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Archives, informations, recherches, généalogie, antécédents : Di Costanzo, Balestrieri, David...puis souvenirs scolaires, références musicales...

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1959-1960 - Collège de Laguépie - expédition dans les Pyrénées=

Photobucket(cliquez pour le plein écran)
                        diapo n°1
                    D'abord, essayons de les reconnaître : au fond, foulard blanc : Planty Michel. A g. d'arrière vers l'avant : Vialelles, Bouyssières , Bunet..(chapeau), José Belasco (+ avec béret), Serge Regourd (lunettes), Roumagnac. A dr. Remesy Michel (col blanc), Garrigues Claude (derrière avec lunettes), Rossignel Jeannot (devant avec béret rouge)
                             _______________________________________.
 

        Les clichés tirés des diapos, appartiennent à mon ami Ubiergo Jean.
                                         (cliché ci-dessous)
                          (en poste au Collège de Laguépie 1959-1968)


                                   cliché n°2
(ne cliquez pas pour le plein écran)
                Comment ne pas être admiratif devant ce paysage. Atteindre le sommet, régner au-dessus de la médiocrité qui gangrène l'être humain, être si près de l'infini, écouter le silence, respirer l'air pur, savourer la récompense après l'effort, voilà un cadre qui vous pousse à devenir poète. Il n'est pas nécessaire de consommer un élixir à la Baudelaire pour trouver son inspiration, la Nature vous l'offre à l'état pur.
 



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                        Portrait d'un enseignant.- Qui était celui qui encadrait ces élèves qui aujourd'hui ont atteint l'âge de la retraite? Certainement pas Gérard, plus attiré par la Masse liquide des Océans où trempent ses racines. Pourtant, le goût de la Montagne lui viendra en faisant connaissance d'un Pyrénéen "pur jus", il s'agit d'un ami, Jean Ubiergo. Ils se sont connus au Collège de Laguépie (Tarn-et-Garonne). Il y assurait les cours de Français et d'Anglais.
                      Dès mon affectation à ce CEG (Collège d'Enseignement Général), c'est-à-dire dès le 13 mars 1963, nous nous sommes liés d'amitié. Amitié sincère, acceptant les différences. Lui, du type Toulousain, de sang Catalan. Gérard, du type pied noir, de sang Italien. Esprit caustique. Ne détestant pas la réplique incisive si on le provoque. Contemplatif pragmatique : savourant le ciment, sans hésiter à toucher à tous les corps de métiers du bâtiment, s'impliquera dans plusieurs de ses maisons. Paradoxe. Contemplatif devant Dame Nature, d'où la passion défiant les sommets. Sensible. Très sensible. Sensibilité artistique. Sensibilité poétique. Sensibilité musicale. Organiste, passionné de Bach. Joue de cet instrument d'instinct et d'oreille. Ses préférences vont vers la tonalité nostalgique en Sol mineur. L'indépendance des mains a été acquise dans le dialogue main droite- main gauche exigé par la fugue, forme musicale qu'il affectionne. Il est essentiellement littéraire. Son goût pour l'écriture m'a influencé, tandis que mon penchant matheux m'orientait surtout vers les notes et les chiffres.
Il m'influencera pour en arriver à aimer l'écriture par l'adage du forgeron. "C'est en forgeant qu'on devient..." m'avouait-il,  tandis que partant de son inspiration florissante, il éditait une série de livres sur la montagne, tous empreints de poésie.
                    Déçu des Idéologies et surtout des Idéologues, il porte un jugement sévère et sans concession envers ceux qui leurrent le peuple,  tous courants d'idées confondus. Autre paradoxe, en bon occitan, on le croirait anarchiste pourtant il n'a jamais accepté de désordre ou d'indiscipline dans sa classe.
                  Les années n'ont pas altéré son âme d'enfant.
Une dualité d'ordre philosophique alimente sa réflexion : il découvre dans Socrate la Sagesse qu'il aurait aimé trouver dans la Pensée du Christianisme : elle aurait dû inspirer certains de ses praticiens autrement que ce qu'il a vécu  dans les moments critiques de la Guerre. C'est toujours la même constatation, les idées sont convaincantes, les idéologues moins. Faiblesse humaine dans leur application. Au départ, nous avons reçu la même éducation. En grandissant l'influence des formateurs a abouti à des interprétations différentes de nos bases. Ainsi, nos débats fructueux portent sur un rééquilibrage des antagonismes. Le premier Sage Hellénique ne s'adresse qu'à une élite intellectuelle, pour l'autre ce n'est pas sa vocation première, l'ambiguïté toujours persistante, fait de Jean un penseur, un critique comme il n'a jamais cessé d'être, c'est en cela qu'il m'a captivé...bouillonnement d'idées entraînant entre nous de riches discussions interminables dans une amitié indéfectible et ce depuis 45 ans.

