Archives, informations, recherches, généalogie, antécédents : Di Costanzo, Balestrieri, David...puis souvenirs scolaires, références musicales...
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n°1 n°2 n°3 n°4 n°5
Diapo n°1. De g. à dr. (sens aiguille) : Di Costanzo Danielle née David et son époux Gérard (just married), Di Costanzo Philippe et son épouse Françoise née Balestrieri, Fenech Armand, et sa maman Madame Fenech, sa fille Madame Barket Alice épouse d'André, Madame Cardora, Cuny Aimé et son épouse Jocelyne , née Barket, (cachée, Madame Saumont), Madame et Monsieur Barket Georges, son frère Barket André et enfin Di Costanzo Marie.
Les commentaires vont suivre....à bientôt!
Diapo n°2. Di Costanzo Philippe.
Diapo n°3. Di Costanzo Philippe, son épouse Françoise et leur fils Albert.
Diapo n°4. Balestrieri Marie-Paule sur les genoux de Di Costanzo Marie, Balestrieri Serge sur les genoux de sa maman Balestrieri Lyliane née Debono, Balestrieri Ange surnommé "Lolo", DiCostanzo Philippe, frère de la maman de Lolo.Au premier plan, on devine les crânes d' Henri Balestrieri et d'Armand Fenech.
Diapo n°5. Les mêmes avec en plus Monsieur et Madame Barket Georges et Monsieur Bottone.
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Réunion familiale.
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Cliché 1. - Un point commun, les familles présentes viennent d'être dépouillées de leurs biens d'Algérie. Partageant la même peine, c'est le moment où l'on devient plus que jamais solidaire. Plus encore quand on connaît la valeur hospitalière de la famille Barket. Les tables sont toujours chaleureuses. Comme ils sont tous producteurs de vin, en restant dans les limites convenables, avoir le "vin gai" est une entorse négligemment adoptée par les convives. Au diable les idées noires. Ce qui caractérise les Barket, est l'art de raconter des histoires pour agrémenter le dessert. De génération en génération, c'en est un florilège comique. On ne tarit pas de nouveautés.
Cliché 2.- Adoption d'un ton grave partagé à l'unisson, et ce, avant la séquence du rire général. Philippe revient de Philippeville. Il a laissé tous les biens acquis par lui et ses ascendants. Un siècle de sacrifices inutiles. Démuni, dépouillé totalement, il lui reste le prestige qu'il a recueilli au cours de sa carrière d'agriculteur. Ses responsabilités syndicales lui ont appris à catalyser les émotions de l'assistance.(1) Ils les a senties autour de cette table affectée de la même douleur. Son réflexe est de prendre la parole, comme il le faisait à la "Maison de l'Agriculture", là-bas. Dernier sursaut de dignité. Il emprunte un registre mi-officiel, mi-familial. Il éprouve des difficultés pour s'exprimer sans se laisser gagner par l'émotion : le propos est bien ciblé, tout le monde accuse le coup, un silence religieux, le film de la vie de chacun passe en un éclair...puis l'ambiance à la gaieté va retrouver ses droits. La thérapie était nécessaire... Après cette année éprouvante, nous savons que Philippe va rebondir une fois de plus. Il va travailler encore 20 ans, tandis que sur la photo il en a déjà 69. Juste compensation de la spoliation.
Cliché n°3. Philippe est encore sous le choc de son intervention spontanée. Le regard lointain en dit long. Françoise et Albert sont repartis. Le rire libère les tensions internes. Les conteurs ne manquent pas de zèle. Dans le passé, ils ont fait leurs armes dans la famille Fenech. Armand ajoute le mime grimacier à l'histoire. Ce sont ces moments quoique dramatiques qui laissent les souvenirs les plus intenses.Comme en 1943 à l'Oued Louach, chez Lolo, à la sortie de l'abri après le passage des chasseurs allemands, dès la fin de l'alerte, nous exultions de joie, joie débridée, joie incontrôlée, joie nerveuse, joie hilarante....joie tout simplement que la Nature nous accorde correspondant à l'instinct de conservation.
Cliché n°4. L'objectif a saisi malgré lui un ensemble éloquent de souvenirs.Et des individus et du salon meublé. Nous ne sommes plus chez les Barket mais dans l'appartement du Docteur David, mon beau-père. Le premier depuis Grenoble, le second depuis Paris ont acheté au "Vendôme" Place Lefèvre à Hyères. Le premier pour retrouver le climat perdu, le second comme résidence provisoirement secondaire. De balcon à balcon mon destin s'est fixé en 1961, quelques mois avant l'Indépendance de l'Algérie. Sur le poste de TV cubique, trône le logo de mariés. Gérard et Danielle se sont unis pour le meilleur et pour le pire voilà à peine une semaine, en l'Eglise St-Louis d'Hyères, le 29 décembre 62. Période charnière pour le restant de la vie. Les visites continuent. Emanant du Ministère de l'Education Nationale, mon affectation d'enseignant vient d'avoir lieu. Mon département de rattachement est le Tarn-et-Garonne où je vais m'enraciner, et sans regrets.
La famille invitée est celle de Balestrieri Ange- "Lolo" installé dans le Var, il est le fils de Roch et Marie née Di Costanzo, mes parrain et marraine. Ils n'ont pas été désignés par hasard. Philippe et Marie, frère et soeur, sont demeurés complices depuis leur première enfance. Selon maman, dès l'achat de la première automobile en 1927, dans les rues de Philippeville, on ne pouvait voir circuler l'une sans l'autre. Cette affinité fraternelle a perduré au-delà de toutes les épreuves. Précieux trésor, car lors de la 2nde Guerre Mondiale, ma famille se réfugiera chez les Balestrieri.
Ange et Philippe n'ont pas seulement les mêmes yeux, ils ont un autre point commun : octogénaires, ils jouent la prolongation professionnelle faisant fi des limites d'âge...C'est dans leurs gènes. Pourtant autant l'un que l'autre n'auraient pas dû survivre, selon le diagnostic du médecin pessimiste. Philippe, le voilà gringalet au point de recueillir des observations envieuses de la part d'un Docteur chez qui, sans le vouloir, il humiliait "un vendeur de santé" en venant régulièrement entretenir son jardin :
- "Mais, Monsieur Di Costanzo, comment faites-vous pour rester si alerte?
- J'aurais répondu : " Activité, Sobriété...."il avait tout de même 88 ans!
Papa se garda de parader, car dans son for intérieur, le mysticisme et le stoïcisme ne sont pas étrangers à ce phénomène de résistance.
Cliché n°5. C'est la première Epiphanie que l'ensemble des convives passe en Métropole. Il s'agit de celle de Janvier 1963.
(1)- PALMARES DE Philippe Di Costanzo.(mon père)
- Administrateur du Syndicat Intercommunal de la C.G.A. (Conférération Générale des Agriculteurs) dès sa création en 1946.
- Administrateur de l'Union Régionale de la C.G.A., dès sa création en 1952.
- Président de la Section des Eleveurs de Porcs de la C.G.A.
- Président du Groupement des Agriculteurs des Coteaux Philippevillois.
- Vice-Président de la Philippevilloise Sociales Assurances.
- Administrateur de la Section Philippevilloise de la Fédération Départementale des Vignerons.