Archives, informations, recherches, généalogie, antécédents : Di Costanzo, Balestrieri, David...puis souvenirs scolaires, références musicales...




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n°1 n°2 n°3 n°4 n°5
N°1et 2: même endroit, un an sépare ces deux clichés.
Cliché n°1 :Observation du cliché, localisation : nous sommes en 1958, à Philippeville, Rue des Aurès devant notre villa. C'est ici qu'Albert est né le 19 janvier 1941. Derrière, au premier plan l'ensemble "Bel Air" est encore en projet à l'Urbanisme de la Mairie. La vue reste dégagée, et la ligne d'horizon marin intacte. Sur ce terrain, depuis le balcon que d'évènements se sont déroulés! En 1946, Madame Di Meglio se battait avec son mari pour sauvegarder les limites de son vignoble. Hélas! Elle en perdra totalement le contrôle.Toute la jeunesse indigène a choisi ce terre-plein pour jouer au foot. Je suivais les rencontres et je me souviens de deux anecdotes. Un litige opposait les joueurs des deux camps concernant l'impact du ballon dans les buts, les limites marquées par les vêtements changeaient sans cesse de dimensions à l'insu de l'adversaire. L'un d'eux lança cette phrase savoureuse : " Ha oudek la cikatriss" ( regarde la cicatrice= la trace). L'autre histoire concerne ce joueur qui fit une malencontreuse chute sur ses membres supérieurs. J'eus froid au dos: " Ya khouyia l'aâdham" ( Oh mon frère! l'os...). Il était victime d'une fracture composée et le radius était complètement hors de la chair!!!! Bref, ce terrain comme beaucoup de nos terrains de jeux à Philippeville était dur comme du béton.
Sur ce terrain encore, derrière Albert, au cours de la 2nde Guerre Mondiale, les Alliés Anglais avaient installé une "saucisse". Ballon d'hydrogène tenant en suspension un câble à haute tension afin de piéger l'aviation Allemande. Elle passa toujours entre les mailles.Et notre cousin, le pauvre René Balestrieri (+1949) qui mit en marche le treuil pour enrouler le câble : il ne put l'arrêter. Je ne vous dis pas l'incident qu'il provoqua.
Cliché n°2: les 96 logements de l'ensemble "Bel Air" sont presque terminés. De mon balcon, je ne verrai plus l'Ile Srigina. Le point de vue imprenable perd l'équivalent de 60° de champ de vision sur la Méditerranée. La plus belle portion, celle qui permettait de rêver au-delà de l'horizon.
Cliché n°3 : complicité d'Albert avec sa soeur Marie (+1997). Elle sera constante dans la solidarité jusqu'au jour du décès à Toulon. Ici, ils sont sur la terrasse de la villa à Philippeville, avec comme toile de fond le grand laurier sauce.
Cliché n°4 : c'est le moment des vendanges à l'Oued Louach. Albert conduit la charrette chargée de hottes. Il assure le transport de la coupe de raisin depuis le vignoble jusqu'à la cave. Cette imprégnation campagnarde, sachez qu'elle apporte à l'individu des richesses incomparables. Stabilité psychique, connaissances concrètes, goût du plein air...J'ai maintes fois relevé au cours de ma carrière que les citadins vivent souvent dans le virtuel. Nous n'étions ni citadins à part entière, ni ruraux mais les deux à la fois : c'est en cela que j'ai pu me satisfaire des dons que m'offre la vie.
Cliché n° 5 : "Errrr'",c'est l'équivalent du "Hue" pour le cheval. Toujours à l'Oued LouachAlbert sur l'âne devant la cave et avec à droite l'abri pour le pressoir. Cet équidé, de réputation peu flatteuse avait été acheté pour le transport en bissac des tonneaux d'eau pour la nourriture du cheptel. Les coteaux ont ceci d'agréable, il y fait bon vivre, mais l' "aqua simplex " s'y fait rare.
