Eklablog Tous les blogs Top blogs Famille & Enfants
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Archives, informations, recherches, généalogie, antécédents : Di Costanzo, Balestrieri, David...puis souvenirs scolaires, références musicales...

Publicité

1982- Les enseignants de Verdun/Garonne=

Photobucket(cliquez)
Rang du fond, de g.à dr. Mesdames Bousquet, Demouix, Raspide Jeanine, Puech Lucienne, X...qu'elle me pardonne d'avoir oublié son nom, une si gentille collègue ne le méritait pas.
Assis de g.à dr. : Rigal Christian, Di Costanzo Gérard, Bouyssières Patrice, Rosier Marcelle, Cayrou Gérard.
                                              ---------------------------------------------
                        
Cadre bucolique en pleine agglomération, végétation en hibernation, école ouverte partiellement sur la nature, c'est ainsi que devrait être conçue l'implantation scolaire. Seul reproche, la réalisation mono-architecturale du bâtiment III° République. Par contre,  plafonds hauts, aujourd'hui rabaissés pour économie d'énergie, les Anciens n'étaient pas si sots. Tandis qu'il était difficile d'obtenir une température convenable avec un poêle, le volume jouait un rôle important : concentration de 35 poumons, meilleure résistance aux épidémies saisonnières.
                         Ce groupe a mis un certain temps pour s'homogénéiser, souvent c'est la situation administrative qui en est la cause. Partie d'une organisation traditionnelle- les filles séparées des garçons- puis géminée, l'école aura du mal à trouver son unité avec un directeur qui chapeaute le Collège et l'école de Garçons. La directrice Ginestet Albertine déploiera toute sa stratégie pour regrouper autour d'elle les maîtres orphelins de leur directeur surtout préoccupé par la survie de son établissement.en sursis comme celui de Laguépie (v.plus loin). Les perspectives de fermeture d'un établissement créent des tensions, la première maman que je croise sur la Place de l'Ecole, par ses propos laisse deviner que la fermeture du Collège laisse des séquelles. Il faudra un certain temps pour réunir un groupe éclaté. Le sourire des maîtres et maîtresses témoigne que tout cela est derrière soi.
                             J'ai beaucoup apprécié le caractère ouvert de Patrice Bouyssières. Fils d'enseignant Conseiller Général du Tarn, il est un des rares pour qui l'idéologie était en harmonie avec son application. Je sais que nous vivons tous de contradictions. Parfois, lorsqu'elles sont trop flagrantes elles deviennent insupportables. Ce ne fut donc pas le cas pour Patrice, prêt à tout pour créer un climat serein autour de lui. Dans une équipe, c'est appréciable. Quant à Gérard Cayrou ( par pitié prononcez Caill'rou), très dévoué pour la commune, ses week-end sur les stades, il vit aujourd'hui près de la Méditerranée au bord de l'Hérault. Flegmatique, pince-sans-rire, doué pour la maçonnerie entre autre, il sera le doyen de l'équipe sur le poste de Verdun pour avoir tenu 30 ans sa classe du CM2

Le port de la cravate. Accessoire vestimentaire symbolique. Mes collègues ont tous voulu que je la quitte. Je les comprends. Qu'il sache qu'à la retraite, je me suis fait plaisir en l'abandonnant. Il faut qu'ils comprennent qu'en raison de sa  représentativité,  la corporation doit conserver un brin de  dignité. "L'habit ne fait pas le moine" dit-on. En effet, rien de tel qu'un verni pour dissimuler l'hypocrisie. Cependant, n'est-ce pas depuis l'abandon de ce bout de "torchon" suspendu au cou des enseignants que l'irrespect a commencé? Simple coïncidence? Peut-être. Les sociologues vous diront que le problème est ailleurs. Je veux bien le croire. A force de croire qu'il est ailleurs, on finit par lui courir derrière!!!!!!!! (hi!hi!). Il serait déplorable que notre Civilisation dépende de ce morceau de tissu. N'est-ce point le "symbole" en tant que tel qui constitue le double langage des politiciens? Ils en sont friands. Le peuple aussi. Le pire pour un enseignant n'est pas d'avoir abandonné la cravate, mais ce qui suivit pour certains défaitistes en osant faire la classe les cheveux hirsutes, l'allure générale "crade" ...Croyez qu'il en existe encore! L'anticonformisme a fait virer la cuti. Je déplore encore aujourd'hui de  m'occuper d'élèves de Collège et Lycée désidéalisés par leur prof. La désespérance pour un ado n'a rien de pire. Dès lors, les leçons de morale à l'ancienne que tout le monde réclame à cor et à cri pour redresser la barre, peuvent-elles avoir emprise sur l'esprit du gamin? Peut-on parler des règles d'hygiène si le corps du modèle reflète le contraire? Voyez-vous, la cravate,  "cet emblême de la bourgeoisie" (sic) n'est pas si accessoire qu'on veut bien le croire. Les enseignants Républicains l'ont portée avec dignité...Aussi, étaient-ils considérés comme dignitaires ou tout simplement considérés. Se laisser gifler par un élève? J'aurais voulu qu'il osât porter la main sur moi! Voyons je divague, j'ai trop aimé mes élèves pour qu'ils m'agressent...le sentiment réciproque est aussi vrai, ils me l'ont démontré. Avec ou sans cravate, tout s'est bien passé, j'en suis sorti indemne...

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article