfant a 3 ans. Elle est couchée dans son petit lit. Elle a 40° et une diarrhée. A l'examen, la palpation du ventre, quelque profonde qu'elle soit ne révèle aucune douleur. Je pense que l'enfant, qui a toujours été fragile de l'intestin, fait une infection banale de l'intestin, que les parents se sont affolés et vais dans la salle à manger rédiger mon ordonnance. A ce moment, l'enfant demande son pot et se met à hurler. Je me précipite: elle est assise sur son vase, pliée en 2, les 2 mains sur son ventre, verte et hurlante. La crise, très courte, passée, je demande à la mère de mettre l'enfant sur une table, pour mieux l'examiner. Je pense à une invagination intestinale. Mme P... n'a jamais vu de sang dans les selles et je ne retrouve absolument rien, o la palpation abdominale. Je décide d'essayer une manipulation abdominale sur la 2ème lombaire : à 5 heures l'enfant, qui n'a plus fait de crise, est à 37°. Les vaccins intestinaux, que j'ai prescris n'ont matériellement pas eu le temps d'agir et, depuis, cette enfant, qui a toujours été fragile de l'intestin, n'a jamais plus rien eu sans régime.
                 Il serait fastidieux de multiplier les exemples. Ceux que j'ai cités me paraissent suffisants et typiques pour étayer les idées que je me suis faites. Il faudrait qu'elles soient vérifiées par des faits semblables beaucoup plus nombreux que ceux que je puis voir dans une clientèle de quartier.   

                 I.- LES VERTEBRES CERVICALES.

    La 1ère vertèbre (intervalle occipital-atlas)
                                   Les céphalées occipitales, névralgies du nerf d'Arnold avec irradiations au niveau des sinus frontaux.
                                  Les U.S. : dans l'intervalle, en remontant le long des bords latéraux de l'écaille de l'occipital et même loin si la douleur sous l'U.S. se continue, enfin, la sortie des nerfs susorbitaires, si ces régions sont douloureuses, ou même simplement sensibles sous U.S.
                                 Des hémiplégiques s'étant plaints d'avoir senti comme un coup de bâton dans cette région, j'en ai traité 3 de cette façon. Il est donc trop tôt pour affirmer car les résultats ont été sensationnels.
                                Le premier venait d'être atteint. On me l'a amené pour les 3 premières séances. Il est venu seul pour les 7 suivantes. Il n'a rien eu depuis 2 ans, se sert parfaitement de ses membres, sa langue n'est pas très agile.
                                Le deuxième étant un maçon, ivrogne de 44 ans, paralysé depuis 4 ans. Il a abandonné après la 5ème séance et pouvait alors tenir un verre plein et le porter à sa bouche.
                                La troisième, actuellement en traitement, est paralysée depuis 4 ans. Elle ne peut se peigner de son bras droit. A la 2ème séance, elle se peigne. Nous en sommes à la 7ème.
