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Archives, informations, recherches, généalogie, antécédents : Di Costanzo, Balestrieri, David...puis souvenirs scolaires, références musicales...

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Intérieur du Théâtre de Philippeville (oeuvre de Cuttoli)=

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                                                       PHOTOS INEDITES
Elles sont tirées du magnifique film daté de septembre 2005 réalisé par un amateur passionné de sa ville natale: Gabriel Hemmer(1).Selon le reportage, il habitait près de la mosquée Sidi Ali Dib, donc pas très loin de mon domicile, Rue des Aurès. Le machiniste-éclairagiste a voulu faire partie du décor. Il a eu l'amabilité d'allumer la salle et la scène. Elles ont pu être ainsi filmées dans les meilleures conditions. N°1 la scène. N° 2 le poulailler. N° 3 La coupole.
Que de souvenirs!
N° 1   La scène -  Sur cette scène, durant trois décennies, il y en a eu pour tous les goûts et tous les styles :Opérettes, tournées Baret, récitals d'illustres pianistes comme Aldo Ciccolini, Bernard Regensein, Gilbert Bécaud, et aussi ballerines, activités J.M.F., Sam Price, Sidney Bechet, les Machos Cambos... Ce parquet a fait vibrer bon nombre de Philippevillois.
        Le baptême du feu ...    de la rampe .-Pour ma part, c'est sur ces planches que j'ai découvert le premier contact avec le public. Jeune je n'avais pas l'air fier avec mon "Concertino Pathetico" de Wurmser. Le trou...le trou complet...sans n'avoir pu essayer le piano à queue, ancien système, le clavier mobile pour le pianissimo en Una Corda, glissait sous mes doigts non sans un profond désarroi de ma part. Heureusement, lorsque l'on travaille sérieusement une pièce de piano selon les techniques enseignées par Mme Braka née Coudenys, la mémoire digitale vous sauve du gouffre. Mais les sunlights de la rampe m'éblouissaient. Le trou, le trou noir ...dans la lumière éblouissante, vous dis-je. Mais que pense de vous le public à ce moment-là. Aucun visage visible derrière ce rempart de lumière. Vous croyez être seul, mais mille regards vous épient.Ils semblent vous dévorer. Comment suis-je arrivé à la mesure finale?...Selon certains, j'avais encore mieux joué que devant le jury du concours à l'Hôtel de Ville où le contact était plus direct avec l'assistance. A croire que la  pièce pianistique contemporaine a donné le ton pathétique voulu par le compositeur.
                    Sur cette scène encore, notre orchestre de Jazz Estudiantin Philippevillois (v. site de Suzette) s'est illustré lors de la soirée organisée en faveur des victimes du barrage de Malpassé (Var).
Conséquences. Cette expérience de la scène m'a poussé à développer auprès de mes élèves cette nécessité de vaincre le trac, d'être armé lors d'un oral d'examen ou concours, d'acquérir de l'aisance lors d'un entretien pour l'emploi. Aptitude non négligeable.

N° 2 Le poulailler - Il nous fait découvrir sur ses bords un décor de théâtre à l'Italienne. C'est du haut de ce poulailler qu'une vue plongeante  vous donnait le vertige tant  les gradins étaient hauts. A Toulouse, la légende raconte que les véritables passionnés d'Opéra suivaient le livret à la main et guettait le contre-ut du Ténor, depuis le poulailler. En général, la voix monte, aucune concession: ici on s'attache aux détails sans complaisance. C'était donc le couperet pour le chanteur. C'est tout à l'honneur de rappeler que Jérôme Bonomo, habitant Rue du 3° Bataillon d'Afrique obtint sur audition le droit de faire partie des piliers du Capitole. Sélection qu'il refuta en 1958. Ténor lourd, je l'avais accompagné maintes et maintes fois dans l'interprétation du Lyrique, dans les vocalises et Bel Canto, chez ma voisine, Madame André, Rue des Aurès. Il était sublime et tragique dans la "Mort d'Othello" de Verdi. Sous ces merveilleuses voûtes résonnent encore ce mélange d'airs, d'arias....de rythmes, d'harmonies sonores...
N° 3 La coupole - Soucoupe volante? Fruitier à l'envers? Suspension lumineuse? Objet mystérieux? Il ne manquait plus que la décoration de Chagall pour rivaliser avec le plafond de l'Opéra de Paris...à échelle réduite bien sûr!.

n° 4 : façade du Théâtre. Le maire-sénateur Paul Cuttoli n'avait rien négligé. Il manque les sculptures de Carpeaux pour être transporté Place de l'Opéra...Non! Je me trompe, les calèches sont bien de chez nous. Quel luxe de louer l'hippomobile pour une virée dans la ville!

n° 5 : vous désirez un parterre ou un balcon parmi les officiels? Non, à choisir, je préfère la "baignoire" le plus près des artistes.

(1)- Gabriel Hemmer l'auteur du film de référence réalisé en septembre 2005, a donné une copie à Robert Clément, clarinettiste que je salue au passage. En bons copains, Clément s'est chargé d'en faire autant avec Georges André, le pianiste que je salue en passant et ce dernier a passé le relais à Albert, mon frère, lequel m'a offert ce fameux document. Je me suis donc attelé à l'exploiter pour vous faire profiter de certains clichés à partir de mon blog de plus en plus visité.

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