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Archives, informations, recherches, généalogie, antécédents : Di Costanzo, Balestrieri, David...puis souvenirs scolaires, références musicales...

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1965 - La Famille Fenech - Nous fêtons la Ste-Isabelle=

Photobucket(cliquez sur un document sorti des archives de ma soeur, feue Marie)


Debout de g.à dr.: Madame Barket Alice née Fenech et sa fille Jocelyne.
Assise: Madame Fenech née Di Meglio et son arrière-petite-fille Isabelle.
Splendide document familial fixé sur diapo par ma soeur défunte Marie Di Costanzo, la famille Fenech représentée par quatre générations. Bien que portant des noms différents, elles ont toutes du sang Fenech (Fennec ou Renard des Sables Sahariens). Madame Fenech née Di Meglio en 1885, aura plusieurs enfants dont Alice (1907-1979) qui épousa Monsieur Barket André, (ex-ailier de l'EJP), ils  donnèrent naissance à Jocelyne (1942) qui épousa Cuny Aimé, mon frère, ils donnèrent à leur tour naissance à Isabelle (1964) laquelle a continué d'allonger la chaîne en épousant un  Hamard Olivier et en donnant naissance à Mathilde(2000).
 1885 ........1907 = 22 ans       Ces chiffres représentent les âges où les mères ont eu leur enfant. Fait
 1907 ........1942 = 35 ans       curieux, l'expression "sauter une génération" semble se confirmer ici.
 1942.........1964 = 22 ans
 1964.........2000 = 36 ans
    Récapitulons :  Fenech + Di Meglio =  Alice Fénech
                           Barket  + Fénech    =  Jocelyne Barket
                           Cuny    + Barket     =  Isabelle Cuny
                           Hamard + Cuny     =   Mathilde Hamard
                       Pour plus de précision sur la filiation, rendez-vous sur "Liens"' et cliquez sur la généalogie.
                             -----------------------------------------------------
          Commentaires. Isabelle m'a confié quelques jours les pages d'un manuscrit, gros cahier rédigé par Madame Barket Alice. Par traitement de texte, il doit se conserver dans les meilleures conditions. Il demeure un témoignage sur les us et coutumes de la famille. J'ai savouré les pages toutes empreintes de poésie, elles sont exprimées en  prose : par son lyrisme nostalgique elle aurait pu tout écrire en vers, tant la sincérité de ses sentiments est émouvante. Ce qui m'a le plus touché a été le tableau descriptif qui revient sans cesse: contemplation de la nature méditerranéenne, de son jardin, d'une fleur, d'un parfum, tout est prétexte au ressenti....D'abord l'ambiance décrite au sein d'une famille nombreuse, mais heureuse dans la simplicité. Et ces Noëls chaleureux, modestes mais riches en  affection, et peu sobres en expression. Père cheminot, responsable syndical engagé, mère au foyer imprégnée de sensibilité latine, tout dans le contraste. Cette mixture a donné un bouillon de culture des plus étonnants : on chantait, on dansait, on faisait la fête, on jouait du piano, du saxo, magnifique ambiance comme on aurait voulu qu'elle fût pour tout le monde...Hélas! Ce temps on ne peut que le regretter!.. Pourtant, bien que spoliée comme toutes ces victimes du monde agricole de "Là-Bas", Alice surnommée Laly, a continué à organiser des tables conviviales...agrémentant de chants les repas succulents  comme elle le faisait au cours de sa jeunesse, à Lannoy, village qu'elle rejoindra dès son union avec Monsieur Barket. Grandes tablées. Groupements familiaux. Hospitalité, même dans le pire dénuement des années sixties. C'est ainsi qu'il en sera jusqu'à son dernier souffle. Lors des réceptions, je l'ai rarement vue attablée. Elle se tenait debout dominant les hôtes, attentive aux moindres détails pour que rien ne puisse manquer dans le rituel. Cet oeil vigilant que l'on retrouve dans "Repas de Paysans" de Lenain au Siècle Classique, je le retrouvais là.
                    C'est alors, satisfaite de la réussite, elle se mettait à chanter. Cette voix de soprano, légère, cristalline, a capella, faisait vibrer les âmes sensibles quand elle atteignait le contre-ut. Sensibilité d'artiste, goût prononcé pour la Littérature. Je comprends mieux aujourd'hui le fait qu'elle me fit l'honneur en me désignant  parrain de sa petite-fille Isabelle. Notre point commun la musique, domaine  de sensibilité...Me suis-je trompée, chère Laly?  Répondez-moi depuis votre dernière demeure, "Alice Au Pays Des Merveilles"! Si "On nous dit que là où vous êtes, la générosité (1) est rendue au centuple, alors vous devez certainement baigner dans l'opulence.!!!!!( Ces quelques lignes vous sont destinées en reconnaissance de la chaleur de votre accueil.Gérard)
N.B.- Le passage du flambeau dans la manière de recevoir les convives est très bien assuré par la descendance. C'est devenu une honorable tradition familiale.
(1).- Doit-on passer sous silence qu'Alice a été une "Mère Thérésa" dans son village de Lannoy, lès Jemmapes. Une indigène malade et aussitôt elle accourait vers la mechta, la soignait, lui faisait les piqûres...

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