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Nous sommes un groupe d'élèves venu passer la journée au domaine "De Cassar". Au centre, le frère Jules, prénom d'emprunt, affectionne particulièrement les sorties du jeudi vers la campagne. Quand on a enseigné, on comprend mieux que le plein air soit nécessaire pour décompresser. Il s'entoure le plus souvent de jeunes des classes 6° et 5° dont il assure les cours. Avec lui c'est la marche à pied. La destination est souvent la "Prise d'Eau", lieu-dit atteint en empruntant les "Quatre-Chemins" après les Portes des Aurès. Mais, ici, nous sommes pour la journée entière à profiter de la nature. Il n'est pas rare que la canicule débute au printemps. C'est le cas pour cette journée de sortie.
De g.à dr. au fond : Baretta Roger (+)-Guichaoua- Pappalardo Christian- Ferrandis- Ferraro Louis.
Devant : Grilli, Frère Jules et Carrillo.
Portrait du frère Jules : originaire du pays de Perpignan où il finira ses jours, il surprenait par son verbe coloré et son accent catalan. Quand il était en colère il ne s'encombrait pas de salamalecs : les mots grossiers qu'il employait, au lieu de nous heurter, au contraire, nous rapprochaient de lui parce qu'il s'identifiait à l'homme familier plus qu'à l'homme précieux.
La discipline faisant la force principale....On veut me convaincre qu'un coup de règle sur les doigts traumatise, votre serviteur actuellement a une dextérité digitale suffisante pour vous prouver le contraire. Le professeur catalan réglait ainsi la discipline de la classe. Cependant, ce qui nuit le plus, ce n'est pas le système coercitif, mais plutôt le mépris de l'élève. Dans ce cas, il n'est pas près d'oublier...On l'oublie trop souvent. Je m'adresse aux théoriciens utopiques qui, sans le vouloir, ne sont pas étrangers à la dégradation du bel édifice qu'est l'Education Nationale.