Archives, informations, recherches, généalogie, antécédents : Di Costanzo, Balestrieri, David...puis souvenirs scolaires, références musicales...
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Rang du fond de g. à dr. Rous Marcel (trompette), Rubio Adolpho (guitare) Mercadier (guitare) Regourd Luc (clarinette) Cajarc Jean-Louis (clarinette) Karabezian (batterie)
Premier Rang : Di Costanzo Gérard (piano) Maître Bournazeau (Basse) l'Abbé Bro (Ténor) Raucoules Claudie (Soprano)
Vous retrouverez sur le dérouleur de ce blog, les noms des instrumentistes placés au rang du fond. Ils soutiennent le choeur. Le Groupe Vocal comprend Gérard, Ténor (au clavier), la main gauche, faute de contrebasse assure le tempo. Maître Bournazeau, notaire à Laguépie, originaire de Gaillac, fait partie de ces familles influencées par la culture du Capitole de Toulouse. L'abbé Bro, excellent Ténor léger doublé d'une anglophonie exemplaire - il était prof. d'Anglais à l'Institut de Montauban, fournira au groupe la couleur nécessaire pour être "In". Claudie Raucoules a épousé Marc Gayet (absent sur la photo : clavier). Ah! j'oubliais Mister Piano. Lui, il se charge de vous raconter son histoire d'une façon originale...
Histoire d'un piano!
ou "Objets inanimés avez-vous donc une âme? Oui, celle de nos Racines.
Je commençais à m'habituer aux maltraitances quotidiennes, au moins j'ai pu m'exprimer jusque là dans un registre soutenu. Mobilisé, durant plus de deux ans, Gérard me laissa moisir dans mon coin. Inexcusable! Ingratitude! Rien de pire que d'exulter et aussitôt se terrer pour "ronger son frein". Tumescence puis détumescence, rude épreuve. Pendant des mois, j'ai ainsi vécu seul, laissé pour compte. Cependant, un brin de reconnaissance : je fis partie des meubles choyés lors du repli de mes propriétaires en Métropole. J'atterris donc dans une annexe d'élevage à La Farlède dans le Var. Entre veaux, vaches, cochons, couvées, je retrouve ma dignité pour un instant. Gérard vient me secouer souvent pour sortir de la léthargie. Mais comme il m'agace quand il martèle le grave dans les Boogies-Woogies! Ah! Si j'avais pu connaître la douceur des mains d'une pianiste! Lui, il n'a aucune pitié pour ma fragilité!
Le 13 mars 1963, on me transfert à Laguépie. Eh oui! Mon acquéreuse m'a légué à son fils, le déstabilisateur. Une folie de plus : on me fait monter les escaliers de bois, à l'aide de palan, là-haut sous l'horloge, suspendu à un câble, faut-il défier le vertige?. Mais loin d'être abandonné, je vais animer tout le village au sommet du Puech. Savoureux moments. En changeant plusieurs fois de domicile dans cette agglomération, je continuerai à subir les caprices du pianiste, mon guide. Je m'en glorifie. Coucou! Me voici sur scène... En 1972, mon complice muté à Verdun refuse l'appartement de direction au rez-de-chaussée et préfère celui du premier étage. Une fois de plus, je m'aperçois que les escaliers sont riquiqui, il me punit en m'offrant la place la plus humiliante, le débarras.
Période de renaissance, Albert, le frère du pianiste, a procédé à un ravalement, il était temps que l'on pense à mon état de santé. Mes dents d' ivoire jaunissaient, certaines étaient carriées. Ses enfants m'ont utilisé puis sa belle famille. C'est ainsi que je me suis payé des vacances près du Lac Léman. Mais mon complice Gérard me manquait.Françoise avait bien stipulé que je lui appartenais. Lâcheur! Double ingratitude. Mon retour fut décevant : Un piano à queue Erard est venu me chipper la place de vedette. Lui, alors, il ne s'est pas gêné : il est si effronté qu'il occupe tout le salon Et moi, aujourd'hui, je continue à vivoter chez les petites-filles de Gérard, surnommé le volcanique. "Bon courage mon cher successeur, un jour, tu seras comme moi, victime des caprices... du "pianoteur " Signé Diézère. Ne pas confondre avec Diésel !!!!!!
(1)- Pour paradoxale que cela puisse paraître, acheter un piano au lendemain de la 2nde Guerre Mondiale, ne correspondait pas toujours à une nécessité artistique. La récession de cette période a atteint le moral des possesseurs de "liquidité". L'argent se dévaluait à vitesse galopante. Françoise venait de récupérer sa quote-part de la vente du domaine. Elle a vu son capital se volatiliser. Les pianos, eux, prenaient de la valeur d'année en année. Situation risible aujourd'hui où ils suivent le même déclin que l'automobile à l'argus.: le temps travaille contre eux. Aussi, j'ai été très heureux de satisfaire grandement ma maman quand elle me demanda combien mes cours m'avaient rapporté...Elle pouvait s'inquiéter : le seul résidu pouvant rester de l'héritage de ses parents agriculteurs, c'était cet instrument. Je comprends qu'elle m'ait encouragé à pousser les études pianistiques.Elle trouvait ainsi un prolongement heureux. Quoi de plus vrai? Ce piano? Tout un symbole! Vous dis-je!