Archives, informations, recherches, généalogie, antécédents : Di Costanzo, Balestrieri, David...puis souvenirs scolaires, références musicales...
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L'union de mon frère Albert Di Costanzo avec sa fille Micheline Chabredier formera une branche nouvelle qui s'ajoutera à notre arbre généalogique Balestrieri/Di Costanzo.
Chronologie: (faits principaux ayant jalonné sa vie avec localisation).
1915 - 8 avril naissance de Mr. Chabredier Pierre (père) à Vitry/Seine.
1918 - 26 octobre naissance de Mme Chabredier née Gaveaux à St-Denis de la Réunion.
1938 - 11 octobre union avec Monsieur Chabredier, militaire de carrière à St-Denis.
1940 - 10 novembre naissance de Pierre, fils aîné à Brignoles.
1946 - 7 octobre naissance de Micheline à Rabat.
1947 - 17 décembre naissance de Jean-Yves à Alger.
1951 - 12 juillet naissance de Chantal à Bizerte.
1962 - 15 août décès de Pierre Chabredier (père) à Toulon.
2001 - 9 mars décès accidentel de Pierre (fils aîné) à La Farlède.
2008 - nuit du 31.XII.07 et le I.0I.08 décès de Madame Chabredier née Gaveaux à La Farlède.
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Commentaires. L'année 2007 a vu élire une beauté Réunionnaise sur le podium de Miss France. Avec la classe de Madame de Fontenay, on est arrivé à exiger beauté et intelligence. C'est ce qui caractérise notre chère disparue Madame Chabredier, née sur la même Ile que la toute dernière élue. Elle avait ceci en plus, quadra-, quinqua-, sexa-,septua-.octo- génaire, elle demeurera belle, la naissance des enfants participera à son épanouissement. Suis-je sérieux? Eh oui!. Les moeurs américaines n'ayant pas totalement franchi l'Océan, elle aurait pu participer au Concours de "Beauty of Wives" or "Beauty of Moms".... Malgré le regard terni par la disparition d'un fils, les rides de ses dernières années ne pouvaient dissimuler la beauté intérieure. Celle qu'on ne trouve chez aucune esthéticienne. Pourtant, la vie ne lui fut pas facile. Partir de l'Ile dans sa vingtaine d'années avec des illusions de jeunesse.et se retrouver toute seule à Paris en pleine débâcle, comme elle me le rappelait dans ces inombrables interviews enregistrées, constituera la première épreuve redoutable, épreuve qui fera partie d'une série. Demander à quelqu'un de sédentaire par ses parents distillateurs de courir dans les garnisons pour suivre son mari quand cela était possible, me semble une prouesse, quand on a connu auparavant le confort et l'aisance..
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Photo ci-dessus: Nonagénaire et toujours tirée à "quatre épingles". Voici la dernière photo que j'ai d'elle tandis que nous étions tous attablés chez Albert-Michou. Attentive à tout. Perspicace. Elle n'abandonnera jamais l'élégance. Le souci du maintien la maintient dans une éternelle jeunesse. Les épreuves n'ont pas pu affecter son moral au point d'abdiquer. Solide comme un roc.
L'absence. Elle pèse dès lors que la personne chère n'est plus parmi nous. En 1956, j'avais 21 ans, une pensée léguée par ma marraine Marie Balestrieri née Di Costanzo, tandis qu'atteinte d'une maladie incurable elle en était au dernier stade : " Gérard, lorsque dans ton couple, tu te chamailleras, imagine ton épouse sur son lit de mort...tu freineras ta fougue...". C'est aussi vrai pour toute personne chérie. Pour ma part, lors de la perte de ma maman, je me suis senti orphelin comme Chantal qui, lors de la cérémonie de ce 3 janvier, exprimera avec sincérité et émotions contrôlées ce sentiment né de l'absence : (ce message peut s'adresser aussi à toutes les mamies de la terre...)
Maman, Mamie, Mamie Farlède, Micheline,
C'est le moment où s'ouvre le livre de ta vie...
Nous pensions vivre encore des années avec toi, nous pensions que nous avions encore le temps. Il est difficile d'écrire, tes enfants, tes petits enfants, tes amis sont là. Notre émotion est grande. Dans notre coeur nous te parlons et dans notre mémoire nous conservons tous un moment où tu as été heureuse et où tu nous as rendus heureux.
Tu as été notre mère puis la grand-mère de nos enfants et enfin l'arrière-grand-mère...Nos enfants sont ici, dans cette église, leur chagrin est immense...Leur mamie était jeune, elle leur racontait des histoires qui les faisaient rire, elle buvait un petit verre avec eux, elle souffrait quand ils souffraient, elle les écoutait. Pour eux, j'ai envie de crier : "Mamie, reste encore, c'est trop tôt! "
Et tes amis...J'ai senti leur douleur. Avec eux aussi tu étais la confidente, tu te ressourçais en eux et ils se ressourçaient en toi. Tu savais donner et tu savais apprécier ce qu'ils t'offraient. Quand ils étaient désespérés, tu les rendais précieux.
Maintenant, nous trois enfants, nous avons perdu notre père il y a longtemps, notre frère... Tu nous laisses et nous sommes de vieux orphelins un peu fatigués. Aide nous maman, aide nous à travers nos enfants qui t'aiment tant.
(Texte écrit et lu par Chantal le 3 janvier, jour des obsèques).
Conseil : si vous lisez ce texte, de grâce, prenez le temps d'apprécier chaque mot qui exprime un sentiment profond. Ils sont simples. Ils sont sortis droit du coeur. Lors de la lecture à l'église de La Farlède, le débit lent de chaque terme, profondément ressenti par la conceptrice et lectrice n'a laissé personne insensible. Quel courage pour être allée jusqu'au bout!... Bravo Chantal!