Archives, informations, recherches, généalogie, antécédents : Di Costanzo, Balestrieri, David...puis souvenirs scolaires, références musicales...
Dans les rues de Philippeville, on voyait souvent un groupe de fillettes arabes sauter à la corde. Soit individuellement, soit collectivement. Elles chantaient des comptines en Français déformés comme : - A la salade ! Zi souis malad' ! A l'oubital ! Zi souis barti ! Avèc di l'houile i di berci ! Zi souis guiri !(traduction : A la salade ! Je suis malade ! A l'hôpital ! Je suis partie ! Avec de l'huile et du persil ! Je suis guérie !...Occasionnellement, elles interrompaient leur séance au passage dérangeant d'une cariole puis reprenaient de plus belle: Sa Tatouane, Darimou, fi Stoura y a di bassâ! (Saint-Antoine, Damrémont, à Stora il y a du poisson) Et la rangaine reprenait en mouvement perpétuel, monotone mais bien rythmée. Parfois elles doublaient les cordes, en introduisant deux ou trois sauteuses à la fois. A mon étonnement, elles agissaient avec dextérité dans une synchro parfaite.