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Archives, informations, recherches, généalogie, antécédents : Di Costanzo, Balestrieri, David...puis souvenirs scolaires, références musicales...

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1943- 1962- 2008 ( 3 nov) - Lycée Racine. Evocation. Anniversaire de Di Costanzo Danielle née David

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                Lycée Racine - Paris.
             Souvenirs persos Cet automne 62, je me souviens d'avoir accompagné ma fiancée au Lycée Racine dont l'entrée se trouvait autrefois Rue de Rome. Bien avant le lever du jour, départ Rue Ernestine à Argenteuil (photo ci-dessous) en direction de la gare.Photobucket(cliquez pour le plein écran)
                Observation du cliché : Ce jour-là, une des rares journées ensoleillées nous fait oublier que la brume n'était pas au rendez-vous. La chambre de Dany est au premier, fenêtre centrale ouverte. Elle y est née, y a grandi. Après une scolarité primaire à Argenteuil, elle est inscrite depuis la VI° au Lycée Racine. L'annexe cubique blanche est une extension qui a permis au Docteur David d'exercer la médecine sans léser la famille quelque peu nombreuse
                         Itinéraire fastidieux, immuable et quotidien pour Danielle. Au lendemain de la guerre, les lycées étaient concentrés sur Paris. Une fois rendu dans la Capitale, il suffisait alors de quitter la Gare St-Lazare et de remonter la rue à droite. Comme si Rue de Rome avait un lien avec Prix de Rome ( titre honorifique destiné aux compositeurs), à quelques mètres, de "magnifiques" vitrines présentaient de "magnifiques" pianos à queue placés dans un" magnifique" hall-exposition. J'exulte. Je crois rêver : je n'ai jamais vu me narguer autant d'instruments de cette taille. La tentation est trop forte : avec une audace inaccoutumée, je me "jette" sur l'un d'eux, à l'étonnement pour certains, à l'indifférence pour d'autres blasés de tout  et à la satisfaction du proprio qui ne demande qu'à faire vivre honorablement les claviers en démonstration. J'attaque les premières mesures pathétiques de ma pièce préférée : " Le Concerto de Varsovie" de Richard Addinsell. Elle est de circonstance pour un expatrié. Cette fureur de jouer est certainement due à un besoin de compensation après le dépaysement entre Philippeville (ci-dessous),avec la mer à l'horizon ...
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               ( photo perso de 1957)
...et Argenteuil, sans horizon. Du soleil Méditerranéen au spleen automnal d'Argenteuil, l'élan ne s'est pas fait attendre : il me fallait porter un rai lumineux, il fut spontanément éclatant...
                    Après une virée dans Paris, après avoir croisé des Parisiens qui ignorent les Parisiens,  après ce désintéressement de l'un pour l'autre, voire le mépris, je rentre au domicile de ma future épouse au summum de mon exaspération. Ma thérapie? Pour me libérer, je griffonne sur un bout de papier ce que ma sensibilité rejette d'emblée. Je griffonne, dis-je, quelques mots acerbes, des plus caustiques envers ces gens qui se croisent, qui s'ignorent. Ces bousculades dans le métro. Cette concentration d'êtres humains condamnés à l'anonymat : cet aspect négatif  de l'homme, ne nourrissant pas la convivialité, me paraît insupportable. D'écrire me soulage et je jette aussitôt mon "remède" au panie
r, il est déjà périmé. Je découvre pour la première fois combien la Capitale que j'avais sublimée, une fois pénétrée dans ses entrailles ne me séduit que par la richesse de ses monuments. Cette culture de l'égoïsme en contraste avec mes promenades sous les arcades de Philippeville m'est encore restée comme une triste constatation avec un soupçon d'amertume. Je conçois très bien que mon beau-père se soit aigri en attendant durant 22 ans le moment de vivre près de la Méditerranée.De la colline du Picarlet à Solliès dans le Var,(photo ci-dessous) il oubliera vite les années passées dans ce qu'à deux nous supportions mal. Dire que mon père Philippe s'était juré en 1918, à la démobilisation de ne plus retourner en Algérie, tant le peuple français Métropolitain s'était montré hospitalier! Exacerbé, profondément déçu, je vis un des plus douloureux moments. Heureusement! Dany et moi profitons de visiter Paris. Bien qu'exténués, le retour au bercail dans la soirée nous incite à reprendre le train le lendemain. Errer en amoureux dans la Capîtale restera tout de même un souvenir savoureux.
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             Vue plongeante sur la vallée du Gapeau aux "3 Solliès".Véritable contraste avec Argenteuil plongé dans la grisaille quotidienne. De l'impressionnisme de Manet sur les bords de Seine à celui de Van Gogh dans la Crau, en comparant leurs toiles, il faudrait mesurer le nombre de lux qui les différencie.

