Archives, informations, recherches, généalogie, antécédents : Di Costanzo, Balestrieri, David...puis souvenirs scolaires, références musicales...
(cliquez pour le plein écran)
La florissante jeunesse Guépienne d'après Guerre, cherchera à "s'éclater" à sa manière. Le samedi soir, elle se donne rendez-vous dans la salle obscure encore fréquentée tant que le nombre de TV demeurera absent dans les familles. Mais cette rencontre passive devant le grand écran ne va pas lui suffire. Le week-end, elle va bien danser à Saint-Projet ou à Monteils (12), patrie de l'illustre Cardinal Marty. Cette jeunesse a besoin de s'exprimer comme toute jeunesse. Les films sont projetés à la "Maison du Peuple" appellation remplacée sciemment par certains sous le nom de "Salle des Fêtes",et, pour satisfaire tout le monde, je choisirai plutôt l'enseigne de "Salle Polyvalente". La population se rencontrait pour les Lotos, le vote, les spectacles... comme la tournée du comique grivois Piroulet, héros "folklo" Toulousain.
L'âge de l'adolescence est un âge ingrat. Il faut monter sur scène pour libérer les tensions internes propres à chaque individu. Ce sera chose faite. Tout le monde est d'accord pour monter un spectacle, puis deux...Les répétitions se font en partie dans mon appartement trop étroit pour recevoir tout le monde. C'est celui de Puech Haut. Sur le cliché on aperçoit Josiane Gérin (1), comédienne née, en train de chanter le "Charleston"(?). Cette répétition me rappelle Jocelyne El Manza dans ma villa à Philippeville où elle fut sélectionnée au "Radio Crochet". Ca se passait quatre ans avant et sur la même scène, Enrico Macias faisait ses débuts.
Détail du cliché : à g. visage coupé, Germaine Duprat née David, tante de Danielle Di Costanzo, née David. Josiane Gérin (1), gesticulant la chanson, et de dos Gérard Di Costanzo devant son "Diésel", lapsus: je veux dire son "Diézère", piano sur lequel j'ai fait toutes mes études classiques avec Madame Braka. Pour le monter au premier étage sous l'horloge du village, il a fallu utiliser l'expérience du père Roumiguières. Il réussit la prouesse à l'aide de palan de faire passer l'instrument dans l'étroitesse des escaliers de bois. Une fois, installé, le clavier va m'aider à refermer la plaie douloureuse du pays quitté.
(1) Josiane Gérin est le soeur cadette de Maryse Gérin. Cette dernière est une sage-femme passionnée. Elle sait distinguer professionnellement le charlatanisme du travail sérieux. Elle a managé Danielle, mon épouse, lors des naissances à l'Union (31) de mes deux fils Christophe (1970) et Nicolas (1974). Elle assiste le gynécologue Merle Béral, à l'époque jeune professeur à la Fac de Médecine de Toulouse. Fils d'un dentiste Albigeois de notoriété Régionale, il sera précieux lors de la dramatique césarienne. Sans cette équipe, j'aurais perdu ou mon épouse ou mon fils (v.plus loin). Quant à Josiane, elle partira au Pair en Angleterre, pour finir professeure d'Anglais dans l'Ariège. Pour ma part, la famille Gérin, est aussi représentée par le père et la mère pâtissiers hors classe (1), très généreux et trop téméraires pour m'offrir gracieusement le plateau de gâteaux, chaque fois qu'on leur rendait visite ...Merci à tous! Il est de gentilles gens qu'on ne peut oublier.
(1).- Pour corroborer cette appréciation, je dois relater une anecdote. Lors de ce Noël 71, je gagne au Loto une bûche offerte par le couple. Cette pièce mesurait près d'un mètre, plus précisément 0,96 m. En tant que Directeur organisateur, j'aurais dû remettre en jeu le lot. Mais! Mais!!!!!Mon défaut de gourmand avéré eut le dessus. Je sentais déjà l'entremets dans l'"entredents". Cette pâtisserie artisanale, reconnue saine et courue par les fins gourmets a eu ceci d'agréable : j'ai eu raison de la pièce entière en moins de 6 jours....pièce consommée tout seul, mon épouse n'étant pas encore attirée par les sucreries. Ce qui est tout à l'honneur des Gérin : la pièce fut digérée sans suite de malaise digestif...