                 Mais là n'est pas la raison qui me pousse à le faire figurer sur mon blog. Enseignant,  il a su faire partager sa passion, celle pour les Pyrénées. Auteur de "Montagne Pyrénées" éditions   Arthaud, sa première œuvre, il ne s'arrêtera pas là, il continuera d'éditer et il ne se limitera pas à transcrire les sentiments de montagnards. Il sacrifiera ses jours de congé pour entraîner ses élèves vers l'altitude. Partager, faire vivre avec intérêt ce qui vous transcende, voilà une dimension qui aurait tendance à disparaître de la vocation d'enseignant. S'il en reste encore quelques-uns, il faut s'en féliciter. Car, ils ont encore le mérite de transgresser les règlements abondants, freins imposés par la hiérarchie frileuse, peu disposée à vous couvrir en cas de "pépin". Nous savons tous par expérience qu'on s'expose moins en restant entre quatre murs de la classe, le nez collé sur un livre  qu'en allant braver la nature. Pourtant, que reste-t-il de l'enseignement livresque? La plupart des élèves qui figurent sur le cliché n°1, carriéristes de niveaux enviables, ont bien
réussi.
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.(cliquez pour le plein écran)
                    diapo n°3
                  Les Pyrénées.-En cette période avancée, l'année scolaire arrive à son terme. Les sommets osent nous réserver quelques névés à défaut de neiges éternelles des Alpes. En cette période, au début des années sixties, le Massif Pyrénéen est surtout fréquenté par la Région Midi-Pyrénées. Depuis, ayant écumé les plus beaux sites, de Perpignan à Hendaye, j'ai pu me rendre compte que la chaîne est envahie de touristes, je dois me considérer comme"visiteur" et non comme "escaladeur". Les pics inaccessibles font partie des prouesses de l'alpiniste confirmé qu'est Jean. Le Nethou (ou pic Aneto), le Monte Perdido...que de noms résonnent à l'oreille. Dans les années 60, nos soirées amicales se prolongeaient tard dans la nuit. La projection de diapositives était un plaisir visuel. Les deux couples Jean-Huguette née Cornil, Gérard-Dany née David avec l'aîné de leurs fils Jean-Guy,- les autres enfants de nos couples n'étaient pas encore nés,  nous savourions les joies de la montagne. Relief vu sous des angles inédits grâce à notre reporter téméraire. Jeune, il partait de Toulouse en vélo pour rencontrer "Dame Pyrénées", après une journée d'efforts, il devait posséder assez de ressources physiques pour assurer le retour. A la même époque, de mon côté, mes seules connaissances sur la Chaîne se limitaient au Tour de France. Le Tourmalet, l'Aubisque, Robic, Bartali, Coppi...
                      Depuis l'ouverture des réseaux routiers ou autoroutes, c
e sont essentiellement les habitants de l'Ouest de la France qui se précipitent les premiers. Contrairement aux Alpes, les Pyrénées ont conservé leur caractère authentique. C'est en voulant maintenir ce privilège que des montagnards d'adoption défendent la présence des ours sur ce territoire protégé. Cette initiative a fait couler beaucoup d'encre dans les médias. Fils d'éleveurs, je me garderai de prendre position pour ou contre la réimplantation des plantigrades.  Je pense que les gens qui vivent dans ces lieux hostiles depuis des générations savent de quoi il en ressort. Ayons le respect des autochtones, et évitons de nous y rendre en imposant nos vuesPhotobucket(cliquez pour le plein écran).
                           cliché n°4
                   On bivouaque. Sac à dos, une nouvelle journée commence. Ecole de la volonté. Ecole de la solidarité. Ecole de la convivialité. Période exceptionnelle où l'élève découvre son prof différemment. Au premier plan, on dévisage facilement Soulignac Robert, bob bleu et lunettes. Plus tard, pendant que Jean fera son stage d'inspecteur à St-Cloud, il est remplacé par Igon Marie-Claude prof. d'Anglais. Elle deviendra Madame Soulignac. (à inscrire dans la Gazette de Laguépie - Di Costanzo)

