• Que l'on soit écoliers, collégiens, lycéens ou  étudiants, que l'on soit instituteur ou  professeur,"la fin juin" est une période de l'année qui ne nous laisse pas indifférents : libération des contraintes, annonce des vacances estivales, le soleil, la baignade: "les cahiers au feu et les maîtres au milieu"... Pour ma part, voilà douze ans que je cessais mes activités professionnelles au sein de l'Education Nationale, sans savoir que j'allais continuer  à pratiquer du soutien scolaire. De ce poste d'observation, hors hiérarchie déstabilisante, combien me suis-je rendu compte que malgré toutes les qualités que peut posséder un pédagogue, au cours de sa carrière, il peut commettre malgré lui des erreurs  qui peuvent être fatales à un jeune. Une des premières qualités à conserver est la modestie.

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                 El Halia, 1960, veille des vacances de Noël. Le groupe scolaire chante avant le goûter,  servi copieusement à tous les élèves. Entre ce cliché et celui qui suit, il s'est écoulé toute une carrière d'enseignant : écoles élémentaires, collège, cours d'adultes, cours de Maths, cours de piano...Et ce en assurant la Direction durant 30 ans....De quoi ne pas s'ennuyer, de quoi ne pas sombrer dans la routine.

                                  Mais l'expérience qui restera unique est certainement l'apprentissage du Français dans les Aurès en cours d'adultes. En un mois et demi, ces bougres lisaient avec une aisance époustouflante. Dire que l'indigène de la Côte traitait le Chaouïa d'imbécile, je tiens à rectifier cette appréciation non fondée. Je suis de près l'évolution de ce peuple. J'ai été bouleversé de voir sur une chaîne que Batna possédait un orchestre symphonique, ce jour-là, les Grands Classiques- Bach, Beethoven.. ont été honorés. Magnifique défi.

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                 De g. à dr. L'irrésistible animatrice, Madame Gioé, gagné par l'émotion Di Costanzo Gérard, directeur et son épouse Danielle et Madame Blanc, présidente de l'Association des Parents d'Elèves qui réussit une fête comme elle en avait toujours rêvé. Ce rêve fut réalisé en transmettant à la foule un délire d'enthousiasme. Bravo à tout le bureau!

    N.B.- Le déballage visible ne fait apparaître que des gadgets, viendra couronner les paquets cadeaux, une riche valise dans laquelle je trouvais un séjour d'une semaine en Autriche. Elan de générosité appréciable!

    Juin 1997, trente-sept ans ont passé. Ce départ à la retraite d'une ampleur déconcertante m'est allé droit au coeur. Aussi, je ne peux que remercier l'Association des Pärents d'Elèves, débordante d'activités,  intelligemment complice avec les enseignants. Bref, une équipe que l'on souhaite à tout groupe scolaire. Au fond, on devine la présence des instruments de Musique. Il s'agit de l'orchestre de l'établissement formé d'enseignants, de parents d'élèves et d'élèves. Occasionnellement il s'appelle "Jazz Center Band". Devant un parterre de 700 personnes, élèves compris, l'ambiance fut chaude...Evènement que je ne peux oublier...

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    Plusieurs années consécutives, l'homogénéité du Groupe Scolaire du Centre a permis aux élèves de se produire sur scène. Sans le concours de l'Association des Parents d'Elèves, ces prestations n'auraient pas eu lieu. C'était alors Madame Laborie la Présidente. On souhaitait que l'Ecole puisse s'ouvrir au quartier, l'Etablissement dépassera les limites restreintes pour offrir à tous les Collèges et Lycées de la ville de Montauban l'occasion d'échapper à l'art recroquevillé et enfermé entre quatre murs.


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    Ces clichés proposés à la Salle des Ventes de MONTAUBAN, faisaient partie d'un lot qui ne devait pas m'échapper, au nom de l'Histoire, au nom de mon métier d'Enseignant pour qui une photo de classe constitue un document précieux.

