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Archives, informations, recherches, généalogie, antécédents : Di Costanzo, Balestrieri, David...puis souvenirs scolaires, références musicales...

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1981-2007 - Le Jazz Band de Philippeville à Bassan=

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              n°1 L'orchestre d'un côté                                n°2 Le plaisir de la table de l'autre.
                                            Chronologie de l'orchestre.
1953 : Giraud Di Costanzo (d'abord au Saxo Alto puis au Soprano), Albert Di Costanzo (au drum) et Gérard Di Costanzo (au piano) essaient de jouer en trio. L'espace de la Villa sise Rue des Aurès permet de se donner à coeur joie. On y fait aussi du bruit. Comme toute bonne initiative, le tâtonnement va dominer ces premières heures jazzies.  Notre voisin,  Monsieur Russo employé de Mairie porte plainte. Nous obtenons du Maire, le droit de continuer à condition de respecter les

horaires. Nous nous plions au réglement. Vous dire que la mise en place a été rapide ce serait manquer de franchise. Giraud, leader comme son Modèle, Sydney Bechet,  va imposer son style : celui de la Nouvelle Orléans mi-traditionnelle ou mi-commerciale, selon le répertoire Européen de Sydney. Musique consonante qui convient d'emblée à notre oreille latine. A la longue, on s'en lassera.
1956-60 : l'effectif s'élargit avec Jean-Pierre Noique (contrebasse), à la trompette  Gaby Teuma,  Claude Smith (trombone) et Francis Ruopoli (Saxo Alto), et pendant mon service militaire, ce sera tour à tour Georges André et Jean Cenatiempo qui seront au clavier. En 1960, ce sera Georges Noïque qui remplacera son frère à la contrebasse.
1960-62 : une grande

partie des répétitions se fait à la Villa en raison du couvre-feu. Guy Ramos (drum) remplace Albert en uniforme. Gaby et Georges fredonnent les thèmes de Jazz Messengers, de Miles Davis, de Thelionus Monk. Le répertoire est en train de se modifier non sans difficultés : absence persistante de partitions, très rares à l'époque. Tout se règle "à la feuille".
1962-1981 : l'orchestre est dispersé aux quatre coins

de France.
1981 : retrouvailles à Fréjus lors de la Réunion des Philippevillois, la seule à laquelle j'ai assisté, elle portera ses fruits.
1982-83 : redémarrage à Montauban. Sans vouloir nous comparer aux pros, par le courant de sympathie retrouvée, nous faisons "concurrence" au Festival de Jazz de la ville,  patrie d'Hugues Panassié. Première tentative de mise en place du répertoire que l'on voudrait renouveler. Les temps ont changé. Les partitions s'acquièrent plus facilement. Le style sera dès lors plus éclectique. On puise dans le Real Book, source intarissable de standards.


1984-2007 : regroupement annuel à Bassan chez Georges Noïque. La situation géographique de ce village de l'Hérault permet à ceux qui sont aux extrêmes de raccourcir les déplacements. De plus, Jany (+) et son époux Georges ont le sens de l'hospitalité. Ce ne sont plus des musiciens célibataires qui s'enthousiasment pour la musique syncopée mais aussi leur épouse. Tandis que nous essayons chaque année de nous renouveler musicalement, les épouses s'échangent des menus à la fois pour satisfaire leur ego soumis à des régimes draconiens hors agapes à Bassan et pour mieux se préparer pour l'année prochaine.  Ainsi, tout le monde est  au piano : celui du cuistot et celui du solo.  Devenues une institution, les rencontres ont fini par devenir celles des dégustations. Jusqu'au jour du 13 juillet 2007, la disparition

de Jany va mettre un terme à ce cycle de fêtes basées sur l'amitié en fanfare. Au départ, le socle  a été l'amitié, le dénouement a été l'amitié renforcée, dis-je, la fraternité que l'on doit aux épouses complices. Pour aboutir à ce résultat, il faut forcément faire preuve d'intelligence. Photobucket
                                                                           

      n°3 Ici, j'appris la disparition de Jany
                                                      
n°3.- (ce cliché pris avec mon appareil numérique a été choisi comme fond d'écran sur mon ordinateur).

                          C'est du balcon dominant le village de Cordon,  c'est du balcon  s'ouvrant sur le large horizon face au Mont Blanc que je reçus la triste et bouleversante nouvelle; Georges Noïque m'annonçait que Jeanne-Marie (surnom Jany), son épouse venait de décéder dans la nuit. Choc émotionnel. Tout s'écroule autour de vous. L'Eternel Massif si majestueux  accentue plus encore l'incommensurable et le "fétu de paille" que nous sommes. Constracte entre l'éphémère et l'Eternel. Les premiers instants de l'annonce du drame, vous êtes terrassé, sidéré, tout devient intomporel, tout prend  forme d'automate, métamorphose spontanée passant du réel au virtuel. Dépassé, vous n'êtes plus à même de prendre une quelconque décision.
                         Cet instant tragique, je l'

avais déjà vécu  le 10 novembre 1982, lorsque Micheline Di Costanzo épouse d'Albert m'annonça la mort accidentelle de notre père Philippe. C'était un mercredi, je regardais un match de foot, la nouvelle dépassant mes facultés d'adaptation, je continuais à suivre le match. Inconscient. Les footballeurs évoluaient sur un tapis vert à la manière d'automates articulés par je ne sais quelle main occulte. "Que fais-tu là, devant le petit écran?. Reproche intérieur.Ton père vient de mourir, ma conscience finit par me mettre face à l

a réalité. Dur, dur! Ce n'est qu'au bout de quelques minutes que j'arrive à assimiler le drame. La Vie, la Mort? Voilà une dimension qui échappe au commun des Mortels. Voilà, un laps de temps où tout est remis en question. Puis l'habitude, le quotidien reprend le dessus. Simple réflexe de survie.

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