Archives, informations, recherches, généalogie, antécédents : Di Costanzo, Balestrieri, David...puis souvenirs scolaires, références musicales...
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Historique de la maison.-
La 2nde Guerre Mondiale vient juste de se terminer. La famille de Jean Balestrieri suit le courant de l'époque c'est-à-dire l'exode rural. Elle quitte le domicile du Beni Melek pour s'installer dans cette villa cossue située au terminus de la Rue du Ravin. Le premier contact avec cet immense bâtiment m'a glacé le dos : dans la cuisine un obus allemand avait creusé un puits gigantesque et ouvert le toit aux intempéries. Jean, homme d'affaires exceptionnel, avait une méthode qu'il m'a enseignée et qui m'a été précieuse par la suite : " Si tu veux faire affaire, il faut qu'elle soit véreuse...car personne n'en veut et c'est à toi de réfléchir et de faire des propositions." En effet, la blessure subie sur la construction n'avait pas attiré d'acquéreur. Le seul défaut sera son exposition. Maigre pourcentage d'ensoleillement comme toute la Rue du Ravin. Mais l'espace vital s'approchait de celui d'une caserne.
Observation du cliché : Henri le dernier né, fier comme Artaban joue avec un bambin (?) et un petit lapin. Scène touchante. Ils sont sur le balcon ombragé, couvert d'une glycine envahissante. En arrière-plan, la maison ensoleillée a son entrée dans la Rue Magenta au bout de laquelle se trouve la clinique De Lorgeril. Un an après, elle sera transformée en bâtiment scolaire. La situation territoriale unique sera différente de la villa. Dans cette dernière, au rez-de-chaussée, sont venues s'installer 3 familles indigènes dont celle d'Ahcène, l'homme de confiance de Jean, toutes originaires de la propriété du Beni Melek et celle de Mattera le coiffeur. Au premier étage, le "proprio". Deux évènements dramatiques vont entacher l'historique de la maison des Balestrieri : le décès de Philomène, le 7 janvier 45 à l'âge de 86 ans mais plus douloureux encore celui de René en 49, mort accidentellement à 20 ans.