    Voilà quatre ans, je venais de passer la nuit à Ambazak. Au moment de régler la nuitée au propriétaire de la chambre d'hôte, un client de passage comme moi, me suggéra de me rendre sur le site d'Ouradour- sur-Glane. Très marqué par les guerres qui ont affecté ma jeunesse, je lui rétorque que j'en avais pour mon compte et que je me refusais à revivre tout ce qui rappelle un  conflit. J'en étais à saturation. Vanité. Le remords, dis-je, la lâcheté me déçoit. Je me rends donc sur les lieux. Je découvre des ruines qui me glacent le dos.  Une émotion à un tel degré, je l'ignorais. Un bourg entier figé : du forgeron au coiffeur, du boulanger à l'épicier; tout est resté à l'état de ruine. Les SS sont passés par là.  En avançant plus au coeur de l'agglomération, tout devient macabre. Un pôle insupportable : l'église. J'apprends que tous ces enfants ont été regroupés dans la nef et ont cramé. Pourquoi? Pourquoi doit-on faire payer à des innocents les débordements d'adultes. Plus jamais ça! Plus jamais ça! C'te blague! (1)Au temps de l'esprit chevaleresque, seul le titre de chevalier permettait de tuer "honorablement" l'adversaire. Aujourd'hui, tout le monde participe à l'extermination de l'autre.

                    Depuis le drame de 1944, nous avons vécu des "Ouradour"aux quatre coins de la planète.  Je ne veux pas les citer car dans tout conflit l'objectivité est inexistante, la guerre est un prétexte qui vous délivre une licence pour tuer. Horreur!  Sous ce label, on vous accorde le droit d'exterminer légalement souvent sadiquement. Tout cela  au titre d'une surenchère pour cas de légitime défense, au titre d'une revanche, d'une représaille, au titre de n'importe quelle idéologie, au nom d'un idéal, au nom d'une hiérarchie aveugle qui vous couvre contre toute condamnation. Allez-y les gars! Tout est permis.  Voilà plus d'un siècle que le civil est aussi exposé que le vaillant soldat. L'enfant, l'innocent, en aucun cas ne devrait être concerné....Pourtant, de ces deux écoles de filles et de garçons, seul un gamin échappera à la fournaise." Malheur à qui blesse un enfant...." comme chante E. Macias. Ici, on  ne le blesse pas seulement, on ne le tue pas seulement, on le brûle...pour effacer toute trace. Atroce destin! Au nom de qui? Au nom de quoi?

                     Historiquement, la section SS est partie de Montauban. Le débarquement du 6 juin en Normandie, renforce l'ennemi revanchard d'instinct bestial. De plus, les résistants rendent la tâche difficile aux occupants. Le repli doit être accompagné de représailles exemplaires. Ordre est donné de jeter son dévolu sur un village connu sous le nom d'Ouradour. Il y en a deux, l'un sur Glane, l'autre sur Vère. Ce dernier moins important, ne comptant que 80 habitants par erreur échappera à la sentence. Mais quelle atrocité pour ceux qui seront sacrifiés aux portes de Limoges. Sombre week-end à jamais marqué par le délire, le génocide sans repentence de la part des bourreaux. Ils seront graciés à la fin des hostilités. Ce, au nom de la guerre. De quoi cogiter avant d'engager aveuglément une nation dans un quelconque conflit. QUAND ON MET LE DOIGT DANS L'ENGRENAGE, ON SAIT COMMENT CA COMMENCE MAIS JAMAIS COMMENT CA FINIT. TOUS LES CONFLITS ARMES SE SONT TERMINES PAR LA SEULE VOIE QUI AURAIT DU  ETRE ADOPTEE DES LE DEBUT : LA DIPLOMATIE DES ETATS GROUPES. UN FAIT INELUCTABLE : UN JOUR OU L'AUTRE, L'ARME SE RETOURNE CONTRE CELUI QUI L'A UTILISEE.

                                                         Signé : getanzo, un pédagogue qui a eu 3500 élèves au cours de sa carrière pour qui un enfant est une valeur incontestable.