                                Les U.S. ont été faits sur l'intervalle, bien sûr, sur la mastoïde des 2 côtés et en remontant derrière le pavillon jusqu'au-dessus de la tempe, toujours sur l'acmé de la douleur. Car il y avait douleur très violente au début, se calmant peu à peu, pour devenir une sensation désagréable.
    La 2ème vertèbre : commande l'oreille, bourdonnements, douleurs, otites et pourquoi pas surdité par arthrite des osselets ou des fenêtres. Car des patients sourds m'ont dit mieux entendre au cours du traitement. Comme je n'avais droit qu'à 5 séances et que je ne pouvais pas assurer la réussite du traitement, je n'ai pas eu l'occasion de le continuer suffisamment pour acquérir une certitude.
    La 3ème vertèbre : les yeux; voiles, douleurs rétroocculaires, étourdissements, vision déficiente de ceux qui n'ayant ni myopie, ni hypermétropie ne peuvent être corrigés par les lunettes, conjonctivites, migraines ophtaliniques.
    La 4ème vertèbre : la thyroïde : le tremblement des doigts s'arrête, le gonflement du cou, les yeux sont moins brillants
    La 5ème vertèbre : 2 points d'atteinte très différents :
                 - Douleur susaccrocurale au niveau de l'insertion supérieure du deltoïde.
                 - Le nez : je pense que les Anglais peuvent toujours chercher le virus du rhume, dans leur clinique. Il n'existe pas. A mon avis, le nerf pincé entraîne une hyperhémie donc un gonflement de la muqueuse nasale qui peut aller jusqu'à l'obturation de la muqueuse. Quel excellent milieu de culture pour le microbe qui passe par là!!! Il s'y développe et donne du pus. On ne trouve ni microbe, ni virus spécifeique parce que n'importe quel microbe est capable d'en faire autant.
    La 6ème vertèbre : aussi de zones.
                 - Douleurs dans le majeur, doigt à ressort, cyamose douloureuse etc...
                 - les dents : odontalgies, gencives douloureuses, pseudoscorbut, disparaissent en 1 seule séance, l'arthrite dentaire en 20 séances.
    La 7ème vertèbre : pour elle 4 zones.
                 - les céphalées en casque, le mal aux cheveux.
                 - les fourmis dans les doigts au réveil.
                 - l'essoufflement.
                 - la gorge : angines, abcès de l'amygdale, trachéite, laryngite,( exputation matuturale ?)
           Les U.S. sont faits bein entendu, comme pour les 3 autres sur la vertèbre mais en plus, il faut les faire d'abord sur l'articulation cleïdostermale (parfois des 2 côtés puis le long des bords du sternum. Il faut chercher le point douloureux qui peut être très bas jusqu'au niveau de l'appendice xy...(illisible). Il me paraît être toujours dans un intervalle intercostal.
                                S'il y a bronchite : 2 points certains :
                - l'un sur le devant de l'articulation scapulohumérale, à peu près au niveau du ligament antérieur de articulation.
                 - l'autre, en faisant coucher le malade sur le côté, sur la ligne mamelonnaire,à 5 ou 6cm au-dessous du mamelon. On a la sensation de passer sur grain de riz très douloureux les premières fois.
                          II.- LES VERTEBRES DORSALES.

