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Archives, informations, recherches, généalogie, antécédents : Di Costanzo, Balestrieri, David...puis souvenirs scolaires, références musicales...

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1960 - Jazz Rue des Aurès. Philippeville=



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Historique.-27 ans dans le même quartier ne peut que vous marquer pour la vie. Perchée tout en haut, la villa des André. La fenêtre à l'étage, éclaire le piano sur lequel un Américain Noir ignore qu'en swinguant sur le clavier, il venait de faire naître un engouement pour le Boogie. Cette famille et nous  avons grandi à proximité. La naissance de Georges, le dernier,  nous sera annoncée par la fenêtre qui donne sur la Rue des Aurès. Dans les années 50,  Jacqueline sa soeur, me sensibilisera à G.Brassens. Notre villa la Maison Raux, à droite avec larges ouvertures, sera celle occupée par les Di Costanzo (familles des frères Thomas et Philippe). En 1943, au rez-de-chaussée, les  Coppola (Madame SG au lycée Maupas)  succèderont à la famille de Thomas. Dès 1955, les garçons de Philippe le rempliront .  Favorisé par de larges espaces, c'est là que le jazz va se révéler. En définitive, toute la maison nous appartiendra. Bien que la photo semble montrer le contraire, les voisins sont loin. Et en avant la musique! Une bande de copains jazzies va ici nouer un lien d'amitié qui perdure encore aujourd'hui. Ambiance saine. Comme on n'en rencontre peu aujourd'hui. Pourtant, quelquefois, la maman Di Costanzo Françoise, s'inquiète des débordements de jeunesse, elle descend vérifier les éventuels abus d'alcool.
- "Attention de ne pas boire d'alcool!" Insiste-t-elle, en nous observant avec un regard inquisiteur.
- " On ne boit que de l'eau" réplique Georges en montrant ostensiblement une bouteille pleine de liquide incolore dissuasif. A vrai dire, c'était de la vodka!!!!
              Rassurée, la maman va se coucher, en laissant la jeunesse autour de la table à jeux. Ambiance bon enfant, simple, riche et suffisante au cours de cette période marquée hélas par les "Evènements" tels qu'on les appelait.


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Giraud Di Costanzo au soprano, Georges Noïque au violon, avant de passer à la contrebasse, Gaby Teuma à la Trompette, et Gérard Di Costanzo au piano. (photo déjà éditée )Photobucket
Avant de jouer, on se restaure. Evidemment, la musique ne peut se passer de bons mets. Entre jeunes, les soirées commencent ainsi. Giraud cuisine, Georges va participer aussi aux préparatifs. Une fois le dîner terminé, on passe aux instruments. On swingue, on swingue tard dans la nuit. Mais, au-dessus les parents doivent dormir pour entamer fraîchement la journée. Alors, on entreprend une partie de poker - ci-dessous-. Entre copains, il n'est pas question de jouer avec de l'argent comme mise. On se contente de compter les jetons. Mais la boisson entretient un climat euphorique. Le couvre-feu nous impose de rester cloîtrés, ainsi, la nuit blanche nous fera dormir tard dans la matinée. C'est l'été, malgré la proximité de la mer, les nuits sont très chaudes. Tout le monde s'est mis torse nu : Georges et Guy Ramos. (de g. à dr.) . Guy (+1974) a été le batteur du groupe pendant que le titulaire Albert Di Costanzo faisait son service militaire.
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