Archives, informations, recherches, généalogie, antécédents : Di Costanzo, Balestrieri, David...puis souvenirs scolaires, références musicales...


(faites-moi la grâce de barrer le "s" de Cent mille raisons, erreur de l'imprimeur)
"Demandez l'Programme! "
(Ceccarelli Jackie et Josiane Gérin dans une pièce de Labiche: "L'Affaire de la Rue de Lourcine".
Josiane, Jean-Pierre Pauzié, et Serge Regourd et Michel Larroque dans la même pièce.









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n°8 n°9 n°10
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Photo n°1 : le talentueux William Lafage (+) à la guitare électrique.
Photo n°2 : de g.à dr. Luc Regourd (clarinette) derrière Jean-Pierre Pauzié (Saxo), Gérard
Garrigues (clarinette) et Marcel Rous (trompette)
Photo n°3 : Josiane Gérin dans "Le Chanteur de Charleston".En arrière plan Pauzié et Jouves.
Photo n°4 : Marc Gayet au piano (N.B.- la salle est archicomble)
Photo n°5 : Marie-Paule Raucoules, Régine Verghnes, Françoise Pauzié - Chorégraphie de Régine.
Photo n°6 : Paul Lebaleur dit Pollux.
Photo n°7 : Michel Larroque ( ne pas confondre avec Michèle Larroque artiste médiatisée....)
Photo n°8 : Robert Laborie
Photo n°9 : Jean Rossignol chante Brassens.
Photo n°10 : "The Guepian Jazz"
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13 mars 1963-13 mars 2008 : heureux anniversaire
Mon affectation au Collège de Laguépie
Contrat de 10 ans dans un lieu richissime dans la simplicité.
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Commentaires ou vocation d'un C.E.G. Rural. Simple coïncidence, la fermeture de cet établissement marquera la fin d'une ère. Cette ère rurale nostalgique a vu les villages grouiller de monde. L'asphyxie de son économie aura pour conséquence une issue dramatique pour Laguépie. Après l'implantation des Coopératives, nous assistons à celle des G.A.E.C., l'agriculture de "papa" est bel et bien vouée à disparaître. L'industrialisation à outrance dans tous les secteurs d'activités va paralyser l'expansion d'un village alors en plein essor. La poste, la gare, les commerces survivent péniblement. Sur ce déclin, les élus accusés à tort n'y peuvent rien. Ici, on vit intensément le quotidien.Un mariage en liesse, la peine exacerbée d'un enterrement, la fébrilité lors de la période électorale, tout cela atteint un degré de sublimation. C'est Laguépie, mon village d'adoption. En 1962, après une demi-vie passée dans de perpétuels conflits, je ne souhaitais plus qu'un coin tranquille. Je l'ai obtenu. Trop tranquille au départ pour mon couple qui avait ses habitudes de citadin. Mais au fil du temps, on découvrira tout sauf l'ennui et la monotonie. Les Passions du villageois, les passions humaines à elles seules nous sensibilisaient aux problèmes individuels ou collectifs. Je pouvais me considérer comme ignare dans le domaine précis de la Connaissance de l'Homme. Le bouquin, c'est bien. Le vécu c'est mieux. Cette expérience Guépienne me sera des plus utiles par la suite.
1965 : Fin d'une ère? Oui, incontestablement! Pas seulement sur les moeurs, comme il faut l'admettre, mais aussi sur l'économie d'un pays. Pour l'obtention du titre de Directeur à 5 classes et plus, l'entretien portait sur une question d'histoire. Selon ma perception, je faisais part de mon analyse. Avant même l'abord du dernier quart de siècle, je me suis aventuré à relever les deux dates historiques du XX°. La guerre 14-18 et "Mai-68". Si l'on considère que la Seconde Guerre Mondiale est dans le prolongement de la première avortée, je pencherai donc pour ce choix. Nul n'est infaillible! Le premier grand évènement est d'observer, sur certains sites de travail , le remplacement de l'homme relayé par la femme. L'effet Olympe de Gouges commence à se concrétiser. A la fin de 39-45, De Gaulle lui accorde le droit de vote, relais qui va lui donner un statut de plus en plus renforcé après 68. Et Laguépie que devient-il? Pendant l'évolution des moeurs à l'échelle nationale, la femme de la campagne, tisse la toile de son autonomie renforcée: élevage parallèle des palmipèdes comestibles, utilisation du chéquier...Auparavant, disposant des recettes réglées en liquide, l'homme de la Foire Guépienne s'attardait dans les cafés du village, il y déjeunait et ne revenait que tard en fin d'après-midi, maître absolu de la recette, il ne se privait pas de plaisirs. On m'a raconté qu'avant mon arrivée, il existait une "Maison de Passe". Cette liberté est verrouillée et en même temps elle sonne le glas du tiroir-caisse du commerçant. Pourtant la notoriété de cette commune est incontestable : foire aux veaux, foire aux châtaignes, les meilleures pour les marrons glacés....usines de chaussures, situation stratégique pour le paysan des trois départements limitrophes...
Pour accélérer le processus d'affaiblissement économique, le Pouvoir Central n'hésite pas à exterminer le coeur vital de la jeunesse, le Collège. Preuve est faite par mes reportages que cette décision précipitée ne se justifiait pas. Et combien d'autres villages dans ce cas vont payer les frais d'une politique Jacobine qui dirige tout ce monde vers le "formica des cités de banlieues".
Témoin du baby-boom de l'Après-Guerre, cette jeunesse que vous découvrez est le dernier soubresaut des Guépiens de souche, les ascendants sont là depuis des siècles. "Aujourd'hui, j'ai peine à retrouver de véritables Guépiens, je m'y sens esseulée ....": ce sont les propos recueillis auprès d'une survivante. Nostalgie! Nostalgie! Il ne reste plus que les murs pour parler du passé et quelques vaillantes familles qui s'accrochent aux Racines. Pour ma part, Laguépie sera l'expérience prolifique de ma carrière d'enseignant. Pour un déraciné, me voilà de nouveau bien enraciné. Un brin de reconnaissance de ma part n'est pas superflu!