                
        Je ne les connais pas toutes. La première idée qui m'est venue c'est que leur subluxation doit entraîner automatiquement celle de la côte donc une gêne de l'ampliation pulmonaire donc de l'essoufflement. Puis, j'ai pensé que chaque lobe devait avoir sa régulation propre. On devrait donc avoir 3 vertèbres pour le droit et 2 pour le gauche. Je n'ai pas pu, jusqu'à maintenant, vérifier cette hypothèse.
                 Je n'ai donc rien à dire sur la 1ère et la 6ème. Il est possible que la même vertèbre commande plusieurs territoires comme le fait la 7ème cervicale.
    La 2ème vertèbre dorsale :
                 - le sommeil des gens qui sont parfaitement réveillés à 2 heures du matin et dormiraient à l'heure de travailler.
                 - la tension.
    à suivre....vous pourrez continuer à découvrir à travers ces expériences combien notre corps continue à nous captiver...)
    La 4ème vertèbre dorsale :
                 - l'urticaire
                 - la névralgie du cubital, la douleur à type de striction dans le bras.
                 - les seins, mastites, gonflements menstruels.
    La 5ème vertèbre dorsale :
                 - le coeur : éréthisme cardiaque, infarctus du myocarde, angine de poitrine. Il est probable que le nerf règle le débit de l'artère coronaire.
    La 7ème vertèbre dorsale :
                 - la vésicule et, peut-être, le foie.
                 - Ictère, pesanteur du creux épigastrique, digestions lentes et difficiles, ballonnements. Je fais actuellement une expérience dont je parlerai avec la 9ème.
    La 8ème vertèbre dorsale :
                 - le pancréas, selles pateuses et peut-être diabète.
    La 9ème vertèbre dorsale :
                 - les reins : énurèsie, variations du pH donc colibacillose (3 séances).
    Il y a quelques années, j'ai traité de cette façon un client de Clichy qui ne pouvait se débarrasser d'une colibacillose, en 3 séances son pH urinaire était normal. J'ai fait 5 séances ( c'est tout ce que m'accordait alors la S.S.), 15 jours après, il a fait une hématurei qu'il a fait traiter par un médecin de Clichy et qu'il attribuait aux U.S.
                 Quand j'étais en 1ère année, on nous avait parlé que les calculs mis dans l'éther, s'y dissolvaient et on avait pensé qu'en injectant de l'éther dans la vésicule ou le calice, on pourrait dissoudre des calculs inclus dans les voies d'excrétions. Malheureusement, le calcul, dans l'organisme, ne se dissous pas dans l'éther. J'ai donc pensé que le rein ou la vésicule en déséquilibre fabrique une matière vivante qui agglomère les grains(?) Le rétablissement de fonctionnement normal de l'organe détruit la fabrication de cette substance vivante et fait d'un d'un gros calcul, incapable de passer dans le canal, un petit calcul qui peut lu passer et donne la colique.
                 En juillet dernier, Mme T... 23 ans a une radio de la vésicule qui montre des calculs. Je lui explique ce que je viens de dire et les risques qu'elle court. Elle tient si peu à l'opération qu'elle accepte de tenter l'aventure. Je lui demande d'attendre mon retour de vacances. Les 2 premières séances, les 14 et 16 septembre ont été pénibles. Depuis, elle n'a plus senti sa vésicule. J'attends la fin novembre pour refaire une radio chez le même radiologue.
                 Les 10ème, 11ème et 12ème vertèbres dorsales : règlent l'estomac sans que je puisse préciser la région pour chacune d'elles. Il est probable que le nerf règle le débit de l'artère qui nourrit les glandes à mucus. Si la couche protectrice est insuffisante, l'estomac se digère lui même et l'on aboutit à l'ulcus puis à la perforation.

