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Archives, informations, recherches, généalogie, antécédents : Di Costanzo, Balestrieri, David...puis souvenirs scolaires, références musicales...

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1914-19 - Documents sur la captivité=

       Ces trois clichés afin d'éviter une redite sont visibles  par ailleurs dans news


  Authenticité des trois premiers clichés : il s'agit d'un courrier échangé entre Mathieu Giacometti et sa soeur Madame Marie David née Giacometti (grand-mère paternelle de mon épouse Danielle). Prisonnier à Erlangen en 1915, il envoie ces photos tirées par S.Katz,( Photograph Erlangen, Telephon 140). Elle est adressée à Monsieur et Madame David Alfred, Gendarmerie de Villedieu s/Indre Franckreich. ( Alfred est gendarme de carrière).
                               
Le moral des troupes coûte que coûte.
n°1
: cet orchestre "Anti-Cafard-Symphonie" se passe de commentaires. Cependant, hormis les deux flûtes douces à g. tous les autres instruments sont à cordes. La mandoline, idéale pour les sérénades était très en vogue lors de la 1re Guerre Mondiale. Par la suite, elle sera  moins utilisée.
                    (N.B.- A
Philippeville, les concerts de la société "Mandoline Renaissance" avaient lieu souvent dans la salle des mariages de l'Hôtel de Ville. Programme intimiste. Acoustique parfaite. Subtilité des  sons  cristallins amplifiés par le volume. Les tremolos au médiator se répandaient dans le couloir et ne pouvaient laisser indifférent le mélomane).
                       
Anecdote sur la mandoline ou faire la cour à la ..belle....-  Cette petite histoire naïve faisait rire ma maman chaque fois qu'elle me la racontait. Tous les soirs, la nuit tombée, s'accompagnant de sa mandoline, l'amoureux venait chanter la sérénade sous le balcon de sa dulcinée. A l'époque, l'éclairage  de la ville aux becs de gaz  permettait de ne distinguer que les silhouettes, ce qui ajoutait au mystère. Dans la pénombe, la bien-aimée savourait le récital avec roulades et roucoulades. Elle en restait figée tant elle était émue. Chaque soir, voyant son béguin aussi assidu au rendez-vous, les roucoulements passionnés redoublaient d'intensité. Mais, jamais sa douce-aimée ne sortait de son silence.L'emmouraché se rendit bien compte, tard, mais très tard, qu'il "criait son amour à la .....courge. Exposée au balcon pour mieux se conserver, cette citrouille a dû en profiter avant de passer à la casserole!!!!".....  (N.B.- Au début du XX° siècle, on était moins difficile à déclencher le rire qui demande une âme d'enfant).
n°2: on jardine, le pétale de pensée collé à la carte vient de ce carré cultivé par les prisonniers, après un siècle sa conservation est parfaite. Un soupçon de sentiment, un soupçon de romantisme. Tout est prétexte à évasion.
n°3: Un leurre pour le captif. Ne croyez pas à la mascotte du régiment, ce serait trop beau. La providentielle bouteille de mousseux ajoute un peu
de gaîté au camarade de régiment travesti pour la circonstance.
         Commentaires.- Les journées sont lancinantes. Le moral des troupes s'impose  en toutes  circonstances. Même en captivité. Pour corroborer cette théorie, à toutes les époques, les officiers supérieurs sont souvent venus faire "la tournée des popotes" afin de vérifier le  moral des troupes avant de les lancer au combat. Mieux encore, c'est au cours de la 2nde Guerre Mondiale que le Général Eisenhower dispensa Lionel Hampton du service militaire.  
Le  virtuose vibraphoniste, avec son big band explosif ou usine à swing devait remonter le moral des troupes Américaines. A n'en pas douter, il les a dynamisées - euh! Dis-je- dynamitées!