    (1).- Dois-je citer les génocides en Asie ou en Afrique qui ont suivi la décolonisation? Dois-je citer El-Halia qui le 20 août 1955 fut baptisé l'Ouradour Algérien? Non! Parce que chaque camp a eu ses martyrs et l'objectivité dans ce cas n'existe absolument pas. Pire que tout : au nom de l'ingérence, on assiste désarmés à de multiples génocides sans pouvoir intervenir. Bravo pour l'espèce humaine!


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  • Merci à tous ceux qui viennent de me souhaiter mon anniversaire avec chaleur, je suis d'autant touché que les souhaits jaillissent de tous côtés : famille, amis, personnes connues ou inconnues. En ce moment,  je suis peu loquace sur mon blog car je prépare les illustrations sur un thème qui me tient à coeur : la guerre 14-18, celle des poilus où plusieurs membres de notre famille sont concernés. Une partie sera divulguée sur le blog.

    Rappel : je suis déçu des hébergeurs précédents ;  "mezimages" a plié sans tambour ni trompette, et "putfile" qui m'élimine une quantité d'illustrations difficiles à rattraper. Si un sujet vous intéresse, faites-le moi savoir. Pour le collège de Laguépie, Jean-Pierre Durand s'est manifesté et avec mes archives, j'ai remis la pendule à l'heure.

    CONSEIL : IL EST PRUDENT DE SAUVEGARDER LES SUJETS QUI VOUS CONCERNENT. POUR MA PART, ON M'AVAIT AVERTI DU DANGER. J'AI TOUT CONSERVE SUR DISQUE DUR.


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  • PhotobucketContrairement aux autres    clichés, ne cliquez pas pour le plein écran. Cependant, à vous de déterminer le lieu magique.

    premier indice : son propriétaire est d'origine Marseillaise.

    deuxième indice : il a régné sur un "Empire", paradis de l'image.

    troisième indice : si vous pensez à un milliardaire californien au bord du Pacifique, vous faites erreur.

    quatrième indicece site se trouve en Afrique du Nord

    cinquième indice : il avait comme concurrent le "Château-Vert" de Stora. Vous l'avez deviné il s'agit de......

                       CASINO "BEAU RIVAGE" tenu par Monieur Aurran qui épousa une Di Costanzo.

     

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  • Anniversaire d'une disparition tragique. Di Costanzo Marie, cadre à la Banque Populaire du Var, disparaît tragiquement à Toulon.

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    Nous sommes en 1969 dans l'appartement de La Loubière. Tir groupé de belles-soeurs et beaux frères.

    De g. à dr. Cuny Aimé et son épouse Jocelyne née Barket de Lannoy. Au centre, Di Costanzo Marie, puis Chabredier Pierre beau-frère d'Albert Di Costanzo et Danielle née David épouse de Gérard Di Costanzo.

                       A ce jour, depuis l'installation en Métropole, seul le père de Pierre Chabredier fait partie des décès. Tout le monde est rentré vivant de cette Algérie meurtrie dont le destin a toujours était entaché de sang et ce depuis des siècles. Marie pensive sait que notre maman  Françoise est gravement malade. Son esprit est ailleurs. Elle sera à son chevet jusqu'au dernier souffle après une longue et terrible période de souffrances. Elle assurera dignement cette tâche sans pour autant négliger les exigences de la gestion de la Banque Populaire.

                       Tandis que nous vivons des périodes où la crise financière a touché le système bancaire pour se répercuter sur l'ensemble de l'économie mondiale, Marie sur-douée dans la manière de flairer les clients verreux était devenue une "dame de fer" en la matière. Hélas! Un jeune directeur sorti droit des Ecoles Supérieures fera fi des marques de prudence suggérées par la fondée de pouvoir : ce sera fatal. Cet exemple préfigure la crise actuelle. En sa mémoire, il me fallait marquer solennellement sa disparition. Les valeurs ne doivent en aucune façon sombrer dans l'oubli. Au contraire, elle doivent servir d'exemple afin d'éviter le spectacle de crise que nous vivons.


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