Archives, informations, recherches, généalogie, antécédents : Di Costanzo, Balestrieri, David...puis souvenirs scolaires, références musicales...
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Passons aux choses sérieuses : juin 1959, c'est la période du concours, elle dure deux jours. Le top du départ a été lancé par le chronométreur homologué, il fait partie de la Maison Leroy de Limoges, sous le label de la fameuse marque "Remington". A partir de cet instant, les yeux rivés sur le texte imposé, il s'agit d'oublier le clavier maîtrisé auparavant par de nombeuses gammes, comme pour le piano et faire le moins de fautes. Mlle Eshembrenner avait adopté un procédé qui est la base de toute pédagogie efficace : on devait repéter une ligne du même mot, si une erreur s'était produite, il fallait taper une ligne supplémentaire, autant de lignes que de fautes. Principe basé sur la mémoire digitale trop souvent oubliée dans l'Education Nationale, où l'orthographe n'a accusé qu'échec sur échec parce que toute méthode de ce genre était classée archaïque . Cette journée de concours est fébrile. Les bécanes sont numérotées ainsi que les copies nominatives. Au top! on ramasse les copies dactylographiées et on compte combien de mots à la minute ont été traités (les normes françaises seraient de 5 lettres par mot) . En pleine épreuve, Marie Di Costanzo, sur la machine n°16 est en train de donner le meilleur d'elle-même. Par ailleurs, elle s'est révélée très performante en sténo (yeux bandés); elle est sortie 1° de la catégorie Degré Supérieur. Cette volonté de vouloir être parmi les meilleurs sinon la meilleure va la propulser, au cours de sa carrière depuis le secrétariat de base jusqu'au Fondé de Pouvoir d'une Banque du Var au cours duquel elle va montrer toutes ses compétences.