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Archives, informations, recherches, généalogie, antécédents : Di Costanzo, Balestrieri, David...puis souvenirs scolaires, références musicales...

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1944 - Balestrieri Roger et Melak Jean=

<Photobucket(cliquez sur la photo)
Aujourd'hui, c'est la St-Roger. C'est par mon cousin germain portant ce prénom que tout a commencé quand, en 2003,  il me mit devant mes responsabilités. Pressentant instintivement sa fin proche, il me téléphona ces propos lourds de conséquences : "Il est de ton devoir d'écrire quelque chose sur ton père". Il s'agit en effet de Philippe Di Costanzo pour lequel il vouait une admiration sans borne. Tout jeune, il dormait entre son oncle et sa tante Françoise ce qui tisse des liens indéfectibles. Toute la vie, il sera attentif à son oncle,  son père spirituel. En cette journée du 10 novembre 1982, il sera le dernier de la famille à l'avoir vu vivant, en l'accompagnant sur son lieu de travail. Les conversations tardives de la veille retarderont papa Ce n'est point dans ses habitudes.. Pour se racheter, Roger l'emmera en véhicule et se séparera de lui pour prendre la direction de Nice. Le soir même, il apprend l'accident fatal de son oncle qui venait de franchir ses 88 ans. La nouvelle va le terrasser et le marquer pour longtemps. En signe de reconnaissance et pour ne pas oublier, il me demanda arbitrairement d'écrire un texte à la mémoire de celui qui aura influencé 12 enfants : quatre des siens et huit autres neveux. Philippe ? Un être hors du commun. Roger aura juste le temps de déchiffrer mes pages d'essais avant le produit fini. La première ébauche terminée en 2003 sera suivie immédiatement de son décès en 2004. Il pleurera à chaudes larmes en lisant mon texte. Trop ému pour continuer la discussion lui à Grenoble et moi à Montauban. Je l'ai entendu pleurer. Cet effet inattendu sur l'esprit des autres sera le point de départ pour continuer mon oeuvre de mémoire. Qui reste-t-il comme témoin pour assumer cette tâche? Je n'en sais rien. Alors, je continuerai à écrire, à écrire autant que faire se peut. (Gérard)
Observation du cliché. Nous sommes en 1944, deux camarades du régiment  : Roger et  Jean Melak.Tous deux ont le visage grave. La tenue est loin d'égaler l'élégance de scène de la Première guerre Mondiale On remarque que les chaussures lacées à la va-vite ne sont plus le souci ridicule des gradés. A quelques kilomètres de là, c'est l'enfer, on s'entretue. Le Monte Cassino laisse des traces. Il me racontait que ceux pour qui c'était le baptême du feu, pris d'un tremblement incontrôlable de tout le corps, on leur faisait boire de l'alcool à brûler dénaturé. (surtout ne le faites pas!...). Tétanisés comme ils étaient, ils se seraient mis à portée de l'ennemi. La bataille fut rude. Roger laissa la famille sans nouvelles durant des mois. Il participa à la Libération de la Provence et de la Principauté de Monaco. Le Prince Rainier lui reprocha de ne être venu le trouver en 1963, lorsque mon cousin quitta l'Algérie. Cette reconnaissance envers les Libérateurs honore le Prince. Roger en fut touché.
Autre lien affectif : sa grand-mère Philomène (1859-1945). La St-Sylvestre de 1944 fut marquée par le déclin de notre grand-mère. J'ai déjà relaté comment cette période fut vécue par elle immobilisée sur son lit et par Roger sur le champ de bataille, coupé du reste du monde.Au préalable, il faut relever le fait que dès la naissance de son petit-fils comme au temps biblique, l'aîné mâle bénéficiait de toutes les faveurs. Dans un état semi-comateux, elle appela jusqu'à son dernier souffle son petit-fils qui la laissa plusieurs mois sans nouvelles. Ce qui accéléra la perte de vitalité qui l'a toujours animée. J'avais alors 10 ans, ce sera le premier corps froid que je verrai. De l'autre côté, au front, on se battait, Roger eut la désagréable surprise d'apprendre le décès de sa grand-mère savez-vous comment? Par pur hasard, un camarade de régiment originaire de Philippeville ouvrait son colis. Le contenu était enveloppé dans du papier journal, pages de la "Dépêche de Constantine". Son copain tomba sur la rubrique des décès, l'avis mentionnait le 7 janvier 1945.
- "Roger, je lis le décès d'une Philomène Balestrieri...elle est de ta famille?
                Pensez donc au choc que subit notre Roger. Grand-Mère et Petit-Fils ne se verront plus. Ce sont les bienfaits de la guerre..A la mémoire de Balestrieri Roger (1922-2004)

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