Archives, informations, recherches, généalogie, antécédents : Di Costanzo, Balestrieri, David...puis souvenirs scolaires, références musicales...
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Rang du fond de g.à dr.: 1°) Laurent Gérard 2°) Rouquet 3°) Savignac 4°) Authesserres Gilles 6°) Bories (fille du Maire et inoxydable Conseiller Général) 7°) Mailhé (?)
Milieu : 1)° Mercadier (fils du maire qui a succédé à Bories) 2°) Sichie Didier 3°) Aurel Alain 5°) Dos Santos Jean-Paul 6°) Estivalèzes
Devant: 2°) Frézouls 4°) Cabrit 6°) Delperrié de Puech Mignon
Selon l'âge réel relatif au CP, ces enfants nés en 1964 ont aujourd'hui 43 ans.Ils ont dix ans de moins que ceux du collège qui sont présentés dans les chapitres qui suivent. Pour ceux qui, insaciables, ont réclamé toujours plus de moyens pour travailler dans de bonnes conditions, je suis amené à faire un inventaire et des statistiques humaines élémentaires. J'ai choisi comme échantillon une équipe dont j'ai fait partie pendant une décennie. Elle a fait preuve de suffisance pour assurer honorablement une certaine qualité d'enseignement. Merci à ceux qui m'écrivent pour compléter les noms...
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En 1965, avant la fermeture du collège, le Groupe Scolaire comptait:
- 2 classes Maternelles
- 3 classes Primaires (1 CP + 1 CE1 et 2 + 1 CM1-CM2-CFE ou classe de Fin d'Etudes)
- 4 classes Secondaires : VI°, V°, IV°, III°.
Soit 9 classes au total.
Les effectifs correspondaient au relevé suivant :
-Maternelles : 55 élèves
-Primaires : 75 élèves
-Secondaires 133 élèves
TOTAL = 263 élèves
L'encadrement se répartissait comme suit:
-Maternelles : 2 maîtresses
-Primaires : 3 maîtres
-Secondaires : 5 maîtres (y compris le Directeur qui gérait les trois niveaux d'enseignement)
Calcul aisé. Moyenne par classe 263 : 9 = 29,22
Il faut ajouter l cuisinière, avec 2 aides aux heures des repas, 1 surveillant, 2 femmes de ménages pour l'inter-classe . Au total, 6 employés hors enseignements à temps partiel peuvent se convertir en 3,5 employés (collectivité locale) à temps complets. Statistiquement, nous obtenons une moyenne de 263 : (10 + 3,5) = 19,5 élèves par adulte. En fin de carrière, en 1997, soit quarante ans plus tard, selon les mêmes critères, j'ai trouvé 8 élèves par adulte d'encadrement. Pourquoi cet écart important? Parce qu'il faut y intégrer les rééducateurs, les moniteurs municipaux (Musique, Sport...) les professeurs de sensibilisation aux langues étrangères, les CLIS, les Francas, .Voilà ce que les gouvernements auraient dû prendre en compte. Quand on procède à une concentration des services publiques, on croit faire des économies, c'est un leurre. Je ne comptabilise pas tout le prix que la Société doit payer pour lutter contre la délinquance laquelle trouve un bouillon de culture dans les grands établissements concentrationnaires .De quoi cogiter!!!
Analyse des décisions successives du Ministère : au cours des années sixties, la première cause de ce gâchis pourrait être attribuée à la convergence de nouvelles orientations, à mon gré trop nombreuses et mal préparées. Pour demeurer objectif, avant de soulever le négatif, il faut louer certaines décisions : dans la banlieue Parisienne, les lycées étaient rares, parfois inexistants. Je prends pour exemple, mon épouse et ses frères. Habitant Argenteuil, ils ont dû poursuivre leurs études soit au Lycée Condorcet, soit au Lycée Racine, ce qui les obligeait à partir sur Paris très tôt le matin. Dès lors, ceci changera.
Par contre, cette évolution se fera au détriment du rural. C'est donc une forme de bilan que je vous propose.. A la suite des réformettes : a), la suppression de la Classe du Certificat d'Etudes b) La mixité des écoles..c) le C.E.S se substituant au C.E.G. d) l'obligation scolaire à 16 ans, sans mesurer les conséquences immédiates et surtout futures, elle n'a pas été suivie d'aménagements sérieux e) pour couronner le tout, l'adoption d'un Nouveau programme en Mathématiques.
L'agonie d'un symbole culturel : le Certificat d'Etudes. Qu'on était fier de posséder le Certificat d'Etudes. Rassurez-vous, je ne l'ai pas, la 2nde Guerre Mondiale fut mon handicap. Mais, tous ceux qui l'ont obtenu ont eu ce mérite: ils étaient incollables en orthographe, ils connaissaient leurs départements et chef-lieux par coeur. Références souvent citées, c'était la fierté de nos aînés. Pour ma part, je dirai ce que j'ai toujours affirmé auprès des "cervelles-écervelées"imbues de leur personnalité : on a vu des titulaires du Cerficat d'Etudes créer une entreprise et les surdiplômés la liquider. De nos jours, les nostalgiques du "Certif" font légion, à travers les dictées médiatisées. Historiquement, on relèvera que la disparition rapide de ce symbole sera suivie de beaucoup d'autres, il fallait effacer les traces du passé : mai 68 se profile à l'horizon....