                    III.-LES VERTEBRES LOMBAIRES :

    Lombaire 1 (L1): l'intestin grêle : appendicite, bien entendu avant l'abcès appendiculaire, quand les selles entières sont dures, la constipation ou la diarrhée, les coliques abdominales droites ou gauches.
    Lombaire 2 (L2): les organes génitaux.
    Dysménorrhées, gonflement du ventre sauf la région suspubienne jusqu'au milieu de la ligne allant du nombril au pubis.
              Pour cette région, il faut faire l'application sur une zone de la surface d'une pièce de 5frs qui se trouve environ à l'intersection d'une ligne horizontale tracée de l'intervalle L1-L2 et d'une verticale  suivant le bord externe des masses lombaires, le plus souvent parfois un peu en dehors de cette ligne. Pour la  trouver, je tourne en rond dans cette zone, le point douloureux apparaît au bout de 15 à 20 secondes. J'ai trouvé cette zone il y a quelques mois seulement, je n'ai donc pas eu le temps matériel d'en étudier les réactions, voici ce qui m'y a fait penser :
              Il y a quelques années, j'avais appris d'un judoka que, si un joueur recevait le ballon dans les parties, il suffisait de lui faire, avec les pouces, un massage en rond dans cette région. J'ai mis assez longtemps à l'appliquer, enfin un jour j'ai essayé. La douleur due au choc disparaît en quelques secondes alors que le massage est très douloureux. Au début, j'ai pensé qu'il s'agissait d'une coïncidence. Mais à chaque fois j'ai eu le même résultat.
              Je faisais alors, dans les douleurs menstruelles, des U.S. sur la 2L. La douleur avait toujours cédé après l'application. Ce jour-là, la douleur avait bien disparu dans le reste du ventre, mais la sensation de ballonnement douloureux persistait dans la zone dont j'ai parlé plus haut. J'ai alors pensé, ne sachant plus que faire, que la femme et l'homme devaient être bâtis de la même façon, s'il s'agissait d'une zone réflexogène. J'ai essayé, le résultat a été immédiat. Je l'ai donc fait systématiquement.
              Mme D... a été traitée pendant 18 mois à Paris. Quand elle prend des médicaments tout va bien, dès qu'elle les arrête, tout recommence. Je lui ai dit, 18 mois avant, qu'elle avait un M.I. plus court, mais elle n'a pas cru. La radio montre une différence de 7mm et un léger pincement de L2. Elle est actuellement enceinte de 5 mois, alors que les sommités lui avait dit qu'elle n'aurait jamais d'enfants. Je lui ai conseillé d'envoyer un faire-part à la naissance.
    Lombaires 3, 4 et 5 (L3, L4, L5) : sont les vertèbres des lourdeurs de jambe, du mal de rein qui ont été décrits ces dernières années et dont les auteurs avouent ne pas avoir de résultats durables. J'ai essayé sans succès d'entrer en contact, puis j'ai renoncé.
                 Les U.S. ont été faits sur les intervalles, bien sûr, et en plus , sur une grosseur, parfois très douloureuses, qui siège au niveau de la partie supérieure et postérieure de l'articulation sacroiliaque. Du volume d'un noyau de pêche, elle se réduit au fur et à mesure de l'atténuation des symptômes subjectifs. De là partent des cordons douloureux:
                 - l'un suit une ligne qui part de la grosseur vers le Grand Trochanter.
                 - l'autre suit exactement le bord de la crête iliaque, de telle sorte que le bord supérieur de l'appareil suit exactement cette crête.
                 On retrouve une grosseur semblable mais très souvent beaucoup plus importante, siégeant dans le creux poplité, au début, en dedans du tendon externe du biceps crural,puis s'étendant vers la partie interne.
                 Enfin, j'ai trouvé immédiates des zones douloureuses, quand les premières, n'amenaient pas une sédation suffisante :
                 - le long des sciatiques poplités interne et externe.
                 - le long du ligament latéral interne du genou et au-dessus de lui, parfois cette zone est le siège d'un œdème.
                 - le long du 5ème métatarsien.
                 - sur le crural, dans le triangle de Scarpa.
                 C'est d'ailleurs ainsi que j'ai traité les arthrites de la Hanche, arthroses réputées inguérissables, à tel point que les experts n'examinent même pas les malades, ne les écoutent pas : ce n'est pas possible qu'ils soient soulagés et s'ils le sont, ils ont tort.
    Le sacrum : je le connais mal. Tout ce que je puis dire, c'est que les grosseurs existent aussi au niveau des trous de conjugaison, sont sensibles sous les U.S. et rendent la station assise pénible.
    Le coccyx : les U.S. sur l'articulation sacrococcigienne, ont fait disparaître en quelques séances des crises hémorrhoïdaires, sans récidives depuis 6 ans. Par contre, les mêmes applications faites au même endroit n'ont pas donné le même résultat. Or, je ne sais pas remettre le coccyx. Étant donné que pour les autres vertèbres les résultats ne sont bons que si la vertèbre est en place, c'est peut-être la raison. 
                                             
    Conclusions.

