Avec une mémoire historique et non une mémoire de "faits divers" réglée au jour le jour par les medias, on s'aperçoit que"Dame Nature" a souvent eu raison de l'homme. "Le feu et l'eau" ont été les fléaux les plus redoutés par nos parents. Et ajoutaient-ils: "Le feu, on peut parfois le maîtriser, point l'eau".La France a toujours connu des crues dramatiques. Toulouse en 1875 (v. Ci-après), Nancy, Pézenas au début du siècle dernier, Montauban en 1930, et plus récemment Draguignan. Enfin depuis quelques années est atteint l'ensemble du territoire. Quelle en est la parade? Tenir compte de l'expérience de nos aînés avec qui les sources d'informations sont multiples, il suffit de vouloir s'y référer, ce qui éviterait de rendre notre hexagone aussi exposé, sans négliger que l'hydrographie exceptionnelle ne plaide pas en sa faveur. Faisant croire qu'il est maître de la situation, on laisse construire dans les zones inondables, interdites auparavant...Dans tous domaines, il faut savoir "perdre pour gagner". Des corps de métier disparaissent par esprit d'économie, tels les cantonniers, par voie de conséquence, ne s'effectue aucune rétention d'eau fluviale.Ou alors on ratisse contre les incendies, l'effet inattendu ne se fait pas attendre...
Un fait anondin corrobore cette évidence. Au cours des années sixties, tous les week-end, je partais avec mon beau-père, le Dr David, vers la zone forestière, la colline de Solliès qu'il venait d'acquérir. Notre action : défricher. Le défrichage consistait à éliminer un maximum de plantes pour faciliter les accès. La saison des pluies venues, il a fallu cesser le nettoyage. Des torrents ravinaient les parcelles conçues en restangues par les prédécesseurs aguerris. Si les arrêtés préfectoraux exigent un ratissage des sous-bois, n'y a-t-il pas danger de voir les massifs nettoyés saturer les cours d'eau? C'est à étudier.