Causes de sa disparition : je ne connais aucun décret qui aurait mis officiellement un terme à ce diplôme. Peut-être personne n'a osé. Mais déjà un désintérêt se fait sentir de la part des services académiques, je conserve une relique : ma dernière convocation comme membre du jury. Les frais de déplacements en véhicule s'élevaient à 1,50F pour la journée entière...
Causes plus sérieuses : à partir de 1967, les profs de collèges nouvelle version, reçoivent les enfants en âge de présenter l'examen. Les enseignants ne veulent plus corriger les copies des candidats et bien entendu, ils se refusent de préparer l'élève à cette épreuve.Leur programme est totalement différent. Leur position est légitime . D'un autre côté, les maîtres du CM2, doivent aussi assurer leurs programmes pour les entrées en VI°.
Les écoles de Garçons et les écoles de Filles fusionnent en Ecoles Mixtes. Idée de génie : les mélanges sont positifs pour se familiariser avec la psychologie du sexe opposé. Mais, la maturité d'une fille d'une dizaine d'année est peu conciliable avec celle d'un bambin du même âge. L'écart s'accentue plus encore quand on fait cohabiter une fille de 13 ans du CFE ans avec un gosse de 10 ans du CM Le "Certif" est donc renvoyé aux calendes grecques. Du moins, il mourra de mort naturelle. Bonjour les dégâts!...L'Education Nationale va s'empêtrer en adoptant des recettes de fortune,a) du côté des écoles primaires, on ouvre des classes d'Adaptation, des classes de Perfectionnement, b) du côté des collèges,ce sont des classes de VI° Aménagée, de VI° de Transition, de IV° Pratique...c'est la mélasse. Incapable d'assimiler correctement cette tranche d'âge, on transforme les collèges en fourre-tout..Aujourd'hui, on paie encore ces décisions légères.
Pour couronner le tout, les professeurs de C.F.A.(apprentis) se plaignent de recevoir des enfants incapables de mesurer, de doser, bref, tout simplement de posséder le niveau requis harmonisé avec le leur. Nous manquons d'artisans? (1)
Le remède? Il aurait suffi de conserver la Classe de feu Certif.Fin d'Etudes qui préparait mieux à l'apprentissage. Elle aurait dû se maintenir dans des locaux autonomes avec formation sur 2 ans après le Cours Moyen, mais en lui adjoignant une langue étrangère obligatoire. La pédagogie répétitive est conseillée pour ceux qui ont des difficultés, une consolidation des acquis élémentaires auraient été plus judicieux.On a voulu suivre un cursus absurde, en décrétant que les VI°-V° seraient le cycle d'Observation, à l'issue de ce cycle, personne n'a trouvé son compte.. Le contenu des programmes était loin d'être concret. Par exemple, l'adoption de la théorie des Ensembles, nécessaires pour les études longues pénalisait les études courtes...nous allons sacrifier une tranche d'âge pendant plus d'une génération.
Plus dramatique encore, en me promenant dans les classes professionnelles des apprentis, un professeur en menuiserie me montrait le plan d'une charpente dessiné à même le sol. Il avait puisé le cours dans un fascicule de l'ex-CAP. Il m'avoua que les candidats au BTS éprouvaient de sérieuses difficultés pour réaliser le même travail. N'oublions pas qu'entre ces deux niveaux, il y a encore le BEP et le Bac Pro.!
D'autres observations ont été faites auprès d'un millier d'adultes que j'ai eu en formation durant 30 ans, préparant les Concours pour l'accès à la Territoriale. Bardés de diplômes, la plupart d'entre eux étaient incapables de vérifier un devis de peinture qui concernait leur maison, le métré leur échappait. Une fois sortis du lycée, le bachotage aidant, ils se donnaient l'impression de ne rien savoir. Les mathématiques abstraites étant aux oubliettes, et le calcul pratique occulté, j'ai pu ainsi mesurer les dégâts causés par ces multiples réformes stériles.
Aujourd'hui, le moment est venu d'être moins ambitieux avec les programmes, et de se contenter d'apprendre peu et bien. C'est l'antidote nécessaire pour fixer quelques connaissances, Internet, danger pour la fixation des acquis, sera bénéfique grâce au coefficient de concentration obtenu en milieu scolaire, dominante indispensable. Et je clique et je zappe sur l'image, et je clique et je zappe sur le prof, et je clique et je zappe sur ma compagne, les points d'ancrage échappent à la nouvelle génération. Nous sommes tous unanimes pour reconnaître que la jeunesse actuelle est capable de connaître beaucoup de choses, plus que nous au même âge....mais surperficiellement. S'inspirer de quelques données anciennes ne devrait pas nuire. Certains vous confierons que c'est plus complexe qu'on ne le croie! Je leur réponds, en pédagogie, le meilleure méthode est celle qui sollicite simultanément la dextérité des organes de préhension, l'éveil des organes sensoriels coordonnés par le cerveau. La méthodologie active peut faire des miracles! La pédagogie livresque peut faire des désastres.
(1) Le métier d'artisan était déconsidéré. Pourtant, mon beau-père, médecin, venait de se déplacer pour un patient, on lui remboursait 3 francs. Dans le même laps de temps, l'artisan venu le même jour lui réparer le lave-linge lui a demandé150 francs!!!!!!!!