Archives, informations, recherches, généalogie, antécédents : Di Costanzo, Balestrieri, David...puis souvenirs scolaires, références musicales...
<
(cliquez)
Nous sommes le 27 mai 1960 à Philippeville, Rue des Aurès. Gérard est libéré de ses obligations militaires depuis 1 mois, après une absence de 28 mois, on n'apprécie que mieux les retrouvailles. C'est aujourd'hui son anniversaire. Les bouteilles sont vides. Souvent, nous consommons du muscat "made in O.Louach" que Philippe réussit à merveille, voilà donc pour "l'arrosage" au premier étage en présence des parents. Sur la table, nous sommes au dessert, il ne reste que des "cadavres" de contenants. Les parents gagnés par le sommeil nous incitent à rejoindre le rez-de-chaussée pour la suite... en musique. Là, c'est du jazz toute la nuit arrosé non plus au vin mais aux alcools plus toniques... Ce qui ne manquent pas de faire carburer les instruments jusqu'aux aurores.
Au violon, Georges Noïque, encore jeune, avant d'adopter la contrebasse en remplacement de son frère aîné Jean-Pierre (+) parti à l'armée. Pour les deux, le professeur a été Madame Hubiche, bien connue dans le milieu musical Philippevillois. Leur maman, institutrice et maîtresse d'application, a élevé dignement deux autres filles lesquelles étaient pianistes. Voilà une famille de musiciens. Profil coupé à droite, c'est Giraud Di Costanzo (saxophoniste), sa position est la preuve que le repas a été copieux. Sur le piano "Henri Hertz" le portrait de Marie Di Costanzo (+).
observation du cliché : Rideaux tirés à gauche, cette porte fenêtre donnait sur le balcon d'où l'on dominait la ville sur 180°. Sa situation privilégiée sur les hauteurs permettait de balayer du regard l'Ile Srigina, le port, le Centre ville,l'église, la mosquée... Valée, le Col de Bissy. Pendant la 2°Guerre Mondiale, ces vitres étaient scotchées pour éviter les éclats lors des bombardements. Il fallait aussi suspendre un rideau noir opaque pour qu'aucune lueur ne soit visible de l'extérieur. Dès l'alerte, une voix monotone et lugubre couvrait la cité en ces termes : "Does light, does light...éteignez vos lumières, éteignez vos lumières". Un soir, nous nous sommes fait épingler par une patrouille. Le responsable se déplaçait en s'éclairant d'une lampe dynamo, il ne ménagea pas ses propos en raison de la "fuite" insignifiante qui filtrait à travers l'écran noir.
Quant aux persiennes, elles sont adoptées sur le pourtour de la Méditerranée. Bien étudiées pour l'aération, les rayons solaires se heurtent aux lamelles car il faut noter qu'en période caniculaire, lumière égal chaleur.