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                       n°5
                 - Dur! Dur!
Espingo 1962-63. Avec Rossignol Jeannot, Planty Michel, Remesy,  Calvet, Lapeyre, Bouyssières, Regourd...
                   La jeunesse Guépienne, exemple qui aurait pu perdurer.(v.plus loin plusieurs articles sur cette commune). Ancrée dans ce village, elle a permis de justifier l'implantation d'un Collège Rural. Vie éphémère, car il ne tiendra que 12 ans 1958-1970. Durée suffisante pour prendre conscience des bienfaits de ces établissements à effectifs raisonnables capables de construire un homme plutôt qu'un délinquant. Je le souligne ultérieurement. Le budget de l'Etat fragmenté par Ministères ne permet pas de saisir cette subtilité : une petite unité vue par un statisticien de l'Economie fera ressortir un déficit évident. Vision courte à œillères. Projeté dans la vie pratique, si peu que mon analyse soit quantifiable, l'enfant issu d'un milieu rural est plus équilibré que celui issu d'un milieu urbain, surtout à forte concentration. Ne nous laissons pas berner par les technocrates au service des politiques. Je crois avoir compris que le Collège fermera, faute de combattants. Faux. Car, en faisant courir le bruit d'une telle éventualité, le village prend les devants et se désertifie. L'Administration n'a plus qu'à rendre évidente sa décision. Il en est ainsi pour un très grand nombre de Ministères. Par contre, étalé sur plusieurs années et par synthèse comportementale d'un élève, un délinquant coûtera cher à la collectivité (police, maisons de redressement, psys....). Parmi ceux qui figurent ou pas sur ces photos, je
n'en connais aucun qui ait dévié vers cette voie.

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                            n°6
 Espingo 1962-63.
On reconnaît aisément au premier plan, bonnet rouge, Michel Larroque. A dr. à demi-caché : Jeannot Rossignol. Trois ans plus tard, ils vont s'illustrer l'un à la contrebasse, l'autre en chantant avec talent G.Brassens. (v. rubrique Laguépie plus loin)
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               Atteindre un sommet après un déploiement d'énergie, de douleurs musculaires, de lutte contre les intempéries de haute montagne, voilà une ébauche de ce que sera la résistance aux épreuves de la vie. Le surpassement de soi.  Ado, on ne s'en rend pas compte. Par la suite, on soulignera combien ces jeunes vont être accrocs au cours de leur carrière. Ici, ils ont l'air de se demander si tous ces efforts en valaient la peine, tant ils ont souffert pour atteindre ce point culminant en gravissant mètre par mètre et à pas de tortue la voie du courage. Puis, la contracture musculaire estompée, on commence à jeter un regard alentour. On domine les sommets environnants. On savoure son exploit. Quel plaisir! Quelle joie!

             

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G
a légende est partiellement inexacte. Car la confusion vient du fait que<br /> les deux protagonistes sont coiffés d'un chapeau. L'un porte des <br /> lunettes, l'autre non. Les noms m'ont été communiqués par Monsieur <br /> Ubiergo. A cette époque, je n'étais pas encore en poste à Laguépie ( <br /> date d'arrivée mars 1963)
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G
La légende est partiellement inexacte. Car la confusion vient du fait que les deux protagonistes sont coiffés d'un chapeau. L'un porte des lunettes, l'autre non. Les noms m'ont été communiqué par Monsieur Ubiergo. A cette époque, je n'étais pas encore en poste à Laguépie ( date d'arrivée mars 1963)
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L
La légende de la photo est inexacte : serge regourd est celui qui a un chapeau et non des lunettes
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