• La figue de barbarie- tout un symbole

     

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        Le cliché est tiré du fameux film de Gabriel Hemmer, 2005, sur les pentes de Stora. J'entends le remercier ici.

                     INTRODUCTION : " Henndy, henndy ou l'mouss hanndy" (  traduction textuelle :des figues, des figues et le couteau sur moi). Ainsi hélant l'éventuel client, couteau à la main,  le vendeur ambulant  invitait à  vous ouvrir  ce fruit à même le trottoir de la ville.  Etalage rudimentaire. Unique denrée étalée. Succulent pour les uns, granuleux pour les autres, ce fruit des pays Méditerranéens  reste néanmoins pour ceux qui  le connaissent un régal. Il appartient à la famille des CACTEES. Aujourd'hui, il s'intégre dans les rayons de produits exotiques des supermarchés. Seul ennui,  le fruit consommable ou oponce  est enveloppé d'épines minuscules difficiles à extirper. Double ennui que l'on peut rencontrer : ne pas éliminer ces cils urticants c'est courir le risque de les retrouver sur la langue. Cela m'est arrivé plusieurs fois. Interrogez ce para qui ce jour-là atterrira en pleines plantations. Il a fallu utiliser plusieurs pinces à épiler pour toutes les extirper de son...postérieur.

                          Je n'ai connu que deux sortes de couleurs : fruit à chair rose orange le plus connu ou bien chair violette au goût plus raffiné. Les pépins nombreux peuvent être avalés, certains  plus délicats les rejettent.

                          Précaution élémentaire : avec des bouts de branches feuillues, balayez l' enveloppe épineuse, puis mouillez vos mains. Sur le fruit ou opantia (autre nom scientifique), incisez les extrêmités où se concentrent le plus d'épines puis le ventre du fruit. Ouvrez-le. Présentez-le  sur son réceptacle. Cette  peau interne est  de couleur de chair. Dégustez, : quel délice! Comment peut-on expliquer qu'il y ait tant de parfum, de fraîcheur, de jus...tandis que le sol aride produit en général le contraire. C'est le secret des pays chauds. Une sorte de compensation de la Nature toujours généreuse.

                         AUTRE UTILISATION  : mon père tranchait les raquettes en lamelles de 2cm, il les mettait à tremper dans  l'eau pendant 24h. pour en extraire l'huile. Ce qui servait de fixateur ou colle au badigeonnage des façades,  des caves, des annexes ..

                      La viticulture utilise du sulfate de cuivre pour lutter contre le mildiou. Avec le soufre fongicide traitant l'oïdium, ces deux produits constituent le traitement basique  de la vigne.  Aujourd'hui, on trouve la bouillie bordelaise toute prête. J'ai connu le temps où le sulfate pierreux s'achetait par sacs. Là aussi, l'huile de palettes de barbarie servait à fixer le traitement sur le feuillage du cep. On en faisait usage en grande quantité  dans des bassins réservés à cet effet. Teinte couleur cuivre indélébile.

                    Comme toutes les plantes de la famille des cactées, le figuier de barbarie pousse sur des terrains secs, sur des talus comme sur le cliché. Le fruit,  une fois sorti de son enveloppe ou peau, peut être mis à l'air une heure avant d'être consommé: il devient frais sans artifice. En pays chauds, ce n'est pas négligeable. Encore là, tout est question de dosage de durée. Passé un certain délai, le fruit déshydraté perd de son onctuosité.

                   La figue de barbarie se reproduit facilement par bouturage.  Les buissons finissent par en être envahis. Cependant, il est bon de lui trouver un endroit très abrité. Si un jour vous désirez posséder un exemplaire dans un pot, il suffit d'arracher une raquette avec son collet. Plantrez-la et laissez le temps agir. Il en est de même pour toutes les cactées.

                                 Pourquoi ai-je choisi d'évoquer ces souvenirs? Pour rappeler que nos racines sont tissées de radicelles ou petits détails qui ont enrichi notre passé et consolident notre vie présente.

                           DE L' ECOLOGIE? .... Parlons-en.!!!!!

                           Il  n'est pas superflu de rappeler combien la vie moderne finit par occulter les dons de la Nature. Pour ma part, tout en appréciant le progrès combien admirable,  j'ai eu la chance d'avoir connu la vie dans sa simplicité. Ce qui permet de juger le parcours des découvertes. Voilà tout juste une cinquantaine d'années, un rien était  savouré avec plaisir. On évitait  de gaspiller. La société de consommation ne s'était pas encore imposée.  On était écolo sans le savoir.  On apprenait à tirer partie de tout;

                       Un geste anondin qui corrobore cette observation :  je veux citer un être très représentatif, mon père. Lorsqu'il remuait la terre du jardin à la main, il creusait une rigole latérale à ses pieds et y engloutissait l'herbe coupée. Le recyclage ou engrais vert s'effectuait à l'endroit même du binage. A une plus grande échelle, il plantait des carrés de févettes pour les enterrer à maturité. Nous savons que le plant de fèves n'a nul besoin d'engrais d'apport. Par contre, il en fournit. Tout cela, sans pollution. A cogiter!

                        CONCLUSION : Voilà comment la figue de barbarie classée sauvage peut générer une image non stérile. Il en est ainsi pour beaucoup de plantes. A l'âge de 8 ans, une éruption cutanée au soin de la médecine classique est demeurée incurable, pis, les pommades de sulfamide n'ont fait qu'aggraver. Désespérée, ma maman fait appel à Monsieur Petania, Concierge de l'Ecole Anatole France ou Cianfarani. Il prescrit  une tisane d'extrémités de ronces. Ce que maman se dépécha de cueillir. Deux jours après, plus aucune trace. On connaît aujourd'hui les vertus de l'ortie. Soyons reconnaissants,  en botanique, il ne devrait pas y avoir de différence entre plante sauvage et plante cultivée. On devrait s'en inspirer pour les différentes peuplades...Quand il y a réciprocité, c'est l'idéal..Gérard.

                       


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