Archives, informations, recherches, généalogie, antécédents : Di Costanzo, Balestrieri, David...puis souvenirs scolaires, références musicales...
(cliquez)
Avec la Caserne de France, la Caserne Mangin prenait à Philippeville le titre de ville de Garnison. Après le Régiment de Tirailleurs Sénégalais - sur le cliché - le Régiment de Parachutistes viendra le succéder. C'est dans sa tenue de "para" que Balestrieri René,en 1949 à un mois de la quille sera écrasé par le véhicule qu'il conduisait. Accident produit de la manière suivante : tandis qu'il téléphonait à sa fiancée, une fille Monti pour la dernière mise au point de son mariage, son G.M.C. stationnait sur le trottoir Rue Valée devant le magasin de tri d'agrumes, appartenant à Jean Balestrieri, son père. Ahcène, voyant le camion s'avancer par suite d'une défection de frein, alerta René qui s'est précipité dans l'habitacle. Coincé entre le mur et le camion, il n'en sortira pas vivant...Sa caserne était celle du cliché.
Anecdote. A une dizaine de mètres à g. Mr Emery, avait son laboratoire de charcutier. Par ce côté réservé, papa venait prendre les commandes de porcs qu'il fournissait à la "Charcuterie Parisienne", sa réputation n'était plus à faire. Pendant que j'attendais mon père dans la cariole à cheval, un Sénégalais vint à passer. Ses chaussures cloutées accentuaient le bruit des pas cadencés sur le bitume, très cadencés au point que j'eus l'audace innocente de compter "Une, Deux..." Vexé, le gradé en uniforme vint vers moi en me menaçant. Je tremblais de peur : je n'avais que 6 ans...Depuis, j'ai compris qu'il ne fallait pas provoquer la susceptibilité...d'un Sénégalais. Les évènements de 1945 me donneront raison. Les indigènes commirent l'erreur de s'attaquer à l'un d'eux en uniforme. Le déchaînement dans les rues fut mémorable. (page d'histoire vécue)