Archives, informations, recherches, généalogie, antécédents : Di Costanzo, Balestrieri, David...puis souvenirs scolaires, références musicales...
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Apparemment, cette gare ne présente aucune architecture particulière contrairement à celles de Philippeville, de Bône ou d'Alger. Mais entre ces villes des échanges constants en voyageurs et en marchandises assurent un trafic laborieux. Constantine est très bien située géographiquement en formant un "noeud" de communication économique, base de son essor. La ligne Philippeville-Constantine a été construite au moment où nos ascendants, Di Costanzo et Balestrieri quittent l'Ile d'Ischia où ils ne font plus de recettes: les vignerons sont touchés par l'oïdium de 1860. Antoine Di Costanzo, notre pionnier, participera au creusement du tunnel de Philippeville, son nom est encore gravé à l'issue du côté du cimetière Européen. Quant à l'ex-professeure Philomène Balestrieri la tourmentée et son mari Nicolas, tous deux travailleront les années suivantes sur la ligne pour la pose des rails avant de devenir propriétaires aisés, grâce à leur vertu d'économes. Ils ont tous commencé par être salariés de la Compagnie P.L.M. (Paris-Lyon-Marseille). Cette dernière sera Nationalisée pour s'appeler C.F.A.( Chemins de Fer Algérien). De cette gare active, ayant dormi à l'Hôtel Terminus, à dr. du cliché, je garde un souvenir olfactif particulier. Les "drezzins", au petit matin, s'échauffaient en dégageant une odeur de "gas oil"consumé laquelle mélangée à l'air frais matinal m'enivrait de cette drogue malsaine analogue à l'acétone qu'on se refuse à humer mais qu'on hume quand même. Aujourd'hui, on a inventé un nouveau vocabulaire comme environnement, pollution, terminologie ignorée dans les années 50.