Archives, informations, recherches, généalogie, antécédents : Di Costanzo, Balestrieri, David...puis souvenirs scolaires, références musicales...
(cliquez : aujourd'hui anniversaire du décès)
Le 22 juillet 1971, à 12h30, après de longues souffrances, à la Loubière (Toulon) décédait Françoise des suites d'une longue maladie. Les deux dernières années, elle avait eu la chance de prendre dans ses bras ses 3 petits-fils aînés dont le plus âgé avait tout juste un an: Stéphane, Christophe et Pierre-Philippe.
Née le 1er Avril 1901 à l'orée du XX° siècle !!! Françoise aura une santé précaire dès sa première enfance. De ce fait, l'assiduité en dents de scie à l'école de Damrémont (arr. de Philippeville) sera compensée par le soutien scolaire assuré par sa maman ex-professeur. Cette situation frustrante développera en elle une avidité d'apprendre tout au long de sa vie. Héritage heureux pour ma part. Ayant traversé des périodes éprouvantes sur le plan du confort matériel,( v. mon manuel sur les Balestrieri), elle affirmait que la Connaissance est le seul bien que nul ne peut vous ôter. Aussi m'avait-elle forgé à procéder quotidiennement à un bilan de mes activités. C'est ainsi que de fil en aiguille et au cours de la vie, sans même s'en rendre compte, l'individu est en constante progression . Voilà une recette à ne pas perdre. Autre formule léguée : l'opulence ne dure qu'un temps, préparez-vous à connaître "les vaches maigres", en attendant il vous faut apprécier le bien-être. Qui oserait infirmer cette évidence?
Portrait du personnage: Passionnée, passionnée dans tous domaines, elle détestait la médiocrité. Impulsive, non rancunière, capable de causer des dégâts autour d'elle - comme une authentique Balestrieri- mais aussi capable de les réparer dans un élan de générosité. Objective, très objective, prête à contrarier son clan familial. Psychologue, elle cernait un personnage au premier contact : elle ne s'est que rarement trompée sur le caractère d'Untel. Comme son frère Jean, elle possédait un flair animal, aptitude enviable quand il s'agit de faire des affaires. Malgré cette maturité d'esprit, il se dégageait d'elle une naïveté d'enfant. Paradoxe.S'il n'y a que la Foi qui sauve, elle l'a eue jusqu'au bout...Elle a passé sa prime jeunesse parmi les jeunes mouquères, et indigènes qu'elle respectait et elles la respectaient. Qui peut oublier les gestes d'attention qu'elle distribuait généreusement sur le perron de la villa Rue des Aurès?