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Archives, informations, recherches, généalogie, antécédents : Di Costanzo, Balestrieri, David...puis souvenirs scolaires, références musicales...

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1950-51-52-53 ? - Verdun/Garonne - Ecole de Filles=

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Rang haut du fond, debout : 1°) Pirola Carmen 2°) Giordana Nicole 4°) Fajardo RosetteGiordana Régine 12°) Giordana Marie-Claude
Avant dernier rang : 2°) Guiton Micheline 4°) Jorrano Espérance 10°) Margarit Arlette 13°) Charière Huguette 14°) Bacha Huguette 16°) Jorcano Joséphine  17°) Gissot Josette 18°) Parisien Arlette 19°) Lafon Marie-Céleste.
Immédiatement derrière le rang assis : pour l'instant, néant.
Rang du devant, assises : 2°) Pirola Hélène (?) 7°) Carboué Martine.
11°)


                - N.B. Pour les noms, vous devez remercier Madame Ayma et sa belle-fille Sandrine née Pinède, elles participent ardemment à l'élaboration du site sur Verdun. Sur le 2° cliché moins bien conservé mais plus net, je pense reconnaître la datation hésitante(1952-53 ?) écrite de la main de Mademoiselle Ginestet, la plus ancienne de la Maison.
                                     A cette époque, je ne pouvais certainement pas être leur enseignant pour deux raisons. Je n'avais que 15 ans ou 17 et les Filles étaient encore séparées des garçons. Par contre, lors de mes 12 ans de direction ( 1972-1984), j'ai pu sauvegarder ce qui restait des archives de l'Ecole, le tout mêlé à la paperasse (1). Ordinairement, les successeurs n'attachent aucune importance. Plus tard, quelques-unes  d'entre elles  me confieront leur (s) enfant (s). Par ressemblance avec leur progéniture, je serais tenté d'attribuer un nom à certaines. Mais il serait hasardeux de l'affirmer sans le concours des personnes survivantes. Elles sont actuellement grand'mères, et se situent dans la tranche d'âges de 6 à 14 ans de l'année scolaire  1952-53. La classe du Certificat d'Etudes est représentée par les plus grandes du fond. Dates de naissance : 1940 environ à 1943...
             J'attends donc des familles Sentis, Hof, Ayma, Clamens, Pinède, ..des identifications plus précises.
Rappelons la succession des directeurs de l'Ecole de Garçons :  Monsieur Igon, père de Marie-Claude ( prof. d'Anglais) épouse Soulignac (v. plus loin Laguépie), Monsieur de Saint-Antonin, Monsieur Montané, Monsieur Di Costanzo...
L'école de Filles  était séparée de celle des garçons par un mur, avec W.C. de part et d'autre. A aucun moment l'élève pris (e) d'un besoin pressant ne devait échapper à la vigilance du maître ou de la maîtresse depuis sa classe. Je remarque que les écoles nouvellement construites ne prennent pas en compte cette responsabilité engagée  aux heures officielles.

              L'école de filles sera Géminée (garçons et filles mélangés) en maintenant une directrice et un directeur. Au départ à la retraite de Mademoiselle Ginestet Albertine, l'ensemble sera regroupé en Ecole Mixte par Arrêté du 13 septembre 1977. Je fus donc encore là pour cette transformation de statut. Décidément!
                                        L'auto-discipline : expérience convaincante

"La discipline faisant la force principale..." avais-je retenu à l'armée. Ici, c'est tout autrement. On élit un ou une responsable de classe, renouvelable à chaque trimestre. Comme Directeur, j'avais fréquemment la visite de Monsieur  Dussol, Maire aux talents novateurs exceptionnels. Sans ma présence, sous la responsabilité de l'élève élu, la classe se trouvait être plus silencieuse en mon absence qu'en ma présence. C'est je pense le summum de réussite dans la conception pédagogique. Car ma présence, moment d'éveil doit être suivi d'applications. Or, je ne quittais la classe qu'après avoir donné l'exercice écrit. Pendant que je m'entretenais avec l'élu dans la cour, on entendait les mouches voler....Quelle satisfaction! Bravo les gosses! La jeunesse actuelle devrait s'en inspirer...plutôt que de créer un climat basé sur le "rapport de forces" entre le maître et l'élève.
                       
