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Archives, informations, recherches, généalogie, antécédents : Di Costanzo, Balestrieri, David...puis souvenirs scolaires, références musicales...

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1810(?)-1907 - Di Costanzo Antoine, notre aïeul.=

Photobucket(cliquer sur le cliché n'est pas recommandé en raison de la mauvaise qualité d'image)
Aujourd'hui c'est la fête des ANTOINE. Prénom de notre aïeul.  Ce personnage important par son audace,dans la famille Di Costanzo a souvent été évoqué à travers les chapitres qui suivent. Vous le retrouverez aussi inévitablement dans la biographie de ses descendants. Aussi pour éviter une redite, je puise le complément biographique dans mon manuel "l 'Odyssée des Di Costanzo". En effet, les renseignements ont été recueillis sur K7 son. Le matin lorsque Philippe son petit-fils, mon père, venait entretenir mon jardin à Montauban (1975-1982), je le lançais volontairement vers une rétrospective familiale. Octogénaire, il me parlait des caprices de sa clientèle Toulonnaise, je le relançais avec tact sur la piste du passé. Et selon lui, avec l'âge,  les souvenirs de la première enfance rejaillissent avec un relief déconcertant. Ce qui, pour ma part, s'est avéré..
CHRONOLOGIE :
1810 (?) : date de naissance incertaine. Je la calcule à partir du fait qu'en 1831 (date sûre), si la majorité était atteinte à 21 ans,  il était bon  pour le service armé. Né à Barano d'Ischia du couple Di Costanzo Pascal et de Parma Maria. Les passionnés de généalogie ont du pain sur la planche pour remonter au XVIII° siècle. Une incursion dans les archives d'Ischia complèterait les travaux de Roger Balestrieri.
1822-31 : Antoine travaille comme viticulteur, activité dominante chez les Di Costanzo.
1831 : il veut échapper au  service militaire désigné par tirage au sort. Les plus grands chiffres partaient, les plus petits étaient exemptés. Comment opérait-on? D'après papa, on appelait deux citoyens à la fois. Mathématiquement, les chiffres étant différents, on se trouvait devant un retenu et un rejeté. Véritable couperet pour les viticulteurs et autres métiers. Avec ce procédé aléatoire, amoral et injuste comment faire admettre qu'on y va par idéal patriotique. D'où les compromissions. Plus grave encore, celui qui disposait d'une somme convenable achetait les moins nantis. Antoine, fuient donc vers une grande ville, on pense à Turin (?). A vrai dire, cette expatriation va développer en lui le goût de partir...Il sera le premier de la famille Di Costanzo à s'expatrier pour l'Algérie.
1839 : (environ) épouse Talercio Marie-Thérèse avec qui il aura 7 enfants. Le 3° du rang, Philippe est né en 1844, délai probable qui pourrait déterminer la date de l'union.
1839-1860 : essentiellement viticulteur . Mais pour assurer un revenu supplémentaire à la famille nombreuse, il  transporte de l'argile de poterie. Les ânes ou les mulets ne chômaient pas : le sel, denrée rare et onéreuse, on allait le chercher à la mer pour cuire la soupe. On transportait l'eau  en bissac dans de petits tonneaux. Acte prohibé, passible d'une lourde amende.
1860 :  l'oïdium de la vigne. Les grappes "coulent" sans atteindre la maturité. La famille est privée de recettes. Antoine part travailler à Philippeville sur la voie de Chemin de Fer (v. plus loin). Il n'assistera pas à l'inauguration de la ligne en 1867. Il s'en retourne exploiter sa propriété sur l'Ile. On a relevé que les vignobles situés au pied des volcans n'étaient pas atteints par le champignon. Le soufre redonnera espoir aux viticulteurs. Bilan des maladies : oïdium, mildiou, phylloxéra, trois maladies du cep qui pénaliseront les vignerons au cours de la période 1860-1895.
1870:: Antoine a ouvert une brèche pour que ses enfants s'installent. Ils vont s'exprimer aux "Quatre-Chemins", (v. news sur Jean-Baptiste).  Lui, il est retourné sur l'Ile pour maintenir l'exploitation.
1905 : Il est à nouveau à Philippeville.  Il entretient un courrier avec le locataire à qui il a confié la propriété qu'il ne tardera pas à vendre. A 92 ans, il fait preuve d'une robustesse enviable. Mon père me racontait que le doyen asseyait un de ses petits-enfants sur une chaise et avec ses mâchoires, il relevait l'ensemble. Fallait-il posséder une solide dentition pour se permettre un tel exploit.
1907 (27 février) : décès d'Antoine parmi les siens, à Philippeville. Sa tombe se trouve dans la partie haute du cimetière de cette ville. Ce qui m'étonne : son corps n'a pas été exhumé pour l'intégrer dans le tombeau familial à grande capacité, construit par son fils Jean-Baptiste.
                           Sommaire sur le séjour d'Antoine vers la fin de sa vie.

                 Selon Philippe, mon père, Antoine était très affectueux avec ses petits-enfants. Gagné par l'âge et ayant arrêté ses activités à Ischia, les jours passés près des siens ont été marqués par des gestes d'affection. Asssis sur le perron, racontant des histoires, les enfants  reconnaissants lui passaient la main dans les cheveux. Il les lançait dans des activités ludiques. Il les guidait sur la manière de façonner le bois, la pierre, le métal. Ce sont des gestes simples qui deviendront de première utilité lorsqu'adultes il leur manquera tel ou tel outil.. Ils auront ainsi l'esprit inventif.
                 Selon le manuscrit assez court écrit par Philippe, Antoine faisait le vannier. Il tressait des corbeilles et des paniers nécessaires à l'emballage. Chaque jour, il s'imposait la coupe d'herbe pour les lapins. En quelque sorte, il tenait à sa dignité. Se mettre à table en parasite ne lui convenait pas. Le lien affectif tissé avec ses petits-enfants était apprécié car les parents étaient souvent pris par le travail.


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