Regardez bien le petit bassin à gauche du cliché. Il est destiné au sulfatage. Accessoirement, en période de la canicule, on y met la réserve d'eau transportée. Comment peut-on oublier le témoignage qui suit. Mon autre frère Aimé, l'aîné de nous tous enfants, aime faire du cheval. Plus encore, il aime rivaliser avec les jongleurs qu'il a vus au cirque. Tous les numéros sont réalisés sans précaution, debout, pirouettes, tête en bas.... Sur des routes dangereuses, sur des sentiers...Au terme d'une course effrénée, le cheval sans selle, passe devant le bassin en changeant précipitamment de direction. Aimé est envoyé au tapis, son crâne frôle l'angle de ce bassin. Sur la baraca qui le concerne, un livre ne suffirait pas...
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Ce jour du 19 janvier 1941.ou histoire d'une naissance. Belle journée ensoleillée comme on en voit souvent en ce mois d'hiver. Dans la villa sise Rue des Aurès, en cette fin de matinée, le docteur Roger Ricoux (1), avec son éternel aspect glacial de chirurgien, traverse les couloirs à grandes enjambées. Il n'a qu'un seul but : assister maman qui a eu des contractions alarmantes. Il faut dire qu'à 40 ans, les dangers décuplent. Déjà, le docteur l'avait mise en garde que son accouchement serait difficile. Ne perdant pas son sang-froid, elle descendit l'étage pour se rendre dans la cave où papa stockait son délicieux muscat. Elle sirota goulûment le nectar. Le bébé passera comme une lettre à la poste. Avis aux mamans stressées!!! Tata mémène surnom de Philomène Balestrieri née Mattera est présente comme elle le sera chaque fois que sa belle-soeur Françoise sera en difficulté. La porte de la Grande chambre est close. On m'interdit d'approcher. On m'a même demandé d'aller jouer dans le jardin. Au rez-de-chaussée, la famille de Tata Ursule occupe encore l'appartement....Puis, tout à coup, j'entends que tout s'est bien passé. Tata mémène vient vers moi et me dit "Il a de gros yeux..." tout en mimant de ses doigts la taille oculaire.
Je n'avais pas encore 6 ans. J'ai entendu, de bouche à oreilles, la naissance d' Henri Balestrieri fils de Mémène, et de notre voisin Georges André. Je ne tarderai pas à interroger ma maman sur l'origine de la vie. Femme en général très ouverte sur la "chose" qu'est-ce qu'elle est allée me chercher?: Voici ce qu'elle trouva comme réponse "Vois-tu, ma maman Philomène (sa mère prof.) est allée en Italie. Là-bas, on va chercher son bébé. Une grande roue en mouvement perpétuel présente dans des corbeilles douillettes, les magnifiques poupons! " Voyons maman, trop jeune pour en savoir plus. Mais comment usine-t-on pour les créer???? Quoique la banque du sperme soit arrivée à rendre la "chose" quelque peu crédible....Djamila, jeune aide ménagère très aimée et appréciée de tous, me répondra tout simplement :" C'est comme les vaches...". Ce qui déplut à ma maman.
(1) Le Docteur Roger Ricoux faisait partie d'une dynastie Ricoux chirurgiens durant un siècle. Même nom, même prénom de père en fils. Le pionnier fit partie du Conseil Municipal dans les années 1860. Celui que j'ai le mieux connu ne m'inspirait que frayeur. Ceci à la suite d'une intervention hâtive devant un gamin de 5 ans récalcitrant. Je survolais les lits en pleurant pour fuir et pour échapper à son bistouri. Son impatience le rendait encore plus hardi. L'intervention consistait à percer un abcès...Depuis ce jour, je le fuyais, je lui préférais le Docteur Davet, généraliste plus doux et plus patient avec les enfants, mais il n'était que généraliste hélas!.Cependant, celui que je considérais comme bourreau était reconnu performant en chirurgie. De tout temps, la dynastie sera sollicitée par mes parents et mes ascendants. Quand il traversait la Rue des Aurès de sa villa cossue vers son garage, chaque expiration pulmonaire était visible par le gonflement de ses joues. Indice qui ne trompe pas : le stress.
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Travail d'Albert sur le fond du blog. Il a saisi les 8 classeurs de la généalogie familiale élaborée durant plusieurs années par Roger Balestrieri. Ses travaux ont été engeristrés sur Disque. De là, Philippe Balestriero a procédé à son exploitation sur Internet.