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Archives, informations, recherches, généalogie, antécédents : Di Costanzo, Balestrieri, David...puis souvenirs scolaires, références musicales...

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1982- Jean Dussol - Di Costanzo à Verdun/Garonne=

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                      Décoration.- Automne 1982, sur la Place de l'Eperon, ce 11 novembre, quelques Anciens d'Algérie reçoivent la Médaille Commémorative de Combattants dont je fais partie.Nous sommes devant le monument aux morts et devant l'entrée de la Poste avant sa restauration. De mes 28 mois d'armée, le souvenir le plus intéressant est celui que j'ai conservé en étant intégré dans la population indigène. C'est au cours de cette période que j'ai amélioré mon Arabe écrit. C'est en ce lieu, au milieu des Chaouïas, que j'ai vraiment découvert la valeur de l'homme. Quant aux conflits armés, je m'en remets à l'adage : " Celui qui veut tout régler par les armes, mourra par les armes...". Hormis le cas de légitime défense, un peuple qui ne sait guère s'exprimer autrement que par la guerre, est voué à ne jamais retrouver la Paix. Fâcheux destin!

Honneur au Maire, Monsieur Jean Dussol. Historique. En septembre 1972, je suis nommé directeur de l'école de Verdun/Garonne. Durant plus de 50 ans, de mandat en mandat, le bourg voit élire les Clamens. Lorsque je débarque, on parlait de "dynastie des Clamens". Mais avant de découvrir cette agglomération tournée en son temps vers le rural, on me traite de kamikaze, je n'en cherche  pas même la raison .. Qu'importe! Le rôle d'un fonctionnaire est de fonctionner, et de fonctionner avec les citoyens quels qu'ils soient. Mon premier souci est de communiquer avec la population. Son représentant légal est Monsieur le Maire. Nous savons par expérience que dans les bourgades de capacité modeste, il est conseillé d'avoir avec lui de bonnes relations, plus encore ici que dans une grande ville. Le texte de De Gaulle sur la Décentralisation vient d'avorter. Le directeur possède encore les coudées franches pour marquer son territoire. Je le ferai publiquement en heurtant l'assistance : position ferme afin de gagner la confiance de tous en refusant l'alignement. Monsieur Dussol surpris, s'empresse de présenter la situation auprès de Monsieur Delmas Député-Maire de Montauban, très apprécié par ses ouailles de tous bords.  Ancien enseignant, celui-ci, expérimenté lui fait comprendre le vrai sens de ma position. Loin de chercher le conflit, elle visait la Neutralité. Je voulais être le Directeur de tous les courants de pensée et surtout de ceux qui venaient d'essuyer un échec aux élections.
                      En 1972, la mairie a  donc changé de main. Monsieur Dussol succède aux Clamens. C'est une révolution dans ce Secteur acquis à la dynastie. L'histoire qui doit s'efforcer de demeurer objective,  impose du recul sur les faits. En changeant de timonier, Verdun manifeste son désir de changer de cap, et de tourner son économie non plus vers la campagne, déjà affectée, mais vers la nouvelle voie nationale : l'industrie. Mutation voulue par le Général et ressentie dès 1965.

                     La même année, la décision de fermer le collège (CEG) est irrévocable. Dussol rentre à la Mairie avec cette sanction douloureuse pour la population et pour lui-même. La même année, je suis chargé de panser les plaies. Parmi les Verdunois, le nouvel élu est le plus représentatif. Il peut se vanter d'être l'un des rares et authentiques habitants natifs du bourg. Sa maman y était directrice de l'Ecole Maternelle. Il érigera une stèle en sa mémoire, en construisant une nouvelle école destinée aux pré-scolaires.
                     Portrait du personnage. Malgré nos accrocs inévitables eu égard à nos tempéraments, nous nous respections. Coléreux à ses heures, mais généreux, il fallait lui tenir tête pour acquérir sa sympathie. C'est le climat qui régna entre lui, l'élu local et moi-même nommé par l'administration centrale. Nous nous appréciions. Je n'ai jamais nui à son image de marque. Je déplore l'effet pervers de la Décentralisation où les directeurs, les principaux et les proviseurs sont devenus les otages des politiques locales. A terme, on s'achemine vers la municipalisation, la départementalisation et la régionalisation des établissements et écoles. La première tentative a échoué, elle resurgira un jour.
                   Dans le chapitre précis de l'encadrement financier de l'Ecole de Verdun, Monsieur Dussol a été remarquable. Il n'a jamais refusé un projet s'il le jugeait profitable à la jeunesse. Il la soutenait avec conviction : en milieu scolaire (ex. classes transplantées généreusement subventionnées) et en milieu sportif ( clubs civils omnisports ). Lors de son mandat et selon ses compétences et  innovations, on pouvait le classer premier maire de son département. Nous avions quelques goûts différents pour l'architecture : il avait fait construire sa maison en béton. J'ai apprécié les larges baies vitrées, mettant la vie intime de plain-pied avec l'extérieur,  mais j'ai horreur du béton, matériau reconnu vivant par les architectes mais hideux en vieillissant. Il rêvait d'une Ecole Maternelle, elle aussi ouverte sur la vie, il fallait donc renoncer à l'enclos sécurisant. Le bambin de 3 ans pouvait quitter l'aire scolaire à son gré, de quoi faire pâlir la Directrice, responsable civile de l'enfant....Hormis ces points de détails, il maîtrisait les dossiers. Son handicap évident : Verdun/Garonne par sa capacité de moins de 4000 habitants restreignait les crédits indispensables pour faire progresser cette agglomération fluide, difficile à ancrer. Tandis qu'à l'exécutif des Préfectures, il disposait d'un budget plus important, à son poste de maire du chef-lieu de canton, les crédits sont sérieusement encadrés et bien limités.
                        Je dénonçais par ailleurs que je quittais Laguépie avec son esprit de village, et découvrais l'insaisissable Verdun naviguant entre deux mentalités :  celle d'une ville,  celle d'un village.