                 Les nerfs rachidiens, autres que ceux qui forment les plexus brachial et lombaire, ont une importance beaucoup plus grande que celle qui leur est attribuée actuellement. Il est probable qu'il s'agit de filets du Sympathique. En effet,certains faits sont difficilement explicables par la virulence des microbes, les porteurs sains, les diphtériques non vaccinés par une première atteinte, les résistants à la vaccination.
              Si la virulence du microbe est seule en jeu, comment peut-on expliquer logiquement les faits suivants:
                 - plusieurs hommes couchent avec leur femme, 1 seul fait une blennorragie.
                 - lors d'une épidémie, tous les membres d'une même famille devraient être malades et, d'autant plus fortement qu'ils le sont plus tard puisque l'on accroît la virulence d'un microbe en inoculant successivement des sujets de même race.
                 - la seule atteinte tuberculeuse pulmonaire devrait être la granulie. Or, il est beaucoup plus fréquent qu'un seul poumon soit touché, sinon une seule caverne dans un seul poumon.
                 - pourquoi un malade qui a fait un abcès de la gorge, fait-il toujours ses récidives du même côté?
                 - comment expliquer, par l'avitaminose, qu'un malade fasse une décalcification ( (épiphysite, hernies intrapétreuses) et en même temps de l'arthrite. Si l'on donne du calcium, pourquoi irait-il se fixer d'abord à l'endroit où il n'a jamais voulu aller et pas à celui où il a toujours été?
                 L'explication est tellement simple autrement :
                 Le nerf est pincé. Il s'oedématie et l'influx nerveux passe mal. Ceci entraîne un déséquilibre entre la contraction et la dilatation de l'artère qu'il commande et qui, elle, nourrit un organe. Les variations physiologiques du diamètre de l'artère se faisant mal, au moment des besoins de l'organe, il y a congestion ou ischémie.
              Congestion : le sang, excellent milieu de culture, stagne, les microbes se développent et y font leur travail.
              Ischémie : l'apport de nourriture est insuffisant, l'organe se défend mal. Ne peut être touchée que la partie de l'organe dépendant de l'artère en déséquilibre.
             L'extension des lésions : un nerf agit par ses terminaisons. Il ne me paraît pas impensable que le déséquilibre entre contraction et dilatation du vaisseau se fasse sentir, lui aussi, à la terminaison dudit vaisseau, puis s'étende vers son origine, donc l'atteinte de l'organe s'étendra au fur et à mesure de l'atteinte des branches du vaisseau.
             La décalcification : un os se construit et se détruit la vie durant. Est-il normal de penser qu'un os mal nourri soit par excès soit par insuffisance, va manquer de matériau?
             L'arthrite : la réduction du débit sanguin sur l'artère doit amener une stase sur les veines. Le sang stagne. La tendance naturelle du cartilage à s'ossifier et à fixer le calcium, va l'entraîner à prendre ce qu'il a, pour ainsi dire "sous la main". Ceci se faisant très lentement explique l'âge où le malade se plaint de mes lésions. De même, dans les veines, le courant réduit, ne va pas entraîner de ses lésions. De même, dans les veines le courant réduit, ne va pas entraîner les déchets dûs au fonctionnement.
                 Origine du pincement : tous les malades que j'ai traité depuis 3 ans, pour quelque affection que ce soit, ont tous passé la radio du bassin debout, avec fil de plomb. Tous avaient le plateau sacré en pente :
                 - soit par raccourcissement d'un M.I., les 2 ischions étant à la même hauteur.
                 - soit raccourcissement et abaissement d'1 ischion, le plus fréquent.
                 - soit abaissement d'1 ischion, les 2 M.I. étant de la même longueur.
                 Le plateau sacré, n'étant pas horizontal, dans le plan frontal, la colonne vertébrale va prendre une inclinaison lombaire, et une inclinaison dorsale pour que la projection du centre de gravité ne tombe pas en dehors du polygone de sustentation. Ce qui est conforme aux lois de la mécanique. Le nerf ne peut donc être pincé que dans la région où le rayon de courbure est le plus petit : d'où l'unilatéralité des lésions.
              La marche est une suite de chutes. La pile de cubes, que représente la colonne vertébrale, n'est donc pas immobile. Il est bien évident que ce que je viens d'expliquer, va se compliquer de déplacement d'avant en arrière ou inversement, et qu'à ce moment, les 2 côtés peuvent être atteints. Mais l'un moins que l'autre.
                 Il est toujours curieux de constater que l'importance des symptômes, ne correspond pas toujours à l'importance du déplacement vertébral. J'ai pensé que le nerf est un faisceau de fibres nerveuses : suivant l'ovalisation une ou plusieurs fibres peuvent s'oedématier sans que les autres soient touchées. Le retentissement ne se fera donc pas dans tout le territoire innervé par le tronc nerveux.
