Archives, informations, recherches, généalogie, antécédents : Di Costanzo, Balestrieri, David...puis souvenirs scolaires, références musicales...
(cliquez)
Observation du cliché : Age 22 ans. Régiment des Spahis. Sabre. Turban. Voici en quelques mots le portrait du combattant orientalisé de la Guerre 14-18. Mon père.
Introduction. Sur demande pressante de son neveu, feu Roger Balestrieri, après avoir écrit une biographie sur le personnage central, Philippe Di Costanzo (1894-1982), il convient de rappeler quelques extraits sur cet ouvrage tiré en 2003 en dix exemplaires et donc réservé à peu de membres des familles B.D. (Balestrieri/Di Costanzo). Pourquoi cette ouverture à l'échelle d'un blog? Parce que cet homme demeure la référence dont la mémoire ne doit pas s'effacer. Si l'on peut trouver en lui une vie exemplaire,et si l'on peut mettre en valeur des repères pour nos descendants, pourquoi se taire : occulter les exemples légués, il y va de l'avenir de notre Civilisation, suffisamment atteinte eu égard aux valeurs humaines.
L'homme aux ressources inépuisables.
Portraits sommaires : Né en 1894, sous le signe zodiacal méconnu des astrologues, celui du phylloxéra ( grave maladie de la vigne), Philippe sous des apparences qui le montre résistant aux rudes épreuves est au contraire, un être hypersensible et hyperémotif. C'est un paradoxe.
Taille environ 1,65m. Yeux bleus, mi-innocents, mi-malicieux. Cheveux suffisants. Front dégarni. Moustaches taillées discrètes. Voix voilée. Très smart le dimanche, avec chapeau-cravate. Vieilleries, les autres jours. Peu envahissant mais présent. Traits particuliers : la sobriété en tous domaines. Ni buveur, ni fumeur, ni coureur, mais travailleur...
Sa polyvalence : cavalier passionné et complicité fusionnelle avec le cheval (étymologiquement son prénom n'est pas étranger...). Cuisinier? il l'a été. Agriculteur, agrumiculteur, viticulteur, éleveur mêlant la pratique à la science. Vétérinaire. Charcutier pour sa famille et ses proches, tout produit fait de ses mains doit être incomparable. Radiesthésiste sourcier. Syndicaliste: présidence plusieurs fois reconduite. Pédagogue auprès de ses enfants et neveux. Musicien : cornettiste chevronné et pianiste en dilettante. Horticulteur et paysagiste, les dernières années. Humaniste? Oh! Combien!
Ses vertus. Mysticisme non contemplatif mais actif. Stoïcisme. Ce qui me permet de lui adjoindre un substantif largement mérité. Philippe-Job pour son ardeur au travail et Philippe-Job pour ressembler au personnage biblique terrassé par tous les malheurs et rebondissant sans cesse. Cette année 1982, le destin fera que son corps rebondisse cette fois autrement : il sera happé par une auto assassine, du passage protégé à quelques mètres, baignant dans son sang. Comme Molière, mort sur scène, lui, il expirera avec son sécateur et ses outils en pleine activité : il avait 88 ans.
Conclusion : sans l'idolâtrer, il mérite de faire partie des Immortels au même titre que les Académiciens, selon d'autres critères et autrement que par le canal agréé du Cercle plutôt à la recherche d'un verni d'apparat, sans désavouer sa nécessité. Dans mon bilan, vous serez choqué si je vous confiais combien la modestie d'un paysan cultivé m'inspire plus que le pédantisme de l'intello déformé.