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            Photo de classe ( en entrée de sujet): (
Rang du fond 5ème de g. à dr.)Danielle Di Costanzo née David est à la recherche de ses copines de Lycée. Cette année-là (1961-62) sera une année scolaire abrégée. Elle aura tôt fait de l'interrompre. Cette année-là, il faut la considérer comme date charnière à tout point de vue. Autant de son côté que du mien. Car dans ce blog tout se tient. Le Destin fait les choses de telle façon qu'une rétrospective vous convaincra que vous ne pouviez pas mieux faire. Exemple de convergence où la synchronisation des faits me sidère :
1961 - (juin) : Aimé Cuny s'unit à Jocelyne Barket à Grenoble. (v. chapitre qui suit)
1961 - (juin) : Gérard, votre serviteur, doit passer un examen pédagogique important et déterminant pour sa carrière. Seul pouvant représenter la famille prise dans l'imbroglio des évènements d'Algérie, il ne peut se libérer pour se rendre à la cérémonie dans l'Isère.
1961 - (juillet) : Les Barket-Cuny ne sont plus à Grenoble mais à Hyères entraînés par Monsieur Camilleri (+) de Jemmapes.
1961 - (juillet) : Gérard essaie de se rattraper en traversant la Méditerranée pour rendre visite aux nouveaux mariés.
1961 - (juillet-août) : au Vendôme dans la Ville des Palmiers, le Docteur David a acquis un appartement de vacances. Les balcons sont au même niveau que ceux des Barket. Et voilà comment naît l'idylle. Gérard-Dany ou Dany-Gérard vont poser la première pierre de leur vie conjugale sur ce sol Varois.
1961-62 (rentrée scolaire) : Danielle retourne au Lycée (Photo ci-dessus) et Gérard retrouve sa classe à El Halia.
1962 (novembre) : affectation dans la Région Midi-Pyrénées.

1962 : (22 décembre) mariage civil à Argenteuil
1962 : (29 décembre) mariage religieux à Hyères à l'Eglise St-Louis. (avant de rejoindre le poste au collège de Laguépie dans le Tarn-et-Garonne).
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               Conséquences inavouées : l'union de Dany et Gérard va convaincre la famille Di Costanzo de quitter le sol Philippevillois. Sans cela, elle aurait commis l'erreur de continuer d'exploiter une terre qui leur a joué de sales tours depuis toujours. Espoir inutile. Sans considération,  l'expropriation ne va pas tarder d'affecter l'ensemble des terriens. Indépendamment de leur volonté, Aimé d'abord et Gérard ensuite n'ont fait qu'anticiper sur les évènements. Évènements à la chaîne.
              Conclusion  ou diagnostic sentimental : l'année scolaire 1961-62 doit être considérée comme une date charnière pour la vie des deux êtres... et de leurs descendants. L'ancrage régional associé à la fusion affective, rétrospectivement,  font prendre conscience d'un changement de cap tout à fait imprévisible. Et pourtant, à l'heure actuelle, il est difficile de s'imaginer un autre scénario. Il en est ainsi, me semble-t-il pour beaucoup d'entre nous. A contrario, d'aucuns voudraient procéder volontairement à une autre programmation, les statistiques sont on ne peut mieux révélatrices : en donnant un "coup de canif" dans le contrat, celui ou celle qui veut échapper aux contraintes voit celles-ci occultées durant les premières étreintes, mais inévitablement retrouve d'autres contraintes qui s'ajoutent aux premières...C'est souvent ainsi.
               Je ne crois pas du tout à l'adage " Amour de vacances, amour éphémère". Pour ma part, l'expérience m'a démontré le contraire. C'est l'après-vacances qui est déterminante et tout  dépend ce que vous cherchez en cette période propice à la légèreté des sentiments.
La saison estivale procure des émotions intenses pour lesquelles le soleil n'est pas étranger; mais au-delà de ce conditionnement soumis à l'inconscient, sur deux êtres, il se trame une alchimie de compatibilité selon laquelle, je pense, il est difficile d'échapper.Selon qu'il y ait attirance ou rejet. Séduction ou non.
              
C'est ce même constituant incontrôlable qui peut faire basculer un des membres du couple vers une nouvelle aventure. Les temps modernes multiplient les occasions de "réactions chimiques" compatibles. C'est là que la Raison devrait l'emporter sur la Passion. C'est dans la durée que se construit un contrat sérieux.
               Aujourd'hui, dans la majorité des cas, la jeunesse programme le court terme. Elle n'en est pas à plusieurs idylles près d'où la non nécessité de s'engager. Il serait imprudent de porter un jugement hâtif sur le devenir. C'est à la génération montante  de se prononcer et de faire le
bilan. 
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            1963 (début janvier).- Escapade de couples à Nice et Monaco. De g. à dr. Jocelyne Cuny née Barket et son mari Aimé avec notre sœur Marie Di Costanzo (+), une copine de Danielle à qui nous venons de rendre visite. Puis Danielle Di Costanzo née David et son mari Gérard  "Just Married".
           Entre la première photo et cette dernière qui termine  l'évocation, il s'est passé tout juste 3 mois. En novembre, Danielle encore au Lycée va se marier les 22 et 29 décembre 1962, en ne terminant pas son année scolaire. Au préalable, elle avait déjà envisagé une voie autre que celle du Lycée.

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