                 J'ai lu quelque part, qu'il fallait 250 kilos, pour déplacer une vertèbre. C'est peut-être vrai si l'on ne tient pas compte du déséquilibre. Il n'en est pas moins vrai qu'avec un seul doigt, on peut faire osciller un rocher de plusieurs tonnes dans la forêt de Fontainebleau.
                 Il est bien entendu qu'il ne s'agit pas, pour le moment, de guérir de cette façon, les maladies dont on nous parle si souvent lors de nos études, au point que le jeune diplômé peut croire qu'elles sont seules à exister, (mes Professeurs m'ont parlé pendant 5 ans de la spirochètose ictérohémorrhagique: je n'en ai jamais rencontré en 20 ans; par contre le rhume, la grippe, la congestion pulmonaire n'existent pas à la Faculté) mais de guérir ce qui es le lot quotidien du médecin de quartier : les maux qui ne rentrent dans aucun cadre, qui ne sont pas graves puisqu'elles ne tuent pas, mais rendent la vie difficile, diminuent le rendement au travail, laissez l'entourage qui prend le patient pour un malade imaginaire, alors qu'il souffre vraiment et qu'il est si facile de le soulager.
                 Mme X... habite près de Gisors, en pleine campagne. C'est une parisienne, ancienne première dans une maison de couture. Elle a vu les 5 médecins des environs. Un seul l'a soulagée 10 minutes par une infiltration de novocaïne loco dolenti, en l'occurrence : l'aile gauche du nez. Elle raconte son histoire de la façon suivante : cela a débuté par des fourmillements à la pointe du nez, é gauche, puis s'est étendue au bord de l'aile gauche du nez mais, précise-t-elle, pas à toute l'aile : sur 2mm de largeur seulement un peu au-dessus du bord inférieur, puis sur une ligne horizontale dans la région malaire fauche, jusqu'à un point que je juge être la sortie du nerf susorbitaire. Les douleurs sont alors devenues très violentes, intolérables surtout la nuit. Déjà, à cette époque, je ne crois plus au malade imaginaire. Comme elle a un dentier, je demande une radio dentaire, pensant à la compression du nerf susorbitaire par un kyste. Je commence de suite les U.S. le long du trajet douloureux. Quand elle m'apporte la radio, qui est négative, j'ai fait 3 séances d'U.S., etil y a 2 jours qu'elle n'a plus fait de crise. Depuis 5 ans, elle n'a plus rien senti : il a fallu 4 jours de traitement.
                 Sa nièce, Mme C...est en vacances dans le pays. Depuis 3 jours, elle souffre de violentes douleurs abdominales gauches. Couchée, debout, assise, tout lui est pénible. Elle a vu un médecin qui lui a prescrit 3 petits calmants nerveux. Il n'a rien trouvé. Il faut dire que je l'ai fait opérer 10 ans avant : subtotale et 5 ans avant appendicectomie. Je ne trouve aucun point douloureux à la palpation, aucune défense. Je la fais coucher sur la table du cuisine et lui remets la 2ème lombaire. Elle remonte dans son lit. Je reste 10 minutes. Elle ne sent plus rien. Le lendemain, elle fait un repas pour 15 personnes, les sert, fait son ménage. Elle ne sent plus rien. Si c'est une malade imaginaire, pourquoi ne continue-t-elle pas sa comédie?
              Il est inutile, je pense, de multiplier les exemples. J'ai donné, je crois, ceux qui m'ont incités à continuer, malgré la S.S., malgré les expertises, toujours négatives, de maîtres réputés, la satisfaction des gens que j'ai soulagés ou guéris, incitant les autres à continuer, même si le remboursement leur est refusé.
              Il est seulement dommage que cet ostracisme systématique, dû au fait que l'on n'a pas su les appliquer, prive les médecins de Quartier, et, peut-être les autres, d'une arme efficace, rapide et d'action durable dont j'ignore encore les limites.
                                        
                                                       F I N. 

                                                Le Docteur David Roger
                                                1, Rue Ernestine
                                                95.- Argenteuil       
                (adresse où il a exercé et où ces premières expériences ont eu lieu.)

           Après les longues discussions que nous avons eues sur ce thème développé, il se trouve que j'ai été à la fois son gendre, son confident et aujourd'hui me voilà auteur du blog pour réaliser le rêve qui l'animait : faire connaître au Grand Public ce qui lui paraissait honnête de divulguer. De tous les défauts que d'aucuns auraient pu lui trouver, il en est un qu'il ne possédait pas l'hypocrisie. Sincère, très humain avec sa clientèle, il faisait fi de la douleur immédiate quand il savait qu'au bout de son traitement elle serait vaincue. Di Costanzo Gérard.     



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