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(1)-  La paperasserie ou la papie-thérapie. Trop enclin à vouloir satisfaire les paperassiers qui, dès les premières heures de ma direction,  m'avaient conditionné au plein régime, mon orientation va changer. Cette année-là, en 1982, je fis une désagréable découverte sur l'inutilité de ce produit qui pèse lourd sur les structures de notre pays papivore. Un exemplaire ne suffit pas, il en faut trois pour satisfaire cette ogresse, l'administration, à mon sens, trop lourde . L'enseignant de l'époque avide de renouveau
mais trop conservateur pour se renouveler, fait pression sur le Ministère. Il ne veut plus que les décisions viennent d'en-haut mais de la base. Pour calmer le jeu, le Ministre
Savary trouve une astuce, il organise des Etats Généraux auxquels on donna le nom de :"Consultations-Réflexions". Les potes s'en donnent à coeur joie pour réinventer la façon de concevoir leur métier. Mon devoir est de recueillir les idées et de les transmettre dans l'état. Des jours et des jours de discussions aboutissent à un recueil que je suis chargé de traiter sur ma machine à écrire - une fois de plus- mes cours de dactylo vont m'être utiles pour digérer le volume de doléances. Pour cela, je passe toutes les vacances de Pâques devant mon clavier alpha-numérique. Pour donner plus d'attrait au produit fini, je tire à la "ronéo" des pages multicolores dont le rouge écartate repérable par sa rareté....Mais pourquoi donc vous raconté-je cela ?.... Une semaine après l'envoi du fascicule à l'Académie sise à l'époque Bd Blaise Doumerc, face à la piscine....Qu'est-ce que je vois! au milieu de la courette, un incinérateur. Brûlant tous les papiers inutiles dont le mien qui n'avait pas encore perdu ses couleurs...En une semaine, quel service aurait été en mesure d'exploiter les centaines d'exemplaires amendés par les écoles  et établissements du département ? J'en conclus que ces heures interminables de concertation venaient de passer à l'incinérateur. Fichtre! Que ma sueur,  mes vacances sacrifiées soient considérées avec un tel mépris! Vous allez me le payer.  Je me suis juré de ne plus privilégier que l'Etre Humain et les papiers après. Je m'en suis confortablement sorti et je ne le regrette pas. Mais alors pourquoi accepter une Direction si l'on est papiphobe? Toute la question est là. "Mai 68", décrié par ci et encensé par là, a transformé le rôle de directeur administratif en rôle d'animateur. Cette mutation me convenait très bien, sans plus....Mes arguments ne visent pas l'auto-satisfaction. Ils me permettent de lancer un appel auprès des Directeurs des Principaux et des Proviseurs que leur place n'est pas de moisir dans le bureau, mais d'aller sur le terrain. Pour ma part, je n'ai jamais manqué aux sorties d'élèves sur le perron, geste simple mais efficace. Cette présence est indispensable. C'est ainsi que l'on peut tâter le pouls de la population.
                    Un jour, un certain Mr X...très aimable,  Secrétaire à la Préfecture me croisa en disant satisfait de lui :
 - "Aujourd'hui, j'ai digéré 120 lettres...." De quoi en faire une indigestion!.pensé-je!
                    Un autre jour, tandis que je sortais du même Bâtiment de l'Exécutif, où le Centre de Gestion des Communes étaient installés, mes cours de mathématiques sous le bras, on me présente un élève Enarque en stage. Taille à la Cevair  ex-pilote de F1,  physique de jeune premier...intelligence, assurance, du moins apparente...Voici en substance ce que je lui dis :
 - "Si un jour vous êtes confronté à une montagne de dossiers, sortez voir comment vivent et réagissent  les gens à vos décisions, ne confiez à personne cette mission!..."  plutôt que de perdre votre temps à "gratouiller" des circulaires sur circulaires sans en saisir la portée sur le terrain. Bref! Nul ne peut nier que la parole passe mais les écrits restent; nul ne peut nier qu'il faut une administration rigoureuse pour tenir le pays.Mais que diable pourquoi en est-on arrivé à freiner les élans du citoyen capable de créer autre chose que de perdre son temps devant de nouvelles  prédatrices  les "statistiques". La paperasse a même gangréné l'agriculteur jusqu'ici protégé lequel passe ses dimanches à satisfaire une administration européenne en appétit grandissant.
                 J'ose espérer qu'un jour, nous aurons droit à un terminal à l'Académie, à la Maison de l'Agriculture...qui permette d'éliminer  le courrier  affublé de Cédex administratifs.

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