                  Monsieur Dussol a fait ses armes comme Administrateur à Cayenne. Il terminera sa carrière à Grenoble où il sera à l'origine de la construction de l'immense quartier de Ville Nouvelle. Retraité, il se replie sur son bourg natal. L'habitant est-il reconnaissant du travail de l'élu? Il faut qu'il arrive à admettre que tout élu quelle que soit sa sensibilité politique fait de son mieux pour servir le citoyen, ce citoyen Français souvent insatiable. C'est pour cette raison que je me dois de rappeler la mémoire d'un maire actif, dévoué pour Verdun. J'espère qu'il ne sombrera pas dans l'oubli. Lorsque les passions du moment s'estompent, il faut  essayer de rester objectif,  et dégager l'essentiel. Ayant été témoin des réalisations au cours de son mandat, je le situerai à la fois comme Maire de transition et comme Maire hors du commun par ses compétences. Croyez que ma personnalité, si gênante selon certains,  n'a jamais supporté que je sois l'inconditionnel de quiconque.
 
                   Généralités.Il est bien rare qu'un élu veuille s'exposer à des déviations peu populaires ou contre l'intérêt de la collectivité.
Il y va de son honneur. On se laisserait facilement piéger par les opposants politiques qui ont beau jeu de tout dénigrer pour éclipser l'action du ou des prédécesseurs. Avez-vous rencontré beaucoup de politiciens fair-play? Moi, pas!

             L'école et la politique. Neutralité? Vain mot pour les politicards. Nommé en 1972, comme je l'ai dit précédemment, ne connaissant rien du bourg, et ne voulant pas connaître dans les détails les imperfections qui peuvent se dissimuler,  j'aime m'aventurer ainsi. J'aime partir à l'aventure comme celui qui s'engage au loin dans un pays étranger. Cette parcelle inconnue concernant les us et coutumes et l'état d'esprit de l'habitant, ajoutent au plaisir de la découverte. Une fois dans le bain, après avoir pris la température locale, le corps s'adapte. Le plus étonnant est d'avoir appris, bien avant que je foule le sol Verdunois,  que tout ce petit monde m'ait fiché. Ce genre de classement de profils est le plus souvent pratiqué par des fans de la politique.Les mêmes qui s'opposent à l'établissement d'un fichier national, le pratiquent malheureusement sans en être conscients. Avides de pouvoir, ils voient des concurrents partout. "C'est l'homme à abattre" disait-on dès ma prise de fonction. Termes convenant aux ambitieux de la domination .Or, voilà belle lurette qu'ils auraient dû comprendre que ma passion est ailleurs. Malgré cela, je ne suis pas dupe, j'observe la versatilité qui les caractérise. Le seul bonheur que m'ont procuré mes 40 ans de carrière, a été l'enseignement. Il m'a donné toutes les satisfactions. Accepter les compromissions,  s'habituer aux contradictions issues du discours idéologique et son application...Je l'ai difficilement admis. Ceux que j'ai croisés n'avait pour idéologie que celle qui cherchait leur identité dans l'hostilité sans laquelle elle ne pouvait survivre. Rien d'étonnant si les courants de pensée ont déserté l'école. Bientôt, on ira à l'école comme on se rend au bureau...
                  Plus important : l'enseignant est chargé de former la jeunesse. Malgré toutes les précautions prises dans le domaine de la tolérance, vertu rare, il a un devoir de respect envers l'Education que l'enfant a reçue de sa famille. Ne pas tenir compte de cette différence sème le trouble chez le gosse encore vulnérable. D'ailleurs, c'est un juste retour, la plupart de mes collègues engagés dans une équipe municipale ont connu de sérieux problèmes. Dès qu'ils ont été élus, la liste adverse a commencé par utiliser la pire arme : mettre le gamin comme bouclier pour créer un climat conflictuel. Afin d'échapper à cette voie scabreuse, il est préférable d'attendre le départ à la retraite.
            Autre observation.- On s'engage en politique bien souvent parce qu'on est mal dans sa peau. Tous les corps de métiers ont l'air de s'y réfugier. Celui d'avocat est en crise? On se lance dans la Politique. Celui de médecin, celui de l'enseignant et combien d'autres ...trouvent leur idéal en s'engageant dans la politique. Comme disait mon père Philippe, faites-en à condition d'en vivre. J'ajoute que pour en vivre, il faut durer et pour durer il faut quelquefois se compromettre.

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