Archives, informations, recherches, généalogie, antécédents : Di Costanzo, Balestrieri, David...puis souvenirs scolaires, références musicales...

(cliquez)
n°1 n°2
Photo n°1. En 1920, ma maman me racontait qu'il était de bon ton de se rendre au "Café Foy"fréquenté par la jeunesse philippevilloise. Ici, il fait beau. On refait la toiture, je n'ose penser qu'il s'agisse d'une tempête qui aurait décoiffé l'illustre bâtiment. Observant la clientèle attablée, le kiosque de tabac, esthétique agréable, lieu de rencontre entre fumeurs. A droite du café, la Rue Nationale axe vital commercialement parlant, elle domine de loin la Rue Passérieu à gauche. Nom donné en mémoire du Maire de la Ville qui oeuvra au plein épanouissement de la cité avant Cuttoli qui l'éleva définitivement à un niveau supérieur. A environ une vingtaine de mètres de ce point de départ, on pouvait se rendre au magasin de bâches "Vidal et Manégat". Juste avant sur le même trottoir, il y avait une cave à vin. C'est là qu'en 1905, à la suite du décret promulguant la Séparation de l'Eglise et de l'Etat, l'Ecole des Frères vécut dans la semi-clandestinité. Sur tout le territoire Algérien elles étaient deux à n'avoir pas fermé durant cette période de tension. Rétrospectivement, je pense que la Colonie Maltaise n'est pas étrangère au protectionnisme. Mon père Di Costanzo Philippe, né en 1894, y a été élève à cette époque. Je suis souvent passé en observant le bâtiment. Le manque de clarté m'a fait comprendre pourquoi, un enfant si doué pour les études, sollicité par ses maîtres pour qu'il continue ses études, a préféré le plein air des "Quatre-Routes" par répulsion du local, et inconsciemment parce qu'il redoutait l'enfermement! Raison déterminante : il choisira le métier traditionnel de la famille : agriculteur où le grand air semble lui sourire, mais les épreuves professionnelles l'attendent. Ce qui ne l'empêcha pas d'exploiter son Coefficient Intellectuel.
Plus à droite, avant le cinéma, le fameux "Magasin du Globe".
Photo n°2. En 2005, arrêt sur image du DVD de Gabriel Hemmer. C'est l'Exelsior que nous avons connu lorsque nous terminions le va-et-vient sur la Place Marqué ou sous les Arcades. A droite, au tout début des grandes arcades le Rialto, à l'époque, la plus petite salle de cinéma de la ville. Souvenez-vous, l'opérateur toujours présent au balcon, en attendant de changer de bobine observait d'un coup d'oeil le mouvement de la population, le trafic du port et l'état de la mer. Et nous d'en bas, grâce au brillant arc électrique comme témoin du bon fonctionnement, et grâce au bruissement des machines, on savait que le cinéma était ouvert. Le week-end, si l'on désirait aller au cinéma à la séance de 17 h., il fallait louer. Mais déjà,en 1960, la TV Italienne commençait à être captée. Par transmission Hertzienne, l'image franchissait les 800 km.de mer sans relais. Quel exploit! Une nouvelle ère commençait. Aujourd'hui, à Philippeville, je suis étonné de voir le nombre de paraboles scruter le ciel, ils envahissent la toiture près de l'Exelsior.....Moins d'un siècle avant, en 1910, papa chez Monsieur Payen, notre tailleur familial, écoutait la retransmission d'une messe depuis Rome. Tous deux étaient obligés de coller l'oreille au meuble énorme pour n'entendre qu'un son faible lointain. Que de progrès depuis!