Archives, informations, recherches, généalogie, antécédents : Di Costanzo, Balestrieri, David...puis souvenirs scolaires, références musicales...
Le 15 août, on fête les Marie. Toutes familles confondues, on n'en compte pas beaucoup. Pourtant, ce nom, trait d'union entre l'Orient et l'Occident, Marie pour les uns, Myriam pour les autres devrait enregistrer la plus grande fréquence. Est-ce une forme de pudeur vis-à-vis de Celle qui fut Parfaite? En tous cas, en Algérie, beaucoup de musulmanes La vénéraient. Je m'aperçois qu'en Métropole, Elle continue d'être La représentante La plus honorée, toutes communautés confondues.
(cliché 1)
(cliquez pour le plein écran)
(cliché 2)

(cliché 3)
Du côté des David, ce prénom était plus répandu aux XVII°, XVIII°.... Nous relevons (cliché 1) Marie ( Anne) Giacometti (1883-1981)et (cliché 3)sa trisaïeule Marie Morel, Marie Guétal, mineure (1), fille de Valérie David, ne peut figurer sur le blog. (cliché 2) sa bisaïeule Marie (Caroline) Cusson (1971-).
Du côté des Di Costanzo, il y eut des Maria... Ma soeur, prénommée
Marie-Madeleine (1938-1997), ne devrait pas figurer ici. Mais, plus pratique, tout le monde l'appelait Marie.
Balestrieri Marie (1900-1956) née Di Costanzo, était l'avant-dernière fille de la famille Di Costanzo Jean-Baptiste et Marie Anne. Soeur de mon père et de Brigitte (v. plus loin), elle a été ma marraine désignée par mes parents. Personnage remarquable. Elle se démarquait de la lourdeur paysanne. Du charme avant tout. Alliant élégance et simplicité convoitées par son entourage féminin. S'intégrant dans tous les milieux de la Société, qualité rare. Voix harmonieuse, agréable, en harmonie avec son physique. Quand je franchissais le seuil de son appartement près du marché de détail, Rue Antoine Bruno, c'était cette odeur de pâtisserie raffinée qui m'investissait. Bien que gâté par ma maman, elle aussi douée pour la pâtisserie, gourmand, j'enviais mon cousin Ange d'avoir une maman si douée pour les sucreries dont je raffole. Après une bonne partie de l'après-midi passée chez elle, repu de gâteaux, je quittais l'appartement avec ma maman pour rejoindre une autre tante, Françoise Di Costanzo, belle-sœur. Les deux balcons jouxtaient. Ces visites ponctuelles m'ont fait découvrir la psychologie d'un personnage sensible. Dans ce cas, plus vous l'êtes, moins le vie ne vous fait de cadeau. Sa santé va décliner vers la cinquantaine, elle mourra à 56 ans emportée par une leucémie. Consciente qu'elle vivait la dernière phase, sur son lit, terrassée par la douleur, elle me légua ces paroles si bien accueillies:
- " Gérard, quand tu es en conflit avec ton épouse, que la querelle prend des proportions importantes, pour te calmer, imagine-toi qu'elle soit morte à l'instant où, débridé, tu ne peux te contrôler.Tu maîtriseras ta furie".
Autre conseil qu'elle me légua sur son lit quelques heures avant son dernier soupir:
- "Gérard, dans ton couple, ne rate pas le départ..."
Expression brève. Observation judicieuse. Expérience affirmée. Je ne reçus d'elle aucun cadeau matériel, mais ces deux conseils pertinents ont vite pris l'ascendant sur les aspirations d'enfant. Les cadeaux institutionnalisés ne font que rendre les gamins plus capricieux. Je suppose qu'arrivée au terme de sa vie, Marie faisait aussi un bilan, en l'exprimant sous forme d'adage.
A vrai dire, je me rendrai compte par la suite qu'un mauvais départ, dans tous domaines entraînent des enchaînements défectueux, non seulement pour une course de 100m sur piste mais dans la vie pratique. Un bon début ou un mauvais début détermine la réussite ou l'échec, dans l'apprentissage, dans la carrière professionnelle, dans les relations interindividuelles...
(1)- Il n'est pas inutile de rappeler que les enfants mineurs- âge actuel- ne doivent pas figurer sur le blog. Je m'aperçois que peu d'entre nous respectent cette règle. Comme sous le Régime de Pompidou, on devait accepter la Pub à la TV à condition de protéger les enfants, en interdisant qu'ils participent à la promotion d'un produit. Figurez-vous! Les lois sont votées en général elles sont peu appliquées. Ou sous des apparences dociles, on laisse passer le temps et on continue en faisant fi de la loi. Il en est ainsi pour beaucoup de textes. Pourtant, près de 600 législateurs au Parlement nous coûtent suffisamment cher. Si l'exécutif ne suit pas, qu'en déduire?