                        

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     n°4                  n°5                 n°6                     n°7               n°8
n°4 : 1915 (13 août) : Mathieu Giacometti. (2°à partir de la dr.). Remarquez la sobriété du décor ou toile de fond. Une bache au sol et nous voilà dans un studio de fortune. "A la guerre comme à la guerre"...dit-on. Bref, ils semblent utiliser tous les subterfuges pour dissimuler la moindre parcelle qui rappellerait leur piètre souvenir.
n°5 : "Honneur à la 11° Escouade Pellegrini, Caporal".  Les numéros sur les vestes ne laissent planer aucun doute. Ils sont prisonniers. La mention 172, se répétant, il doit s'agir d'une classification de chambrée. Le soldat de g. arbore fièrement sa ville, Marseille. Sur le colla fine numérotation "40" nous précise qu'ils appartenaient tous au même corps.
n°6 : 1916 (1er février) Mathieu est toujours prisonnier à Erlangen..(debout, 2° à partir de la g.).
n°7 : Pour terminer cette rubrique sur la captivité, pouvez-vous relever les indices attestant qu'il s'agit bien d'une section prisonnière? Voici ceux que j'ai pu relever :
 a) les fleurs à la boutonnière portées par les gradés et hommes de troupes : scène insolite
 b) aucun écusson pour identifier le corps auquel appartient la section. Lorsqu'on désarme l'ennemi, on ne se contente pas de neutraliser son armement, on complète la sanction, en lui enlevant sa fierté :  les breloques du régiment de rattachement.
 c) Le tableau fait penser à une débandade. Une armée cueillant des pâquerettes? Vous n'y pensez pas!!...
 d) le supposé gradé coiffé non pas d'un calot mais d'une casquette porte une fleur à sa bouche..Vous remarquerez que les fleurs constituent un élément d'équilibre psychologique pour ces hommes meurtris.
 e) ils sont bien tristounets! N'est-ce pas? Comment peut-on sourire quand on est devenu l'otage de l'ennemi? De quoi seront faits les lendemains?
  A vous de trouver d'autres indices!
n°8 : (année 1917). Mathieu Giacometti est toujours dans son enclos où l'on vous ôte liberté, dignité et santé. Ces hommes se consumant sur place n'entrent pas dans les statistiques des victimes. Pourtant, les séquelles sont là. Mathieu sera d'abord accueilli à Port-Lesney (Jura) chez son neveu Roger David, mon beau-père. Celui-ci a acquis une résidence secondaire pour être près de Germaine Duprat, sa soeur. Frère et soeur sont trop solidaires pour s'ignorer. C'est dans ce village cher à Edgar Faure (ministre de De Gaulle) qu'Alfred David ( gendarme retraité) décèdera et que Mathieu se fixera. Provisoirement, car Roger acquiert une propriété à Vesly (Eure) pour ses week-end. Mathieu suivra sa soeur Marie. L'immense maison vient d'être quittée par la Kommandatur, elle peut accueillir un" régiment". Hélas, la santé de Mathieu décline sérieusement. Fatalité? Non. Traçabilité? Oui.

             CONCLUSION.-Ne dissocions pas la 2nde Guerre Mondiale de la 1ère, par amplification le génie du mal va encore mieux opérer sur l'esprit destructeur. Derrière les barbelés que d'atrocités vont souiller la dignité de l'Homme, cet animal supérieur capable du meilleur comme du pire dans le sado-maso. Ce qui laisse présager le pire si une 3° du genre devait être programmée. Attention! Nous sommes en Paix, apprécions-la. La culbute est vite arrivée. Rappelons-nous que l'utopie est une disposition  de l'esprit serein qui nous fait vivre d'espoir. Mais vue sa fragilité historique, elle exige de nous aucune faiblesse..En 1914, l'euphorie inconsciente avec laquelle nos soldats ont été bernés doit nous servir de référence pour éviter la récidive. Nos responsables n'ont pas droit à l'erreur.
                                       

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