Archives, informations, recherches, généalogie, antécédents : Di Costanzo, Balestrieri, David...puis souvenirs scolaires, références musicales...
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n°1
Observation du document.
a) Un peu de vocabulaire sur la technique de la pellicule. Je suis en admiration devant la qualité de cette série de clichés datés d'un siècle et ce avant le numérique. Certes, le soleil Méditerranéen n'est pas étranger à la luminosité. Vous pouvez zoomer, le grain ou nombre de pixels n'a rien à envier à nos photos actuelles. Je pense que les personnages devaient "pauser" devant l'objectif en restant immobiles quelques secondes, d'où la normalisation du terme utilisé dans 20 pauses, 36 pauses... Vocabulaire aussi inattendu au cinéma quand on dit "silence on tourne", tourner un film L'étymologie provient des anciennes caméras sur lesquelles l'opérateur devait tourner la manivelle pour mettre le film en boîte (film= angl.pellicule). Depuis, on n'a pas trouvé de termes de substitution. Curieux, non?
b) Observez le "Repas de Paysan" de Lenain (XVII°s), vous vous apercevrez que le rôle est inversé pour le "Repas Corse" (XIX°s) ci-dessus. Scène surprenante : le service est assuré par un homme (visage coupé) tandis que les femmes consomment. Elles consomment du vin sur le raisin, non conseillés par mes parents lorsque j'étais jeune, en raison d'une fermentation gastrique éventuelle. Selon les produits mis sur la table et selon l'ombre portée, il est environ midi au mois, nous sommes en août de 1910 (?).
c) Identification des personnages : la série de documents que je divulgue a été trouvée dans les archives de Madame David Marie née Giacometti née Micheletti. Elle est née à Olivèse en 1883. Ce qui laisse supposer que les personnages ne sont pas étrangers à ces noms à consonance latine. Consonance distincte de l'Italien par emprunt aux prénoms essentiellement.
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n°2
Observation : même famille, apparemment mêmes personnages, même cadre. Présence de trois générations sinon l'infirmière portant la "Croix Rouge" venue panser les blessures du jeunot. Où se serait-il blessé?
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n°3
Observation. Est-ce un scénario monté par les adultes? Est-ce réellement un accident dû à la carriole renversée. Je sais que ma maman Françoise Di Costanzo née Balestrieri avait été victime du même accident à l'âge de 10 ans, la scène se passait, à la même époque, à un an près à Philippeville (Damrémont). Elle chuta dans un fossé, avec charrette et attelage. Ce qui lui laissa de sérieuses séquelles. En effet, il était courant que les jeunots et jeunottes prennent les rênes pour se déplacer sur les terres. Comme aujourd'hui un adolescent sur un tracteur. Un indice révélateur: ici, les personnages donnent l'impression d'être quelque peu statiques. Est-ce un authentique accident? Est-ce une mise en scène pour le photographe de service? Énigme.
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n°4
Alfred David (1873-1945), gendarme (photo, homme en uniforme), originaire de l'Indre, est affecté vers 1908 à Olivèse en Corse. Il rencontre Marie Anne Giacometti (1983-1981) assise à droite. Ils se marient sur l'Ile. Ils auront 3 enfants : Roger, un mort-né. Roger Charles (1910-1982), né à Argenton/Creuse et Germaine qui épousera Bernard Duprat. Hormis Roger, Médecin, les familles, par les alliances, compteront un record d'enseignants.
1°)- Marie Giacometti : enseignera dans le Privé (1). Sa fille Germaine, dans le Public, elle finira directrice à Besançon. Son mari Bernard, débutera instituteur pour finir professeur.
2°)- Roger David a épousé Simone Saillenfaits, institutrice durant quelques années, sa maman Camille née Tribet était institutrice et son grand-père, Sylvain Tribet, instituteur.
3°)- Di Costanzo Gérard, très jeune, tourne le dos aux racines terriennes de ses parents désabusés par trop d'aléas. Sylvain Tribet en 1867 ex-berger de la Creuse, rentre dans la famille des pédagogues. Rappelons que Philomène Balestrieri fit le contraire, de prof d'Italien, elle s'orientera vers l'agriculture. Bref, pour un terrien continental ou îlien, il fut un temps où le fait de devenir fonctionnaire plaçait l'individu à un rang respectable.
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n°5
Procession à Olivèse. Le Corse est resté très dévot. Comme beaucoup de Méditerranéens, de sa foi fervente incontestable, il reste des traces dominées par les Traditions et un soupçon de superstition. Dans l'ensemble, l'athéisme n'a pas submergé l'Ile. Sur le cliché, on peut distinguer différentes tenues selon l'âge. Très austères, les cinq veuves en noir, au premier plan,- parmi elles, se trouve Micheletti mère de Marie Giacometti - tranchent sur la jeunesse en blanc.Fait curieux, au fur et à mesure que la femme prend de l'âge, sa tenue vestimentaire s'assombrit graduellement.
Autre fait curieux : le curé n'est pas en tête de la procession. Les hommes sont derrière. Au cours des cérémonies religieuses, ici comme ailleurs, (ex. le Pays Basque), les groupes ou clans vont durer encore quelques décennies. Il sera longtemps rarissime de voir époux et épouse côte-à-côte. Ce jour-là, la procession se déroule le jour des Rogations.
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APPEL LANCE A MONSIEUR MORETTI OU SES DESCENDANTS
Profitant de cette incursion en Corse, je lance un vibrant appel à la Famille Moretti, photographe. En 1962, elle s'est fixée à Ajaccio, au centre ville.Par le biais d'un copain qui y a travaillé quelque temps, j'ai appris qu'il est en possession des clichés du studio qu'il tenait Rue Passérieu à Philippeville. Avant lui, se sont succédés Roméi et Guillois. Le patrimoine a donc une valeur considérable. De plus, après le délai de 100 ans, il y a prescription. Il ne s'agit pas d'exiger du propriétaire des travaux incalculables en heures de travail. Aujourd'hui, il existe des scanners à haute définition permettant d'éviter chambre noire et bains acide-base-fixateur. On devine le plaisir de pouvoir retrouver des clichés de qualité sur nos ascendants.
En ce qui me concerne, je suis prêt à traverser la Méditerranée pour essayer d'exploiter cette mine d'or. Il suffit de me contacter par E-Mail. Merci à ceux qui peuvent me mettre en contact avec la famille Moretti.
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(1)- Une enseignante laïque face à une enseignante privée partageant le même repas. Problème de tensions extrêmes déjà développé plus loin, le repas autour d'une même table ne manquait pas d'animations, insoutenable situation conflictuelle. Parfois, pire que le conflit, le silence, le silence où l'on s'épie sans broncher, la haine ne s'exprime pas, on la ressent. On n'éclate pas. On se tait. Craignant le duel stérile, la rétention des sentiments va rejaillir sur un autre terrain des plus inattendus, sur un détail quotidien, sur des peccadilles. C'était à l'époque à tolérance zéro qui va durer trois générations. Deux grand-mères soutenues par leur clan et confrontées aux courants d'idées de l'époque : de l'"anticléricalisme" à l'"antilaïcisme" aucune des deux idéologies n'était disposée à faire des concessions. "Bonjour les dégâts sur les générations descendantes"!
Heureusement, aujourd'hui les deux antagonismes ont trouvé un terrain de réconciliation. Ce sont même des références enviables et respectables.